Régionales 2021 : l'abstention comme fil rouge du dernier grand débat entre les trois candidats

Marie Lyan
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Debat France 3
DR/FranceTélévisions

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Debat France 3
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Ils avaient 59 minutes pour convaincre, et mettre en exergue leurs propositions, dans une campagne des Régionales 2021 où l'un des principaux sujets est devenu le taux d'abstention qui, on le rappelle, a atteint un niveau record de 67% en Auvergne Rhône-Alpes.
Alors que le président LR Laurent Wauquiez disposait d'une confortable avance lors de ce premier tour, il avait jusqu'ici pris soin de mener sa campagne sur le terrain de l'action. Enchaînant ainsi les visites, marquant son tempo, et refusant tout débat ou interview télévisée en marge d'un unique débat de premier tour, déjà chez France télévisions.
Sur le plan de la forme d'abord, ce second débat à nouveau organisé par France télévisions et France Bleu Isère aura été l'occasion, pour le président sortant, de se poser comme celui qui souhaitait incarner à la fois la mesure, mais aussi la "clarté" (mot qu'il a répété à de nombreuses reprises) face à ses adversaires.
Même si de fait, Laurent Wauquiez aura été contraint de réendosser une position de candidat, face au costume de "super communicant" et de pilote de l'avion régional, qu'il avait souhaité garder jusqu'au bout, et aux tous derniers jours précédant sa déclaration de campagne.
Le climat est néanmoins monté crescendo sur le plateau avec, face à lui, la candidate écologiste Fabienne Grébert, qui a tenté se montrer plus pugnace que lors du débat précédent, n'hésitant pas à marteler, reprendre, voire même couper la parole au président sortant à plusieurs reprises durant la seconde moitié du débat, comme pour le faire sortir de ses retranchements. Mais pas une fois, Laurent Wauquiez n'aura mordu à l'hameçon.
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De son côté, le candidat RN Andrea Kotarac a également sorti ses habits de combat, essayant d'épingler au passage et d'un même revers ses deux rivaux, afin de les ramener à une forme de similarité, que l'on retrouve au sein du discours RN : le "ni-ni", soit "le ni l'un, ni l'autre".
Marie Lyan