Il s'agissait en soi, d'un symbole puisque son déplacement marquait le premier voyage à l'étranger d'une ministre du gouvernement du Québec, depuis la pandémie de Covid-19. Deux mois après la réouverture des frontières canadiennes, le premier vol de Caroline Proulx aura donc été pour la France, son partenaire de longue date et allié dans un même combat : celui du tourisme.
« Il était tout désigné de commencer par la thématique du tourisme, qui représente un moteur à la fois pour la France et la région Auvergne Rhône-Alpes, car il s'agit d'un moteur très important pour ces régions », confirme à La Tribune la ministre du Tourisme québécoise, Caroline Proulx, en visite à Lyon, après une escale à Paris.
Car après de longs mois de pandémie, et des frontières fédérales et provinciales qui sont demeurées fermées aux activités non essentielles (dont le tourisme) jusqu'au 7 septembre dernier, la province à la fleur d'érable est bien décidée à relancer, au plus tôt, ses échanges avec la France.
Désormais, le Canada et sa province du Québec se sont en effet alignés avec l'Europe (ou presque) sur le plan sanitaire : ainsi, pour entrer sur leur territoire, il est désormais nécessaire de disposer d'un équivalent du pass sanitaire (composé de deux doses de vaccins complétées) sur une application (ArriveCAN) et d'un test PCR de moins de 72 heures à l'entrée.
Aucune quarantaine n'est désormais appliquée sous ces conditions d'accueil pour les touristes, mais il est possible que des tests aléatoires soient menés à l'entrée du territoire canadien. Un arsenal qui, couplé à un taux de vaccination de 88% qui situe le pays « au sein du top 10 des pays au niveau mondial », aurait permis à la Belle Province de garder « sous contrôle » la reprise épidémique, et de ne pas observer, pour l'heure de 5e vague, contrairement à l'Europe.