Immobilier : la reprise des ventes est-elle durable en Ile-de-France ?

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Entre août et octobre le volume des transactions a augmenté de 12 % selon la Chambre des notaires Paris Île-de-France.

Mardi 22 décembre, la Chambre des notaires Paris Île-de-France a envoyé un signe fort aux Franciliens. Les transactions dans l'immobilier ancien reprennent. Et à un rythme plus que soutenu : +12 % entre août et octobre par rapport à 2008 sur la même période. Ce sont les Yvelines qui enregistrent la plus forte hausse (+ 22 %), suivi par le Val d'Oise (+ 20 %). Paris, de son côté, affiche une augmentation de 17 %. Le seul département à rester en baisse est la Seine-Saint-Denis (- 2 %) (voir le détail dans l'illustration ci-dessus).

Au total, plus de 35.000 logements ont changé de main pendant ces trois mois en Île-de-France. Sur l'ensemble de l'année 2009, ce chiffre devrait dépasser les 170.000. Un niveau comparable à celui de 2008 (200.000) mais encore éloigné des 240.000 transactions enregistrées en 2006 et 2007.

Après des mois de blocage, le marché redevient donc plus fluide. « Nous avons senti un regain d'intérêts en mars / avril, qui s'est traduit par des compromis en mai. Depuis, le phénomène s'est poursuivi» témoigne Bernard Cadeau, président du réseau Orpi. Ces chiffres montrent que les acheteurs et vendeurs, longtemps arc-boutés sur le prix de vente qu'ils estimaient «juste», ont fini par se rapprocher. D'abord, parce que lorsque la famille s'agrandit, en cas de divorce, de chômage ou de mutation, on ne peut pas reporter indéfiniment son projet immobilier. Ensuite, parce que les acheteurs se sont aperçus qu'il n'y aurait pas de chute brutale des prix. Attendre six mois de plus ne permettrait donc pas de réaliser des économies significatives. Enfin, Bernard Cadeau n'exclut pas l'élément psychologique : « n'oublions pas que l'immobilier est un achat très impliquant. Lorsqu'on a trouvé le bien de ses rêves, il ne faut pas rater le coche : rien ne garantit qu'on le retrouvera ».

La dégringolade de 0,15 point en septembre des taux du crédit immobilier a peut-être été le déclencheur. Cette augmentation de la capacité d'emprunt a permis aux acheteurs de faire des offres légèrement plus élevées. Il a suffi que le vendeur fasse également un pas de son côté pour dénouer de nombreuses situations.

«Mais attention, prévient Bernard Cadeau. La reprise est fragile. Il suffirait que les vendeurs recommencent à augmenter leurs prétentions pour bloquer à nouveau le marché».

D'ailleurs, côté prix, les signes de reprise sont plus faibles selon les chiffres des notaires. Ils ont certes augmenté en Ile-de-France de 1,7 % entre juin et septembre, et de 1,3 % entre juillet et octobre (+1,9% à Paris) mais ils restent en baisse de 7,9% sur un an (6.8% à Paris).
 

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