Un nouveau centre pénitentiaire pour le Puy-de-Dôme
Sonia Reyne
Sonia Reyne
Dans le Puy-de-Dôme, l'offre carcérale était jusqu'à présent vétuste. La maison d'arrêt de Clermont-Ferrand, celle de Riom et le centre de détention de Riom vont fermer définitivement leurs portes et leur public sera regroupé dans un nouveau centre pénitentiaire qui entre en service fin janvier 2016.
Exemplaire, le programme immobilier qui a permis sa création est financé par un partenariat public-privé (full PPP), attribué au groupe Hélios (mené par Spie Batignolles). Ce contrat en « full PPP » : conception, construction, maintenance et exploitation de l'établissement durant 25 ans prévoit également la fourniture de prestations de service à la personne (buanderie, restauration, cantine, ateliers...) pour une durée de neuf ans.
La livraison du bâtiment à Riom, en octobre 2015, a clôturé le programme de réalisation de trois centres pénitentiaires par le groupement mené par le groupe Spie Batignolles, dans le cadre de deux appels d'offres en partenariat public privé (PPP) lancés par le ministère de la Justice en 2010. Les centres pénitentiaires de Valence (Drôme) et de Beauvais (Oise) ont été livrés simultanément en juin 2015. Le ministère de la Justice avait mandaté l'APIJ en décembre 2010 pour lancer le projet de construction de nouveaux centres pénitentiaires en France, répondant aux normes les plus récentes.
Fin décembre 2012, un groupement constitué du groupe Spie Batignolles, mandataire, de Barclays Infrastructure Funds, du FIDEPPP et de GEPSA (GDF Suez) avait signé avec l'APIJ deux contrats de partenariat public-privé. Ils portaient sur le financement, la conception, la réalisation, l'entretien, la maintenance des trois nouveaux centres pénitentiaires. À Riom, la construction commencée en septembre 2013 s'est étalée sur 24 mois pour un montant s'élevant à 85,1 millions d'euros. Flambant neuf, le nouveau centre pénitentiaire revendique une « sécurité adaptée » avec absence de miradors et de filins anti-hélicoptère.
Nathalie Grand, directrice du service pénitentiaire d'insertion et de probation détaille la mise en œuvre "de 5 heures d'activités encadrées obligatoires par jour et par détenu ; d'espaces dédiés au lien social ; d'une vie collective en quartier".
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Concrètement, certains détenus seront autonomes dans la gestion de leur temps et de leurs activités au sein de l'établissement.
Les principes architecturaux ont été pensés pour améliorer les conditions de travail du personnel.
Quant aux détenus, les cellules individuelles de 8,5 m2 avec sanitaire et douche, la végétalisation et l'agrandissement des cours de promenade, les unités de deux fois 20 places sur quatre niveaux (160 places maximum), avec un secteur d'activité en rez-de-chaussée améliorent grandement les conditions de détention.
Spie Batignolles a d'ailleurs soutenu l'insertion sociale sur le chantier en travaillant en partenariat avec les acteurs locaux de l'emploi. 46 600 heures d'insertion ont été réalisées à Riom.
Plusieurs opérations de parrainage destinées à faire découvrir les métiers du BTP ont également été organisées pour des mineurs placés sous contrôle de la Direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ). La collaboration avec les entreprises locales a également été privilégiée.
Le Centre Pénitentiaire de Riom en chiffres
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