Première région industrielle française avec 14,3 % de l'emploi total consacré à l'industrie (soit 520.600 salariés, un chiffre qui la place devant l'Île-de-France qui en compte 443.000), Auvergne Rhône-Alpes n'est pas épargnée par les soubresauts du contexte économique actuel. Alors que plusieurs acteurs de l'automobile (Valeo, EFI automotive, Bosch...), de la chimie (Vencorex), de l'immobilier (avec AST Group), de la distribution (avec la très récente faillite du fabricant de canapés Diva Salons) ou encore de l'industrie lourde (Niche Fused Alumina) sont déjà touchés par des procédures collectives ou des réductions d'effectifs, les indicateurs sont actuellement suivis de près au sein du tissu économique.
À la barre du tribunal de commerce de Lyon, le président Bruno Da Silva, contacté par La Tribune, projette sur son périmètre « un atterrissage du nombre de procédures collectives à la hausse d'ici la fin d'année de 16% par rapport à 2023. Nous devrions enregistrer près de 1.800 jugements d'ouverture de procédures collectives, dont 80% sont habituellement des liquidations judiciaires ». Un chiffre qui pourrait mener selon lui à la destruction de 6.600 à 7.000 emplois sur Lyon, et qui traduirait en premier lieu un effet de rattrapage attendu par la crise Covid.