Lanceur : si, si l'Allemagne s'assoit à nouveau sur la préférence européenne et préfère SpaceX
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Falcon 9 attend son vol prévu ce vendredi
Space X
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Falcon 9 attend son vol prévu ce vendredi
Space X
Indécrottable Allemagne... Pour Berlin, la préférence européenne en matière de lancements, c'est pour les autres mais visiblement pas pour elle. Le satellite allemand EnMAP de l'agence spatiale allemande (DLR), un satellite d'imagerie hyperspectrale de la Terre (300 millions d'euros) fabriqué par OHB, pourtant biberonné par les crédits de l'Agence spatiale européenne (ESA), pourrait décoller vendredi à bord de Falcon 9, un des lanceurs de SpaceX dans une nouvelle mission de covoiturage (Transporter-4). Selon l'entreprise américaine, son lanceur a 30% de chances de décoller ce vendredi en raison des conditions météos. Pour contrer SpaceX, les États membres de l'ESA s'étaient pourtant engagés à envoyer leurs satellites sur des lanceurs développés par l'ESA.
À lire également
Et ce n'est peut-être pas fini. Le patron d'OHB, Marco Fuchs, qui conseille l'ESA dans ses choix de lancement pour la constellation européenne Galileo, a évoqué le 23 mars d'autres "alternatives possibles" à Ariane 6 citant à nouveau SpaceX ou le lanceur indien GSLV. Si SpaceX devait être choisi par l'ESA, ce serait une défaite monumentale pour la souveraineté de l'Europe. "SpaceX est bien sûr le lanceur dont tout le monde parle, principalement en Europe car c'est notre plus grand concurrent", a quand même reconnu Marco Fuchs. Deux satellites fabriqués par OHB pour Galileo devaient être embarqués cette année à bord d'un lanceur Soyuz. "Dans le cas de Galileo, rien n'est encore prévu" pour trouver un autre lanceur, a-t-il assuré.