Vivendi : perquisition au siège en lien avec le dossier Mediaset

 |   |  394  mots
C'est le résultat d'une plainte injuste et infondée présentée par Berlusconi contre Vivendi après son entrée dans Mediaset, a dit le groupe de médias français, parlant dans un communiqué d'une enquête de routine.
"C'est le résultat d'une plainte injuste et infondée présentée par Berlusconi contre Vivendi après son entrée dans Mediaset", a dit le groupe de médias français, parlant dans un communiqué d'une "enquête de routine". (Crédits : Charles Platiau)
Cette perquisition se déroule dans le cadre d'une enquête ouverte à Milan pour "manipulation de marché" à l'encontre du groupe contrôlé par Vincent Bolloré, ont précisé à l'AFP des sources proches du groupe.

"Une enquête de routine" pour Vivendi. Le siège parisien du groupe dirigé par Vincent Bolloré a été perquisitionné jeudi par la police dans le cadre d'une plainte de l'italien Fininvest pour abus de marché dans le dossier Mediaset, dont il détient à ce jour 28,8% des actions et 29,94% des droits de vote

"Il y a une perquisition en lien avec la plainte de Fininvest pour manipulation de marché", a déclaré un porte-parole de Vivendi, ajoutant qu'il ignorait si cette perquisition était terminée ou non.

"C'est le résultat d'une plainte injuste et infondée présentée par Berlusconi contre Vivendi après son entrée dans Mediaset", a dit le groupe de médias français, parlant dans un communiqué d'une "enquête de routine".

"La direction de Vivendi réaffirme avoir acquis sa participation dans Mediaset de manière légale et transparente et attend avec sérénité la clôture de ce différend", a fait savoir le groupe français de médias dans un deuxième communiqué.

En Bourse, le titre Vivendi cède 0,75% à 21,07 euros à 14h40, dans un marché quasi inchangé (+0,02% pour l'indice CAC 40).

Un raid éclair préparé à l'avance ?

Vivendi est devenu le deuxième actionnaire du groupe de médias Mediaset en 2016 en prenant une participation de 20% dans la société contrôlée par Fininvest, la holding de l'ex-président du conseil Silvio Berlusconi. Ce dernier s'oppose désormais à Vivendi sur ce qu'il perçoit comme une volonté de prise de contrôle hostile du groupe italien. Il reproche à Vivendi d'avoir fait chuter le cours de Mediaset en annonçant en juillet 2016 la rupture d'un accord stratégique conclu en avril, avec pour ambition de créer un nouveau géant européen de la télévision. Cet accord prévoyait le rachat à 100% du bouquet payant Mediaset Premium par Vivendi et un échange de participations croisées à hauteur de 3,5% entre les deux groupes.

Une source italienne a déclaré que le siège de la banque française Natixis avait également été perquisitionné à Paris. Une porte-parole de la banque n'a fait aucun commentaire dans l'immédiat à ce sujet. Des sources avaient indiqué en décembre 2016 à Reuters que Vivendi avait préparé un mois à l'avance son raid éclair sur Mediaset avec le concours de Natixis et BNP Paribas.

(avec AFP et Reuters)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 06/10/2017 à 9:37 :
""Une enquête de routine" "

C'est vachement rassurant en effet, puisque c'est la routine...
a écrit le 06/10/2017 à 3:19 :
Et voila, ce que j'avais predis il y a de nmbrx mois est arrive.
Bollore et son arrogance.Et ce n'est que le debut, en Afrique on l'attend aussi.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :