... vid-19 ce lundi soir, annonçant la suspension de ses déplacements physiques pour une dizaine de jours, mais pas de sa campagne.
Ce samedi, vous étiez en visite au sein des massifs isérois pour votre premier déplacement officiel sur le thème de la montagne : pourquoi un tel choix, peu après le lancement de votre campagne ?
La montagne est symptomatique de beaucoup de choses : c'est à la fois un atout évident de notre région, et une série d'enjeux économiques, touristiques, écologiques, mais aussi de qualité de vie pour les habitants... Autant d'enjeux sur lesquels la Région peut agir.
Le premier défi de taille, la dernière étude du CNRS l'a démontré, c'est la baisse considérable de l'enneigement au cours des 50 dernières années, avec quasiment un mois d'enneigement qui a été perdu et cela va se poursuivre. D'ici 2050, pas moins de 80 domaines skiables risquent de mettre la clé sous la porte.
A l'Ouest, les grandes stations d'Auvergne sont situées entre 1300 m et 1800m. La dépendance aux trois mois de ski est clairement remise en cause. Nous sommes face à un défi d'une ampleur inégalée pour repenser nos territoires de montagne.
Laurent Wauquiez avait annoncé il y a quelques semaines un plan d'aide à la montagne de 400 millions d'euros : vous annoncez de votre côté la nécessité d'un plan de 2 milliards. Vers quoi doit-il tendre selon vous ? Les montants engagés étaient-ils jusqu'ici insuffisants à ce jour et pour quelle raison ?