• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Think-Tank - La Tribune AfriqueTribunes - La Tribune Afrique

Les startups africaines seront-elles le parent pauvre de la crise du Covid-19 ?

Erick Yong

Publié le 12 mai 2020 à 12:55 - Mis à jour le 01 octobre 2025 à 06:39

Erick Yong est cofondateur de GreenTec Capital Partners, premier fonds d'investissement allemand dans les startups africaines.

Erick Yong est cofondateur de GreenTec Capital Partners, premier fonds d'investissement allemand dans les startups africaines.

E.Y.

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 4

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 5

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 6

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
L'ascension de la tech africaine est-elle un lointain souvenir ? Alors même que nous célébrions le cap de 1,3 milliard de dollars investi dans les startups africaines en 2019, la Tech « Made in Africa » pourrait bien se prendre le mur si rien n'est fait pour accompagner les startups de l'écosystème face aux défis provoqués par la crise sanitaire qui sévit sur le continent.

Tout allait pourtant pour le mieux, dans le meilleur des mondes : 645 incubateurs, en 2019, étaient recensés sur le continent, contre 314 en 2016 et 442 en 2017. Pour les trois premiers mois de 2020, plus de 335 millions de dollars avaient déjà été investis !

Mais le coronavirus a débarqué sur le continent... fauchant brutalement les espoirs légitimement suscités. A mesure que les taux d'infection augmentent, l'économie mondiale ralentit - de manière brutale - et les économies africaines ne dérogent pas à ce constat. S'il est trop tôt pour mesurer la totalité des effets de la crise sur le continent, experts et institutions s'alarment. La Banque africaine de développement (BAD) prévoit ainsi une baisse substantielle du PIB du continent, qui passerait de 3,2 à 1,8 point de croissance, conséquence directe de la pandémie. Dans l'économie réelle, la baisse du pouvoir d'achat des consommateurs et des revenus des entreprises sera parmi les premiers effets ressentis. À court terme, ce sont les petites et moyennes entreprises qui courent le plus grand risque, faute de fonds suffisants. Or, l'importance des TPE, petits commerçants et micro-entreprises, est une des spécificités du continent africain. En effet, ces entreprises constituent 95 % de l'activité, tout en figurant en tête des employeurs du continent !

80% de startups viables pourraient ne pas survivre !

Cet arrêt brutal de l'économie sur le continent pourrait balayer les succès anticipés et hypothéquer l'avenir encourageant de cette dynamique entrepreneuriale. L'étude de la Fondation GreenTec Capital Africa et We Tracker, à paraître à la fin du mois d'avril, réalisée avant le début de la crise du Covid-19, révélait un taux d'échec culminant à 56% pour les jeunes pousses. 80% de ces startups qui échouait, n'avait pas reçu de soutien financier à l'amorçage. De nombreuses jeunes entreprises africaines - plus de 80 % - acclamées hier encore, pourraient se retrouver contraintes de baisser le rideau, dans des délais records si des fonds ad hoc n'étaient pas mis à leur disposition.

Depuis mi-mars, nous observons un mouvement de panique face à des perspectives court terme qui commenceraient par des destructions d'emploi. Face à cela, les acteurs de l'écosystème tentent de mutualiser des solutions de réorganisation permettant de gagner du temps. Mais la mise en place d'actions coup-de-poing pour compenser ce manque ponctuel de liquidités est indispensable pour le plus grand nombre. Sinon, tout l'argent investi jusqu'à présent n'aura servi à rien. Cela coûtera plus cher de reconstruire que d'investir dès aujourd'hui.

Les bailleurs de fonds ont déjà amorcé plusieurs mécanismes de financement pour soutenir les économies africaines, mais la considération des startups aux agendas des acteurs de l'aide au développement demeure incertaine.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Les gouvernements et autres organisations privées ne sont pas en reste. Des initiatives commencent à émerger : l'International Trade Center développe par exemple, un centre de ressources dédié aux impacts de la pandémie sur les startups et PME du continent.

Les autorités en Afrique francophone formulent des réponses, comme au Sénégal où Papa Amadou Sarr, directeur général de la Délégation générale à l'entrepreneuriat rapide des Femmes et Jeune (DER/FJ), a annoncé la suspension temporaire des dettes des jeunes entreprises et un plan de 1,5 milliard Fcfa d'aides attribuées sous forme de subventions et prêts divers. Les organisations fédérant les acteurs du capital-risque comme l'African Private Equity and Venture Capital Association (AVCA) ou la African Business Angel Network (ABAN), planchent, quant à elles, sur des mécanismes pour accompagner les fonds d'investissement dans leur mission aux côtés des entrepreneurs. L'enjeu étant pour les investisseurs de trouver l'équilibre entre des tours de table anticipés et le respect des politiques d'allocation, de sorte à pouvoir accompagner d'autres structures à fort potentiel.

Ajuster les solutions face au caractère d'urgence

L'ambition de notre politique d'investissement opérationnel est donc partiellement réorientée vers l'implémentation de mesures de résilience pour optimiser la résistance des entreprises face à la durée de la crise et ses conséquences. Par cette action concrète, nous maintenons une véritable capacité d'accompagnement humain et technique, propre au Venture Building, notre modèle d'investissement original, plébiscité par de nombreux acteurs du développement en Afrique. Les opportunités qui nous ont été données de passer à l'échelle avec des partenaires tels que l'A.F.D. (Agence française de développement) ou la G.I.Z. (Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit), nous permettent d'appréhender en amont les risques imminents de l'écosystème des startups africaines.

Cette action consisterait en une aide destinée à la préservation des emplois en péril, mettant à disposition des fonds d'urgence destinés aux startups porteuses d'emplois qui, sans cette crise, étaient génératrice d'activité économique stable. Cette initiative commencerait donc par l'identification de ces entreprises en collaboration avec l'écosystème, suivi d'un support en capacité de résilience pour s'assurer de la pertinence des besoins avec en parallèle le versement d'une enveloppe adaptée pour couvrir leurs frais fixes pendant une période limitée.

En accordant dès aujourd'hui une somme mensuelle de 5 à 10 000 euros pendant 3 à 5 mois maximum, à des startups ciblées - au moins 2 ans d'existence, + de 10 employés fixes, aux revenus récurrents et à l'activité stoppée net par le Covid-19, et qui repartiront une fois la sortie de la pandémie actée - nous pourrions préserver les acquis, sans se disperser dans des programmes de reconstruction post-crise qui demanderont forcement énormément plus de ressource pour relancer l'écosystème.

À lire également

  • Grace Kabaniha : « Dans le secteur de la santé, les entreprises devraient investir dans les startups innovantes »
  • Africa-tech: au-delà de la « Startupmania » !
  • Révolution des startups et émergence du capital-risque en Afrique : une opportunité à saisir
  • Financement innovant des start-up africaines : la mobilisation de l’épargne passe par le digital

Nous recommandons donc de mettre en place un programme de fonds de roulement d'urgence - un « Startups Bridge pour l'Afrique » - opéré par des acteurs en capacité d'accompagner opérationnellement les bénéficiaires, en complément des fonds débloqués par les Etats africains, dans l'esprit des mesures prises en Europe et aux Etats-Unis en soutien aux entreprises locales. Ces mesures permettraient à l'entreprenariat autour de la Tech africaine de poursuivre son ascension de plus belle, tout en préservant les emplois menacés. Enfin, cela serait aussi le meilleur signal à envoyer à tous ces jeunes entrepreneurs, témoignage sincère de toute la confiance que nous avons en eux.

Erick Yong

Sur le même sujet

  • 1

    PPP & ESG : pour une nouvelle alliance de confiance et d’impact en Afrique

  • 2

    PSG : quand le soft power africain dérange

  • 3

    « La Côte d'Ivoire s’inscrit dans l'ère du temps en matière de talents » (Mamadou Touré)

  • 4

    Sécurité maritime en Afrique : l’impératif oublié de l’attractivité