Pourquoi devons-nous adapter notre modèle éducatif pour exister dans l’économie mondiale
Par Caroline Meurisse
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Selon une étude du Forum économique mondial, environ 14 millions d'emplois pourraient être amenés à disparaître d'ici 2027 en raison de ces avancées, mais elles pourraient également générer 69 millions de nouvelles opportunités professionnelles. Pour en tirer pleinement parti, il est essentiel d'adapter les modèles éducatifs afin de les rendre plus agiles, alignés sur les réalités économiques et accessibles au plus grand nombre.
Les modèles conventionnels d'éducation, principalement axés sur l'acquisition théorique de connaissances, évoluent face aux nouvelles exigences du marché du travail. De nombreux établissements cherchent à adapter leurs approches pour mieux préparer les étudiants aux compétences de demain. Le défi est donc double : proposer des formations en phase avec les besoins actuels tout en anticipant les mutations à venir.
L'exemple des écoles 42, comme celle d'Antananarivo, illustre cette dynamique. En privilégiant l'apprentissage par projet et la collaboration entre pairs plutôt que les cours magistraux traditionnels, ces institutions démontrent qu'il est possible de développer des compétences de pointe par des méthodes alternatives. Toutefois, pour amplifier l'impact de ces initiatives, une mobilisation plus large est nécessaire. Un engagement collectif et un soutien institutionnel accru pourraient renforcer l'accès à des formations innovantes. Actuellement, les gouvernements africains allouent en moyenne 3,7 % de leur PIB à l'éducation, soit 14,5 % de leurs dépenses publiques totales, selon l'Unesco. Bien que cela reflète un engagement significatif, les recommandations internationales suggèrent d'investir entre 4 % et 6 % du PIB pour maximiser l'impact de l'éducation sur le développement économique et social.
Les gouvernements africains accordent une attention croissante à la modernisation de l'éducation, mais des efforts supplémentaires pourraient amplifier son impact sur le développement économique. L'éducation reste en effet l'un des leviers les plus puissants pour accélérer la transformation du continent. Selon une étude de la Banque mondiale, le rendement social des investissements dans l'enseignement supérieur en Afrique peut atteindre jusqu'à 35 %, illustrant ainsi les bénéfices économiques et sociaux d'un engagement renforcé dans ce domaine.
Par Caroline Meurisse