Le constructeur lyonnais AST, numéro deux français de la construction de maisons individuelles, met la clé sous la porte. Ses usines de construction de maisons à ossature bois et ses réseaux de franchise sont reprises par un consortium constitué de deux acteurs de la construction : le numéro un de la maison individuelle (Hexaom) et le groupe régional breton Trecobat.C'est la fin d'une agonie de plusieurs mois pour le groupe lyonnais AST, constructeur de maisons individuelles et promoteur (369 salariés ; 179 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2023). Sa liquidation, ainsi que celle de ses filiales DPLE (reprise en 2017) et Maisons Ideoz, a été prononcée le 26 novembre dernier, par le Tribunal de commerce de Lyon.
Malgré un plan social déployé en début d'année, avec un effectif réduit de plus de 500 salariés à moins de 400 et une ébauche de plan de restructuration stratégique, l'entreprise avait été placée en redressement judiciaire cet été, après le rejet de son plan de sauvegarde par ses financiers.
Le numéro 2 français de la maison individuelle, présidé par Alain Tur, n'a pas trouvé les solutions pour garder la tête hors de l'eau dans un contexte de marché difficile.
Selon la Fédération Française du bâtiment, il se serait vendu sur cette dernière année (à fin juillet 2024) moins de 50.000 maisons individuelles, contre une moyenne de long terme de l'ordre de 126.000 maisons.
AST n'est pas la seule victime : Geoxia, qui était alors lui-même le numéro 2 français, l'avait précédé en 2022. Plus récemment, les constructeurs Kervran et Batidur ont aussi mis la clé sous porte.
118 salariés repris par un consortium de constructeurs
Pour autant, une partie des activités d'AST va survivre. Il s'agit des filiales Pobi Industries et Pobi structures, correspondant à la branche construction et commercialisation de maisons et studios de jardin à ossatures bois. Soit deux sites de fabrication et deux réseaux de franchises affectés à leur commercialisation.
Stéphanie Gallo Triouleyre