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Technos & MediasTélécoms

Mobile : la viabilité du plan anti-zones blanches de T-Mobile et de SpaceX en question

Photo de Pierre Manière

Pierre Manière

Publié le 31 août 2022 à 13:32 - Mis à jour le 31 août 2022 à 13:34

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SpaceX

Mike Sievert, le patron de T-Mobile, et Elon Musk, celui de SpaceX, lors de la présentation de leur solution anti-zones blanches, jeudi dernier, sur le site Starbase de SpaceX au Texas.

DR

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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L’opérateur américain et la firme d’Elon Musk ont signé une alliance technologique. Celle-ci vise à utiliser les fréquences du premier et les satellites du second pour fournir une couverture mobile partout où les réseaux cellulaires classiques sont absents. Cette initiative concernera d’abord les Etats-Unis, mais vise à être étendue partout à travers le globe. Présentée comme révolutionnaire, elle suscite, toutefois, de nombreuses interrogation sur sa mise en œuvre, sa pertinence et son modèle économique.

Sur le papier, le projet semble séduisant. Jeudi dernier, l'opérateur américain T-Mobile et SpaceX, la firme du milliardaire Elon Musk, ont dévoilé une alliance technologique visant à éradiquer, une bonne fois pour toute, les zones blanches à travers le monde. L'annonce apparaît révolutionnaire. Aucun opérateur télécoms n'est aujourd'hui en mesure de couvrir, avec son réseau mobile, toute la superficie d'un territoire national. Aux Etats-Unis comme en Europe, de nombreuses zones sont dépourvues d'antennes-relais. Il s'agit généralement des moins peuplées, et ce pour des raisons économiques. Lorsqu'il n'y a pas d'antenne, il est logiquement impossible de communiquer avec un smartphone via un réseau cellulaire classique 3G, 4G ou 5G.

  • Lire aussi :SpaceX et T-Mobile promettent du réseau dans les zones blanches » grâce aux satellites

Mais T-Mobile et SpaceX affirment avoir trouvé une parade. Une recette miracle, même. Leur idée ? Utiliser des fréquences de T-Mobile et les satellites de Starlink, la constellation du groupe d'Elon Musk, pour permettre à tout un chacun de communiquer avec son smartphone dès lors que les réseaux cellulaires sont inaccessibles. Cette solution sera d'abord disponible aux Etats-Unis d'ici à la fin de l'année prochaine, ont-ils claironné. Tout en appelant d'autres opérateurs, à travers le monde, à se joindre à cette initiative. « L'important, c'est que cela signifie qu'il n'y aura plus de zones blanches, nulle part dans le monde, pour votre téléphone », s'est félicité Elon Musk en conférence de presse.

Un service de niche

À lire également

  • SpaceX et T-Mobile promettent du réseau dans les « zones blanches » grâce aux satellites
  • Des salariés de SpaceX licenciés pour avoir critiqué ouvertement leur patron Elon Musk
  • Lanceur : si, si l'Allemagne s'assoit à nouveau sur la préférence européenne et préfère SpaceX

Cela dit, plusieurs observateurs se montrent aujourd'hui sceptiques quant à la viabilité de cette solution. En premier lieu, certains critiquent sa pertinence. Ce service a, en effet, déjà vocation à être un service de niche. Il ne s'agit pas d'apporter ici du haut ou du très débit dans les zones blanches. Mais seulement, comme l'expliquent T-Mobile et SpaceX, de permettre des communications très basiques - c'est-à-dire des SMS, et peut-être un peu de data - si les conditions le permettent. Concrètement, l'utilisateur doit se situer dans une zone dégagée, et ce jusqu'à 30 minutes, le temps qu'un satellite passe au-dessus de lui. Le randonneur qui s'est cassé la jambe au beau milieu d'un parc naturel non couvert par les réseaux traditionnels pourra, par exemple, prévenir les secours. Ce service permettra « de sauver des vies », plaide Elon Musk. Il n'empêche qu'il n'offre, in fine, que des débouchés limités...

Pierre Manière

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