Immobilier : le FMI s'inquiète de l'inflation au Royaume-Uni

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L'inflation du prix des logements est particulièrement élevée à Londres et s'étend dans le pays selon le FMI. /Reuters
"L'inflation du prix des logements est particulièrement élevée à Londres et s'étend" dans le pays selon le FMI. /Reuters (Crédits : reuters.com)
Comme l'OCDE avant lui, le FMI s'est inquiété de la surchauffe des prix de l'immobilier au Royaume-Uni. L'inflation immobilière, à Londres principalement, lors des 12 derniers mois à de quoi impressionner...

Le Fonds monétaire international (FMI) a mis en garde vendredi le Royaume-Uni contre les risques qu'une surchauffe des prix de l'immobilier ferait courir à son économie. "L'inflation du prix des logements est particulièrement élevée à Londres et s'étend" dans le pays, relève l'institution de Washington dans un rapport de routine consacré à l'économie britannique.

C'est l'un des talons d'Achille, avec la faible productivité, de la reprise économique dans le pays, selon le FMI. Même si le pays présente pour l'instant peu de signes d'une bulle immobilière créée par des crédits abondants, "la hausse constante de la taille des nouveaux crédits immobiliers par rapport aux revenus des emprunteurs suggère que les ménages deviennent progressivement plus vulnérables à des chocs sur les revenus et les taux d'intérêt", met en garde le rapport.

A Londres, les propriétaires s'enrichissent

Concrètement à Londres, les propriétaires londoniens s'enrichissent à vue d'œil : la valeur de leur patrimoine immobilier a en moyenne crû de plus de 60.000 livres en un an. Soit une hausse de 17% à 459.000 livres, d'après l'Office nationale des statistiques britanniques. La capitale tire clairement vers le haut les prix de l'immobilier au Royaume-Uni, puisque dans le reste du pays, la hausse moyenne constatée n'a été que de 4,7%.

Autre preuve que les hausses récentes des prix de l'immobilier au Royaume-Uni sont très élevées:  dans les années 80, le premier achat immobilier se faisait à 27-28 ans à un prix moyen de 17.000 livres (20.800 euros).
Aujourd'hui, ce prix moyen s'établit à 146.726 livres (180.000 euros), avec un premier achat à 30 ans. Si les prix avaient évolué au rythme de l'inflation, le prix moyen ne serait que de 28.500 livres (35.000 euros), selon la Banque d'Angleterre (BoE).

A Londres, où le monde entier vient acheter des logements dont le prix moyen est de 480.000 livres (590.000 euros), 70% des appartements nouvellement construits dans le centre-ville ont été vendus à des étrangers, tout comme 50% des appartements de plus d'un million de livres, indiquait il y a quelques semaines l'agence immobilière Savills.

Durcir le programme d'aide à l'achat "Help to Buy"

Pour tenter de limiter l'envolée des prix, le FMI suggère d'agir sur la demande de logements. Elle dépasse structurellement l'offre en raison d'une situation héritée du passée et de restrictions légales pour les nouveaux chantiers, par ailleurs déprimés depuis la crise financière. Le FMI indique également que le programme d'aide à l'achat "Help to buy" pourrait devoir être reconsidéré mais estime en revanche que la politique monétaire de la Banque d'Angleterre (BoE) devrait "rester accommodante pour l'instant".

L'OCDE avait aussi de son côté appelé à ce que des mesures soient prises pour "garantir le retour à un marché de l'immobilier équilibré". Elle recommandait récemment, comme le FMI, un durcissement des critères d'attribution du programme gouvernemental d'aide à l'achat "Help to Buy". Mis en place en avril 2013 en Angleterre, il permet aux acheteurs de ne débourser que 5% de la valeur d'achat du bien (d'un prix maximum de 600.000 livres) qu'ils souhaitent acquérir.

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Commentaires
a écrit le 12/06/2014 à 9:39 :
si les propriétaires s'enrichissent c'est quand ils vendent pour acheter un bien moins cher , si ils ne bougent pas de là ou ils sont , tout cela est virtuel , de plus il faut trouver la personne qui sera prête a mettre un prix exorbitant dans un logement cela aussi a des limites , cela ne fait que saliver de jalousies bien compressibles les petits qui eux sont en locations et qui ne peuvent obtenir malgré un emploi un prêt bancaire pour accéder a ce reve ..
a écrit le 09/06/2014 à 15:28 :
Il ne s'agit pas de savoir si la bulle immobilière va exploser mais quand ?
a écrit le 09/06/2014 à 13:14 :
Est-ce une nouvelle sub prime sauce anglaise ?
La pour de bon, l'Europe doit veiller au grain...
Réponse de le 12/06/2014 à 9:41 :
eux la demande en angleterre est forte vu les expatriés qui veulent s'y rendre aussi , enfin en france la demande est aussi forte que chez notre voisin et l'offre aussi couteuse .. les conseils des conseilleurs internationaux devraient aussi mettre l'accent sur l'atonie de l'offre qui est inquiétant et genere des bulles de non sens
a écrit le 08/06/2014 à 8:59 :
Encore une bulle immobilière ? Bon courage...

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