Dimanche dernier, les élections régionales n'ont pas réussi à intéresser les électeurs. C'est également vrai en Auvergne Rhône-Alpes, où le niveau d'abstention a atteint un record, avec un taux de 67,41%. Ce sont donc 3,6 millions d'auralpins qui ne se sont pas rendus aux urnes, sur un total de 5,4 millions d'électeurs en âge de voter.
Tous les facteurs auront été évoqués pour justifier ce taux historique : prime au sortant dans un contexte sanitaire inédit, déception de la politique politicienne, nationnalisation du scrutin, méconnaissance du rôle de la Région, ou encore l'enclin des habitants à sortir en terrasses, regarder l'Euro de football ou célébrer enfin la fête des pères...
Les sondages en marge du premier tour avait prédit un taux d'abstention plus élevé qu'à l'accoutumée, mais ils n'en avaient pas pris la mesure. Ils n'avaient pas non plus anticipé le rapport de forces dans la triangulaire qui allait se dessiner en Auvergne Rhône-Alpes : avec un candidat LR qui ressort plus conforté que prévu dans ses habits de président, avec 43% des vote exprimés, et une opposition EELV qui arrive désormais comme le second parti d'opposition à 14% des voix, après la vague verte qu'on connue les municipales et métropolitaines, déjà réalisées sur un fond d'abstention.