Mediaset et Fininvest réclament en justice 3 milliards d'euros à Vivendi

Mediaset et son principal actionnaire Fininvest, holding de la famille Berlusconi, réclament en justice 3 milliards d'euros au géant français des médias Vivendi pour sa montée "hostile" au capital du groupe de TV italien. En cas d'échec de la médiation dans cette affaire, la prochaine audience devant le Tribunal civil de Milan se tiendra le 19 décembre 2017.

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(Crédits : David Mdzinarishvili)

Mediaset et son principal actionnaire Fininvest, holding de la famille Berlusconi, réclament en justice 3 milliards d'euros au géant français des médias Vivendi pour sa montée "hostile" au capital du groupe de TV italien, selon le rapport financier semestriel mis en ligne par le groupe de Vincent Bolloré.

"Mediaset, RTI (filiale de Mediaset NDLR) et Fininvest ont déposé le 9 juin 2017 une nouvelle assignation à l'encontre de Vivendi visant à obtenir le paiement de dommages et intérêts d'un montant total de 2 milliards d'euros à Mediaset et RTI et d'un milliard d'euros à Fininvest, reprochant à Vivendi l'acquisition de titres Mediaset au cours du dernier trimestre 2016", est-il écrit dans le rapport financier de Vivendi.

Pour rappel, le groupe de Vincent Bolloré détient 28,8% du groupe de télévisions Mediaset (soit 29,94% des droits de vote).

"Vivendi doit céder les actions acquises"

"Selon Mediaset, qui a demandé la jonction de cette procédure" à une première en cours "cette opération serait constitutive d'une violation de l'accord du 8 avril 2016 (dans lequel Vivendi devait notamment racheter 100% du bouquet de télévision payante Premium, avec en parallèle un échange de participations à hauteur de 3,5%, NDLR)., d'une infraction à la réglementation italienne sur les médias et d'actes de concurrence déloyale".

Les groupes italiens demandent aussi à Vivendi "de céder les actions Mediaset" acquises fin 2016, précise le groupe français. En cas d'échec de la médiation dans cette affaire, la prochaine audience devant le Tribunal civil de Milan se tiendra le 19 décembre 2017, précise Vivendi.

Cette affaire remonte à avril 2016

Cette affaire remonte au printemps 2016. Le 8 avril 2016, Mediaset et Vivendi ont en effet signé un "accord stratégique" dans le but de créer un nouveau géant européen de la télévision. Vivendi devait racheter 100% du bouquet de télévision payante Premium et un échange de participations à hauteur de 3,5% entre les deux groupes était prévu.

Mais trois mois plus tard, le 25 juillet 2016, Vivendi a dénoncé cet accord, en raison des doutes qu'il avait sur les résultats futurs du bouquet de télévision. Les Berlusconi ont vu rouge et cette décision a débouché sur un conflit acrimonieux. Quelques mois plus tard, fin 2016, le groupe français est monté au capital de Mediaset lors d'un raid éclair qualifié d'"hostile".

Outre Mediaset, Vivendi est présent en Italie via Telecom Italia dont il détient près de 25% du capital L'Agcom, régulateur italien des télécoms, lui a imposé le 18 avril dernier de réduire sa participation soit dans Telecom Italia soit dans Mediaset, en estimant que sa position portait atteinte à la loi sur le pluralisme des médias. Tout en faisant appel de la décision de l'Agcom, Vivendi a affiché sa préférence pour Telecom Italia et s'est engagé à geler ses droits de vote dans Mediaset  au-delà de 9,9%.

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