5G : la Nouvelle-Zélande bannit Huawei

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Avec un chiffre d'affaires de 603,6 milliards de yuans (76,8 milliards d'euros) en 2017, Huawei domine le marché mondial des équipements de télécommunication.
Avec un chiffre d'affaires de 603,6 milliards de yuans (76,8 milliards d'euros) en 2017, Huawei domine le marché mondial des équipements de télécommunication. (Crédits : Yves Herman)
Le principal opérateur de télécommunications en Nouvelle-Zélande, Spark, a annoncé mercredi que les services de sécurité néo-zélandais lui avaient interdit d'utiliser des équipements du groupe chinois Huawei pour développer son réseau 5G en invoquant des "risques significatifs pour la sécurité nationale".

Nouveau revers pour l'équipementier chinois. Le principal opérateur de télécommunications en Nouvelle-Zélande, Spark, a annoncé mercredi que les services de sécurité néo-zélandais lui avaient interdit d'utiliser des équipements de Huawei pour développer son réseau 5G en invoquant des "risques significatifs pour la sécurité nationale". Cette annonce intervient après des informations vendredi du quotidien américain Wall Street Journal sur le lancement par Washington d'une campagne pour dissuader des entreprises de pays alliés d'utiliser des équipements de Huawei pour la 5G, de crainte de donner à Pékin un accès à des informations sensibles.

Dans un communiqué, Spark explique avoir soumis, comme la loi l'y oblige, son projet de 5G au bureau gouvernemental pour la sécurité des communications (Government Communications Security Bureau, GCSB). Le chef du GCSB, Andrew Hampton, a émis des inquiétudes à propos de l'utilisation du Radio Access Network (RAN) de Huawei et rejeté le projet. "Le directeur général a informé Spark aujourd'hui qu'il considère que la proposition de Spark d'utiliser l'équipement 5G de Huawei dans le futur RAN 5G de Spark poserait, si elle était mise en oeuvre, des risques significatifs pour la sécurité nationale", selon le communiqué du groupe.

"Risque de sécurité"

M. Hampton a confirmé dans un bref communiqué avoir "informé Spark qu'un risque significatif de sécurité du réseau avait été identifié". A Pékin, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang, a exprimé une "profonde préoccupation" après cette interdiction. "Le gouvernement chinois encourage les entreprises chinoises à suivre les principes du marché et des réglementations internationales et à développer à l'étranger des partenariats économiques observant les lois locales", a déclaré le porte-parole, soulignant que "les partenariats économiques et commerciaux entre la Chine et la Nouvelle-Zélande apportent des bénéfices mutuels".

Avec un chiffre d'affaires de 603,6 milliards de yuans (76,8 milliards d'euros) en 2017, Huawei domine le marché mondial des équipements de télécommunication. Les mises en garde américaines coïncident avec l'avènement de réseaux 5G qui permettront de décupler les accès mobiles et ultra-rapides à internet et connecter d'innombrables objets du quotidien.

Huawei clame son indépendance

Huawei a toujours assuré de son indépendance et affirmé n'avoir jamais utilisé ses équipements pour espionner ou saboter les communications dans les pays où ses équipements sont utilisés. La Nouvelle-Zélande appartient à l'alliance dite "Five Eyes" qui réunit les services de renseignement néo-zélandais, australiens, britanniques, américains et canadiens.

Reste que ce jeudi, la Nouvelle-Zélande a nié jeudi que la nationalité chinoise de Huawei soit la raison pour laquelle elle a interdit d'utiliser des équipements du groupe pour développer son réseau 5G, citant plutôt des problèmes technologiques. Wellington a également rejeté les allégations selon lesquelles ses services secrets auraient fait l'objet de pressions des membres de l'alliance dite "Five Eyes" - qui compte aussi les services de renseignement australiens, britanniques, américains et canadiens - pour interdire Huawei en raison de craintes quant aux liens entre le groupe et le gouvernement chinois.

(avec AFP)

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a écrit le 30/11/2018 à 11:54 :
La Chine communiste avec Huawei, ses GAFAM et ses 3 opérateurs géants financés massivement par l'Etat et une politique industrielle forte, n'a que faire de la Nouvvelle Zelande.
Elle se contentera de l'Asie, de l'Afrique, de l'Amérique du Sud et de l4europe.
a écrit le 30/11/2018 à 6:39 :
C’est bien les services secret américains qui avait mis sur écoute les chefs d’Etats européens dont la France et l’Allemagne. Il nous faut un système 5G européen. Pour la sécurité Nationale On ne fait confiance à personne.
a écrit le 29/11/2018 à 13:50 :
Les Français sont idéalistes et naifs , les opérateurs vont prendre le moins cher fût-il chinois.
a écrit le 29/11/2018 à 11:46 :
La France va devoir faire de même.
La Chine dresse un filet a poisson a l'échelle de la terre.
Cela fait que comme il est vaste personne ne le voit comme un filet et donc se croit libre. Quand la chine aura décider de récupérer sa pêche nous serons fait !
Que va choisir la France ?
Réponse de le 29/11/2018 à 13:11 :
A Phil 06.
Que va faire la France ? Elle ne fera rien car elle est incapable de produire de la 5G. C'est aussi simple que cela et en final se tournera vers l'Oncle Sam qui lui fourguera un systeme qui pourra l'ecouter.
( Ce qui est deja le cas)
a écrit le 29/11/2018 à 11:27 :
C'est évident, bravo à eux.

Il n'y a que les néolibéraux corrompus jusqu'à l'os et qui se foutent complètement des citoyens des pays pour valider tacitement l'obscurantisme économique chinois.

Parce que c'est de ça dont on parle et contre lequel agit TRump, ni plus ni moins.

Que les médias se regardent nous mentir et se mentir à eux-mêmes de temps en temps svp, ça éviterait qu'ils s'acharnent sur le citoyen pour le culpabiliser de tout sans arrêt.
Réponse de le 29/11/2018 à 12:12 :
La même chose est valable pour tout matériel ou logiciel américain : espionnage industriel et économique à grande échelle . Donc si une solution existe contre la chine , elle doit être appliqué aux US et à la Russie.
Réponse de le 29/11/2018 à 13:17 :
Vous avez raison nous sommes obligés de faire attention aussi aux états unis et à la russie, maintenant, autant cette seconde semble possible à contrer, autant, pour le moment du moins tant que l'influence politique de l'europe sera au ras des pâquerettes, il semble difficile de s'opposer à la surveillance de masse des américains et d'échapper à la première puissance de renseignement au monde, je rappelle quand même que l'année dernière ils ont réussi à pirater le dark web, mais il est évident qu'à terme cela devrait être un objectif prioritaire.

Si cet espionnage abondant et grossier chinois pouvait du coup nous apprendre à nous méfier de façon générale cela ne serait pas du luxe, oui.

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