Le premier train de nuit reliant Paris à Aurillac est arrivé tôt ce lundi, à 7h30, dans la gare cantalienne. Une renaissance pour cette liaison nocturne supprimée il y a 20 ans. La volonté politique du gouvernement est bien de relancer ce type de trajets dans un souci environnemental. C'est « une grosse accélération », s'est réjoui au départ du train dimanche soir, Clément Beaune, le ministre délégué chargé des Transports. La France vise à exploiter dix lignes de nuit d'ici à la fin de la décennie, selon un plan lancé en 2021 pour un budget de 150 millions d'euros. Cela inclut aussi des équipements sanitaires, comme des douches dans les gares.
Pour cette liaison nocturne entre Paris et Aurillac, le voyage est assuré par un train Intercités doté d'anciennes rames rénovées pour accueillir des couchettes. Le retour de ce service est salué à la fois par les habitants et les élus du territoire.
Au-delà du symbole envoyé au monde rural, ce train de nuit devrait renforcer le développement et l'attractivité du territoire, veut croire l'élu. La station de ski du Lioran sera, par exemple, accessible grâce à une correspondance ferroviaire pendant la période hivernale, ce qui pourrait booster le tourisme. En revanche, trois voyages hebdomadaires (dans les deux sens) entre les deux villes sont proposés pour l'instant par la SNCF, en fin de semaine. Un aller-retour quotidien est aussi prévu, mais uniquement pendant les vacances des zones A et C, soit au total 200 nuits par an. C'est ce qui coince pour les élus et les associations d'usagers, qui ont bataillé ces dernières semaines pour obtenir une desserte récurrente et régulière.