• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Think-Tank - La Tribune AfriqueEntretiens - La Tribune Afrique

Lantosoa Rakotomalala : «La pandémie a bousculé les schémas traditionnels à la faveur des circuits courts»

Marie-France Réveillard

Publié le 25 septembre 2020 à 09:32 - Mis à jour le 01 octobre 2025 à 06:44

Lantosoa Rakotomalala

Photo d'illustration

DR.

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 2

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Formule 1 : Toto Wolff, des victoires qui valent des milliards

  • 6

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
La Banque mondiale table sur une chute du PIB malgache à 1,2 % en 2020, bien en dessous des 5,2% escomptés avant l'arrivée de la crise sanitaire de SARS-CoV-2. Selon Lantosoa Rakotomalala, ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, la pandémie a révélé la nécessité profonde de revenir aux circuits courts dans ce pays qui importe encore près de 70% de ses biens de consommation courante.

La Tribune Afrique - Quels sont les principaux secteurs qui soutiennent aujourd'hui le commerce et l'industrie malagasy ?

Lantosoa Rakotomalala- Ils sont divers et variés. Nous avons mis l'accent sur les industries spécialisées dans les produits de première nécessité (huilerie, minoterie, sucrerie, usine de pâtes alimentaires ou même cimenterie) qui bénéficient d'un programme spécifique afin d'augmenter leurs capacités de production. L'industrie textile est également au cœur de notre économie. Elle est le premier pourvoyeur d'emplois du secteur privé et représente un tiers de l'emploi formel. Nous sommes le troisième exportateur textile au sein de l'African Growth Opportunities Act (AGOA) [loi américaine sur la croissance et les opportunités de développement en Afrique promulguée par le Congrès en mai 2000, nldr]. Par ailleurs, Madagascar est le 1er producteur mondial de vanille avec plus de 70% des parts de marché.

C'est notre 2e recette d'exportation après le secteur minier, avec une valeur moyenne de 600 millions de dollars par an. Au niveau des industries stratégiques, la production pharmaceutique et l'assemblage automobile seront bientôt mis en place à Madagascar ainsi que des projets d'assemblage de panneaux solaires et de cimenterie [...] Pour accompagner notre stratégie d'industrialisation, nous avons fait de la promotion des zones d'émergence industrielles (ZEI), de la zone agro-industielle, de la zone industrielle textile City à Moramanga et des zones d'investissement industrielles (ZII), une priorité.

La vanille de Madagascar attire toujours plus d'investisseurs à l'instar de Bolloré Transport & Logistics qui a ouvert en juillet, un nouveau bureau à Tananarive pour supporter sa présence sur le marché (BAL a augmenté de 60% ses parts de marché en 3 ans). Qu'est-ce que cela va apporter à la grande île?

Un acteur comme Bolloré, reconnu internationalement pour son expertise logistique, représente un facteur d'attractivité pour de nouveaux partenaires [...] La compétitivité logistique est clé pour soutenir nos exportations. Madagascar reste le leader mondial en matière de vanille. Nous exportons en moyenne 1 500 tonnes de gousses chaque année et 150 tonnes d'extraits de vanille. Toutefois, nous la transformons encore trop peu. A ce jour, nous disposons de 5 sites d'extraction de vanille dans la région nord de Madagascar. Les producteurs et exportateurs de vanille sont majoritairement des acteurs locaux à l'instar du groupe Ramanandraibe, de la Société malgache de vanille, de Sahanala, de Trimeta Food...

Concernant la production de sucre à Madagascar, le gouvernement entend faire « renaître l'industrie sucrière », mais selon quelle stratégie ?

Nous souhaitons augmenter nos capacités de production, car il existe un différentiel important entre notre consommation et notre production. Début septembre, nous avons assisté avec satisfaction à la réouverture du site de production de la Société Agricole Sucrière Malgache [SASM, ex SIRAMA, ndlr] qui a relancé ses activités à Brickaville (ndr : après sa fermeture en 2007). Aujourd'hui, notre pays importe 100 000 tonnes de sucre par an pour une consommation globale de 195 000 tonnes aussi, la reprise de cette industrie après 13 ans de fermeture représente une sorte de renaissance pour cette industrie. Cette usine permettra de maintenir et de créer quelques 1 600 emplois directs et indirects dans la région, de faire vivre 800 planteurs de canne à sucre et d'assurer une production de 15 000 tonnes de sucre bio en forte demande sur le marché international. Par ailleurs, d'autres usines sucrières sont attendues dans les prochains mois dans 3 régions malgaches, afin de combler le gap de production et d'exporter à terme, le sucre malgache sur le marché international.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Quels sont les principaux impacts de la Covid-19 recensés au niveau de votre ministère ?

La Covid-19 a révélé l'importance de soutenir la consommation locale suite aux confinements observés dans le reste du monde, car nous redoutions une pénurie alimentaire. Cette crise sanitaire nous a conduits à soutenir les initiatives locales et à promouvoir le « made in » Madagascar en s'appuyant sur les circuits courts [...] Globalement, le taux de croissance de l'ordre de 5,2% prévu en 2020 ne sera pas atteint [le PIB devrait chuter à 1,2% selon la Banque mondiale, ndlr]. Le manque à gagner s'élève aujourd'hui à plus de 750 millions d'euros pour le secteur touristique, avec plus de 40 000 pertes d'emplois. Le tourisme représente 7% du PIB de Madagascar et cette situation s'est répercutée sur d'autres secteurs comme la restauration, l'artisanat local ou sur les petits producteurs agricoles. Tous les fournisseurs ont été frappés par la pandémie. Le secteur textile a lui aussi, enregistré une forte baisse de l'ordre de 40% de chiffre d'affaires entraînant la disparition de près de 150 000 emplois.

Fin juillet, la GEM (groupement des entreprises de Madagascar) alertait d'une possible asphyxie suite au confinement et à la fermeture des sites de production/ Quels ont été les programmes de soutien aux entreprises ?

Le Gouvernement a mis en place un plan multisectoriel d'urgence (PMDU) pour contenir l'impact de la Covid-19 aux niveaux social, sanitaire et économique.

Sur le plan économique, nous avons instauré toute une série de dispositions comme le report d'échéances, l'appui à l'accès au financement et la promotion de la consommation locale. Nous avons notamment mis des lignes de crédit à disposition des banques et des institutions de microfinance à taux concessionnel afin de leur permettre d'octroyer un crédit à taux bonifié [20 000 PME-PMI, TPE et auto-entrepreneurs concernés, ndlr]. Nous avons également mis en place des cofinancements sectoriels pour 5 000 startups, mais aussi pour des sociétés en difficulté. Nous avons lancé un programme d'infrastructures publiques ayant pour objectif de soutenir la résilience économique, de créer et de sauvegarder l'emploi et de développer le marché du BTP pour les PME malagasy. Enfin, nous avons créé un programme pour soutenir 200 000 employés affectés par la crise de la Covid-19 afin qu'ils acquièrent de nouvelles compétences et ce, en partenariat avec le secteur privé, le Fonds malgache de formation professionnelle [FMFP] et les partenaires techniques et financiers.

Le Plan pour l'Emergence de Madagascar a fait de l'industrie pharmaceutique une priorité du président Rajoelina : Où en est-on aujourd'hui ?

À lire également

  • Entre déploiement de la 5G et rejet du droit d'accises, Telma Madagascar durcit le ton [Entretien]
  • Joël Randriamandranto : « Nous allons approcher Turkish Airlines afin d’envisager un combiné Maurice-Madagascar »
  • Madagascar : artemisia, l'arme (controversée) de Rajoelina contre le Covid-19
  • Madagascar : le marocain BCP finalise sa troisième acquisition de banque en Afrique en trois semaines

Effectivement. L'actualité sanitaire et les découvertes liées aux propriétés de l'artémisia ont soutenu cette ambition de développer une industrie pharmaceutique à Madagascar. Dans les tout prochains jours, nous allons d'ailleurs inaugurer l'usine Pharmalagasy à Tanjombato, destinée notamment à la production des gélules de Covid-Organics. N'oublions pas que nous importons toujours 100% de nos médicaments. L'ouverture prochaine de ce site de production représente donc un virage stratégique important.

Propos recueillis par Marie-France Réveillard

Marie-France Réveillard

Sur le même sujet

Photo d'illustration

PPP & ESG : pour une nouvelle alliance de confiance et d’impact en Afrique

OPINION - Dans un contexte où l’Afrique doit faire face à des défis croissants – urbanisation rapide, besoins en infrastructures, transition énergétique, inégalités sociales – les Partenariats Public-Privé (PPP) apparaissent comme un levier incontournable pour catalyser les investissements structurants. Mais leur acceptabilité sociale et leur capacité à produire un impact durable sont aujourd’hui scrutées avec attention. La clé de leur légitimité ? Une intégration rigoureuse des critères ESG. Par Pierre-Samuel Guedj, Président d’Affectio Mutandi & de la commission RSE&ODD du CIAN.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

PSG : quand le soft power africain dérange

OPINION - Alors que le PSG s’apprête à disputer la finale de la Ligue des champions, son maillot floqué “Visit Rwanda” cristallise bien plus que du sponsoring : il incarne l’irruption assumée du soft power africain sur la scène mondiale. Une stratégie de rayonnement qui bouscule les récits dominants – et qui, à l’heure des projecteurs, doit être saluée. Par Hervé Berville, député et ancien secrétaire d'Etat chargé de la Mer et de la biodiversité et Sonia Rolland, réalisatrice et productrice.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« La Côte d'Ivoire s’inscrit dans l'ère du temps en matière de talents » (Mamadou Touré)

Faire des jeunes la cheville ouvrière du développement économique et industriel, tel est le vœu de la Côte d’Ivoire qui est, cette année, le premier pays africain à accueillir le Congrès mondial autour des services publics d’emplois. Employabilité, formation et besoin des entreprises…, tous les sujets passent dans cet entretien accordé à La Tribune Afrique par Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Sécurité maritime en Afrique : l’impératif oublié de l’attractivité

OPINION - L'Afrique compte 38 États côtiers sur un total de 54 pays. Ces pays disposent d’un accès direct à l’océan Atlantique, à l’océan Indien et à la mer Méditerranée, ce qui leur confère un avantage géostratégique majeur, notamment en matière de commerce maritime, de sécurité, de ressources halieutiques et énergétiques. Par Serge Éric Menye, consultant en intelligence de marché et essayiste, fondateur du cabinet Grassfields Ventures.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« Dans un monde qui se referme, l’énergie peut encore rassembler »

OPINION - À l’heure où les tensions géopolitiques s’exacerbent, où les chaînes de valeur se fragmentent et où le protectionnisme refait surface, les dynamiques de coopération régionale deviennent plus cruciales que jamais. Dans l’océan Indien, l’électrification offre l’opportunité de penser un développement partagé, à la fois pragmatique, durable et souverain, l'énergie étant un catalyseur, bien plus qu'un enjeu d'infrastructures. Par Hasnaine Yavarhoussen, directeur général de Groupe Filatex,

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

En Afrique, sans écosystème structuré, l’entrepreneuriat restera une promesse inachevée

OPINION - L’Afrique est à un moment décisif. Avec une croissance économique attendue de 4% en 2025 - contre seulement 1,3 % pour la zone euro -, et un milliard d’âmes supplémentaires d’ici 2050, dont une majorité de jeunes, le continent fait face à un défi de taille. Par Alexis John Ahyee, directeur général HEC Paris Bureau régional Afrique de l'Ouest et Centrale et Nathalie Riond, professeur et directrice académique du centre d’Entrepreneuriat social d’HEC Paris.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Pourquoi devons-nous adapter notre modèle éducatif pour exister dans l’économie mondiale

Alors que le monde se digitalise à une vitesse fulgurante, l’Afrique a une opportunité unique de tirer parti de cette transformation. L’automatisation et l’intelligence artificielle redéfinissent le monde du travail, faisant évoluer certains métiers traditionnels tout en créant de nouveaux besoins en compétences technologiques. Par Caroline Meurisse, Directrice de l’École 42 Mada et d'Axian University.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
« Nous avons servi le monde entier à travers nos produits de rente : cacao, noix de cajou, hévéa, palmier à huile, etc. [..] Pendant ce temps, nous produisons ce que nous exportons et importons ce que nous consommons. Nous devons renverser cette tendance », déclare Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre de l'Agriculture et du Développement rural de la République de Côte d’Ivoire.

« La traçabilité du cacao demandée par l’Europe impose une réciprocité » (Kobenan Kouassi Adjoumani)

INTERVIEW - En course vers sa souveraineté alimentaire, la Côte d’Ivoire - fournisseur mondial de plusieurs matières premières agricoles - veut davantage présenter ses produits transformés au monde, notamment en Europe où la traçabilité de son cacao est désormais requise. Des sujets sur lesquels, comme l’explique le Ministre ivoirien de l’Agriculture Kobenan Kouassi Adjoumani, cette économie vibrante d’Afrique de l’Ouest construit son propre narratif.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique