Commandes d'équipements 5G  : Nokia bombe le torse

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D’après un dirigeant de Nokia, le groupe profite des déboires de Huawei, qui fait l’objet d’une interdiction de commercer avec les Etats-Unis, qui l’accusent d’espionnage pour le compte de Pékin.
D’après un dirigeant de Nokia, le groupe profite des déboires de Huawei, qui fait l’objet d’une interdiction de commercer avec les Etats-Unis, qui l’accusent d’espionnage pour le compte de Pékin. (Crédits : Sergio Perez)
Un dirigeant du groupe finlandais a déclaré lundi avoir dépassé ses rivaux Huawei et Ericsson en matière de commandes d'équipements pour la 5G.

Il ne boude visiblement pas son plaisir. Ce mardi, un dirigeant de Nokia a affirmé que le groupe était leader en termes de commandes d'équipements pour la 5G, la prochaine génération de communication mobile. D'après l'agence Reuters, Federico Guillen, à la tête de l'activité clients, a indiqué qu'avec 42 commandes, l'équipementier finlandais se situe maintenant devant le chinois Huawei et le suédois Ericsson. Ceux-ci totalisent respectivement, selon les estimations, 40 et 19 commandes.

D'après, Federico Guillen, Nokia profite des déboires de Huawei, qui fait l'objet d'une interdiction de commercer avec les États-Unis, lesquels l'accusent d'espionnage pour le compte de Pékin. Cela explique, selon le dirigeant, que de plus en plus d'opérateurs viennent toquer à sa porte. A l'en croire, de nombreux clients privilégieraient désormais Nokia pour équiper leurs prochains « cœurs de réseaux » (des infrastructures sensibles où transitent toutes les communications). D'autres chercheraient à changer de fournisseur. « Il est un peu tôt pour quantifier cela, mais le phénomène est observable depuis quelques semaines », affirme Federico Guillen.

« Les revenus de la 5G devraient fortement croître »

Ses propos tranchent avec les difficultés affichées par Nokia ces derniers temps. Le mois dernier, Rajeev Suri, le PDG du groupe finlandais, a déclaré que l'équipementier avait pourtant pris du retard dans la 5G. Lors de l'assemblée générale de Nokia, il a admis que le groupe avait un retard « de quelques semaines à deux mois ». A cette occasion, il a jugé que les déboires de Huawei pourrait « peut-être » constituer une « opportunité à long terme »« Mais au-delà de ça, c'est difficile à dire pour le moment », a-t-il ajouté.

Quelques jours plus tard, le titre du groupe s'est fait chahuter en Bourse, suite à des résultats décevants au titre du premier trimestre. Pour cette période, Nokia a affiché une perte nette de 446 millions d'euros, contre 188 millions au même moment l'année précédente, pour un chiffre d'affaires stable, de 5 milliards d'euros. Rajeev Suri s'est malgré tout montré confiant. « Les revenus de la 5G devraient fortement croître, en particulier dans la seconde moitié de l'année, grâce à nos 36 contrats commerciaux signés à cette date », a-t-il affirmé. Il en a, depuis, emmagasiné six de plus.

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Commentaires
a écrit le 05/06/2019 à 10:31 :
C'est bien les contrats mais en attendant NOKIA continue à brûler du cash et perd de l'argent un trimestre sur deux. Il faut les soutenir en privilégiant leurs équipements autrement c'est la mort à petit feu pour eux.
a écrit le 05/06/2019 à 9:47 :
Il faudrait emboiter le pas du président Trump (une fois n'est pas coutume) en bannissant Huawei du territoire européen. Huawei est un danger mortel pour nos économies où la 5G et l'IA vont avoir un rôle décisif. De plus, Huawei est clairement le cheval de Troie du gouvernement chinois.
Défendons des solutions Ericsson et Nokia européennes et performantes. C'est très important.
a écrit le 04/06/2019 à 16:48 :
Ils sont leader, ils totalisent 42 commandes d'une moyenne de 20 appareils quand huawey en totalise 40 de +1000

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