Au Royaume-Uni, le feu vert à Huawei dans la 5G fait jaser

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L’ambassadeur chinois au Royaume-Uni, Liu Xiaoming, a pris la parole pour défendre Huawei. Dans une tribune publiée dans The Sunday Telegraph, il a encouragé Londres à « prendre une décision importante, fondée sur ses intérêts nationaux ».
L’ambassadeur chinois au Royaume-Uni, Liu Xiaoming, a pris la parole pour défendre Huawei. Dans une tribune publiée dans The Sunday Telegraph, il a encouragé Londres à « prendre une décision importante, fondée sur ses intérêts nationaux ». (Crédits : JUAN MEDINA)
La décision de Londres d’autoriser Huawei à participer au déploiement de la 5G fait débat. Ce lundi 29 avril, le ministre des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a appelé son gouvernement à faire preuve « de prudence » vis-à-vis de l’équipementier chinois. Les États-Unis, qui ont interdit Huawei dans la 5G sur fond de soupçons d’espionnage, sont également montés au créneau.

L'affaire est de plus en plus électrique. Après que Londres a autorisé Huawei, la semaine dernière, à participer au déploiement de la 5G, les débats vont bon train concernant cette décision. Dimanche 28 avril, le ministre des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a appelé son gouvernement à se montrer prudent vis-à-vis de l'équipementier chinois, soupçonné d'espionnage par les États-Unis.

« Nous avons raison d'avoir un certain degré de prudence vis-à-vis du rôle des grandes entreprises chinoises en raison du degré de contrôle que l'État chinois est en mesure d'exercer sur elles, a-t-il affirmé dans les colonnes du Daily Telegraph. Cela ne veut pas dire que (le) rôle (de ces entreprises) est automatiquement malveillant. Mais il y a des points comme la loi de 2017 qui dispose que toutes les entreprises chinoises, quel que soit leur actionnariat, doivent coopérer avec les services de renseignements chinois en toute occasion. »

Selon lui, ces éléments sont « à soupeser très attentivement », avant toute décision finale.

Les États-Unis taclent encore Huawei

Les États-Unis ont également réagi à la décision britannique. Ce lundi, d'après le Guardian, Robert Strayer, le secrétaire adjoint au département d'État américain, a déclaré que « Huawei n'était pas un fournisseur de confiance ». Il a indiqué que si un pays décidait de recourir aux équipements du groupe chinois, alors Washington serait contraint de revoir sa politique en matière d'échanges d'informations.

Ce n'est pas la première fois que les États-Unis brandissent cette menace pour tenter de dissuader ses alliés d'autoriser Huawei. Le mois dernier, Washington s'est fendu d'une lettre à Berlin pour le prévenir que leur coopération en matière de renseignement serait revue si l'Allemagne n'interdisait pas Huawei des réseaux 5G.

Lire aussi : Huawei : quand les Etats-Unis menacent l'Allemagne

L'ambassadeur chinois défend son industriel

De son côté, Liu Xiaoming, l'ambassadeur chinois au Royaume-Uni, a pris la parole pour défendre Huawei. Dans une tribune publiée dans le Sunday Telegraph, il a encouragé Londres à « prendre une décision importante, fondée sur ses intérêts nationaux ».

« Les préoccupations concernant la sécurité sont compréhensibles », a-t-il estimé. La 5G, en tant que technologie « nouvelle », n'est « pas parfaite et doit encore être améliorée ». Mais « les risques », qui « doivent être pris au sérieux », peuvent être « gérés » si « les entreprises et les pays collaborent », a-t-il assuré.

L'affaire a débuté mercredi dernier, lorsque le Daily Telegraph a dévoilé que Theresa May avait donné son aval à Huawei dans la 5G lors d'un Conseil de sécurité national (le National Security Council). Et ce, malgré les réserves de plusieurs membres du gouvernement, dont Jeremy Hunt, le ministre de l'Intérieur Sajid Javid, celui de la Défense, Gavin Williamson, et celui du Commerce International, Liam Fox. Cette fuite dans la presse a suscité l'ire du gouvernement, qui répète depuis qu'il dévoilera sa position officielle d'ici le mois de juin.

Lire aussi : Royaume-Uni : le gouvernement furieux des fuites concernant Huawei

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 30/04/2019 à 19:10 :
Bof, ici on va m'imposer le compter linky, qui n'est pas plus sérieux pour les libertés individuelles plus le risque d'incendie des compteurs non faits en France, plus évidement le branquignol qui va faire les branchements, vu a Angoulême chez des amis, ouarf ouarf!
a écrit le 30/04/2019 à 9:39 :
la Chine a dû promettre monts et merveilles en terme de futur accord commercial après brexit ...si les anglais adoptent Huawei....
a écrit le 30/04/2019 à 8:35 :
La Chine est passé maître dans la manière de corrompre es élites afin d'aboutir à ses fins. Il faut lire "L'empreinte du Dragon" de Jean Tuan chez CLC Editions afin de mieux comprendre comment elle agit...

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