Immobilier : les surprises des nouvelles statistiques des notaires

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Les notaires viennent d'établir une méthodologie avec l'Insee pour ne plus avoir plusieurs mois de décalage avec le marché. Bilan ? Une hausse de 20% sur un an à Paris !

Jusqu'à présent, les acheteurs avaient trois sources d'information sur les prix de l'immobilier: leur agent immobilier, les études des différents réseaux ou professionnels de l'immobiliers (Fnaim, Laforêt, PAP, Seloger.com, Century 21, etc.), souvent accusés de partialité, et les notaires dont les sources sont fiables mais tardives :  elles arrivaient avec 3 à 5 mois de retard sur le marché puisqu'il s'agissait des contrats de vente, décalés d'environ 3 mois par rapport à la promesse de vente auxquels il fallait ajouter le temps de traitement de l'information.

Un rapport de Bernard Vorms du début d'année avait demandé aux notaires et à l'Insee de plancher sur une méthodologie tenant compte des avant-contrats. S'appuyant sur un panel représentatif pour septembre, octobre et novembre 2010, ces derniers ont a ainsi établi un premier indicateur trimestriel de prix relatifs à ces avant-contrats à fin novembre 2010 qui préfigure l'indice de prix des contrats de ventes entre novembre 2010 et février 2011.

Les premiers résultats sur certaines zones géographiques ont été dévoilés ce jeudi 9 décembre et, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ne vont pas laisser acheteurs et vendeurs indifférents.

 Paris : explosion de 20% des prix, bientôt 8.000 euros le mètre carré moyen

Selon l'indice Notaires-INSEE des prix des appartements anciens vendus à Paris a dépassé 7.000 euros le m² au 3ème trimestre 2010, en hausse annuelle de 13,8 % et trimestrielle de 5,1 %. Selon les notaires, "la hausse des prix des ventes à Paris devrait approcher 20 % en rythme annuel sur l'ensemble de l'année 2010 avec un prix au m² voisin de 7.500 euros en fin d'année (valorisation de l'indice de prix des appartements anciens). Dans la mesure où les avant-contrats de ventes de fin d'année 2010 se transformeront en ventes en début 2011, cette hausse devrait se poursuivre au même rythme au cours des premiers mois de 2011, les indices de prix de vente approchant alors un nouveau record à 8.000 euros/m².

Ile-de-France : plus de 10% de hausse sur un an

D'après les notaires, concernant la région Ile-de-France - hors Paris -, il ressort une évolution moins forte que dans la Capitale. Mais la hausse des prix devrait dépasser 10% sur 2010 en un an, notamment pour les appartements. Une évolution que les notaires jugent "trop élevée pour être durable. Elle fragilise la solvabilité des accédants".

Province : un "rattrapage" de près de 5% à 15%

En province, la projection sur le 3ème trimestre 2010 montre une évolution trimestrielle des prix dans l'ancien de 2,9% pour les appartements et de 5,2% pour les maisons. Sur un an, les évolutions atteignent respectivement 5,3% et 8,9%.

L'indicateur pour 7 villes de province préfigure la tendance des premiers mois de 2011:
Sur Rennes, Nantes, Bordeaux, Lyon et Marseille le rythme annuel devrait être compris entre 10 et 15%.

Ville Prix au m2 Evolution 2010
Rennes 2.250? +10 à +15%
Nantes 2.450? +10 à +15%
Bordeaux 2.700? +10 à +15%
Lyon 3.000? +10 à +15%
Marseille 2.500? +10 à +15%
Toulouse 2.350? +5% à +10%
Brest 1.450? +5% environ

En revanche, les résultats du panel Notaires-Insee sur d'autres villes de province, notamment dans le Grand-Est, montrent une stabilité des prix.

Pour les maisons, les notaires estiment que "le nombre de ventes et l'hétérogénéité du marché ne permettent pas d'estimer des tendances sur ces mêmes villes". Sur le département de Loire-Atlantique, les données sont en revanche significatives et montrent une évolution supérieure à 10% sur
un an.

Selon les notaires, ces variations importantes en apparence "constituent un rattrapage de la baisse des prix constatée en 2008 et 2009".

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Commentaires
a écrit le 18/01/2011 à 9:14 :
Malgré les primes de toutes sortes, les crédits d'impôts et les emprunts à taux zéro, il y a un manque de logements permanent. Alors parler de bulle immobilière me semble peu logique.
a écrit le 10/12/2010 à 20:52 :
La hausse des prix est due essentiellement à 1) des taux historiquement bas, qui augmentent la capacité financière des acheteurs. 2) Les mesures de soutien au secteur immobilier, en particulier, prèt à taux zéro et loi Scellier, qui coutent 7 milliards par an à l'état. Tout ceci crèe une bulle immobilière aux conséquences désastreuses : les jeunes ne peuvent plus se loger, avancer dans la vie, et l'éclatement de cette bulle sera extrèmement douloureux, comme aux USA (-30% => grosse crise mondiale) et en Irlande (-50% en deux ans => banques état en faillite). La BCE et l'état sont totalement irresponsables de maintenir cette situation extrèmement dangereuse, et totalement déconnectée de la réalité économique.
Réponse de le 10/12/2010 à 21:30 :
@ Danger: pas seulement la capacité financière, mais aussi le nombre d'acheteurs potentiels qui n'auraient pas eu la possibilité d'acheter compte tenu de leurs ressources avec des taux plus élevés. Ce sont eux qui dégusteront en premier...comme aux US... dès que les taux augmenteront un tant soit peu. Et je repose la question: qui va prendre la relève pour acheter puisque selon toute logique, il devrait y avoir plus de vendeurs (les vieux) et moins d'acheteurs (vu le nombre croissant de chômeurs et la méfiance de ceux qui ont de l'argent de côté)?
Réponse de le 25/12/2010 à 23:14 :
Heureusement, les emprunts sont la plupart du temps a taux fixe. La hausse des taux aura donc moins d'impact que dans les pays anglo saxons ou ils ont tendance a etre a taux variable. Ceci etant, quelle idee de s'endetter jusqu'au coup et jusqu'a la fin de sa vie.
a écrit le 10/12/2010 à 14:23 :
Aucune chance pour que le marché parisien baisse, nous sommes structurellement sur un marché en pénurie, les propriétaires n'ont aucun interet à vendre, leur biens vaudra plus cher dans les mois qui viennent, les agences mettent des fausses annonces sur leur vitrines il n'y a plus rien à vendre...
Cela dit Paris corrigera ses excès actuels quand les facteurs qui poussent les prix vers les sommets seront moins vigoureux ( la baisse de la bourse, les taux bas, la confiance), Paris perdra une partie de sa hausse actuelle mais les prix remonteront par ce que PENURIE.
Réponse de le 10/12/2010 à 18:21 :
@ kinpze: Paris pris, parce que même si les terrains constructibles sont inexistants et qu'il faut donc se contenter de ce qu'il y a, le facteur prix jouera un rôle déterminant...et on investit pas dans un pays qui n'a pas de dynamisme économique.
a écrit le 10/12/2010 à 13:56 :
rob'r tu as raison, mais après il y a la réalité des mensualités. grâce à la plus-value sur la vente de son bien et aux taux bas, un nouvel achat pour qqcghose de + grand et donc de pluis cher, n'augmente pas "énormément" les mensualités pour ceux qui doivent obtenir un prêt. In fine, POUR CETTE CAT2GORIE, il est peut être plus facile d'acheter un bien plus grand malgré la flambée des prix.
a écrit le 10/12/2010 à 13:52 :
On sait bien que l'on marche sur la tête! Ce sont les prémices d'une chute.
Mais, pour construire, il faut des terrains, des hommes, et des matériaux. Seul, le dernier est facile à trouver si l'on ne regarde pas trop la qualité.
Mélanger logements et bureaux dans chaque quartier.
Prévoir encore les transports en commun.
a écrit le 10/12/2010 à 9:09 :
il serait temps de s intéresser plutot a ceux qui créent la valeur de l immobilier c est a dire le btp ; nombre de francais ne veulent pas travailler dans ce secteur parce que trop mal payé ; pourtant nos dirigeants favorisent l investissement dans le bati par une fiscalité inadaptée il suffit de voir les nombreux mètres carrés de bureaux inocuppés ou les habitations vides dans des endroits ou il n y pas de besoins ; quand à l équipement du territoire il ne devrait pas etre concentré sur la région
parisienne déja saturée, le grand paris est une idée de jacobin qui va encore concentrer les nuisances, projet bien différent de l organisation allemande : c est aussi cela qui crée des disparités ; je suis curieux de voir ce que va etre le grand paris un jour avec 10 cm de neige ; mme eva joly doit doucement rigoler en voyant cela
a écrit le 10/12/2010 à 5:26 :
oui bill, effectivement. Dans ce cas, compte tenu de la plus value réalisée, je fais parti des gens (avant un nouvel achat) qui voudrait vendre juste pour racheter et non pas pour spéculer. Or, je constate que certains proprios alors qu'ils vont déjà réaliser un beau bénéfice, en veulent encore plus et ce, entretenu par ces fameuses annonces.
a écrit le 09/12/2010 à 20:35 :
Qui achète? En ce moment ceux qui sont déjà proprio arrivent en masse sur le marché. La plus-value sur leur bien leur apporte un énorme apport pour un autre achat. Ceci combiné à des taux bas (même s'ils ont remonté et qu'ils remonteront d'ici à fin décembre avant de se stabiliser début 2011 à des niveaux encore très bas), et les achats sont abordables pour eux. N'est-ce Freduche
Réponse de le 10/12/2010 à 8:43 :
parce que bien évidemment, dans votre raisonnement, les biens qu'achètent ceux qui sont déjà proprio faisant une belle plus-value à la revente, n'ont pas augmenté : ces biens sont rester stables, leurs prix sont raisonnables, corrélés aux salaires !
Quand on revend, on achète pour + grand : quand les prix montent, le + grand coûte encore + cher !

vous saisissez le cercle vicieux ?
Réponse de le 10/12/2010 à 13:41 :
Ils peuvent vendre aussi pour acheter plus petit, la différence étant investie sur un autre placement. La famille diminue parfois.
Réponse de le 10/12/2010 à 15:11 :
La justification est économique, dans un marché qui connait la pénurie depuis des dizaines d'années les prix ne peuvent que monter. Les excès peuvent être corrigés par des phases de baisses mais la tendance long terme est restera haussière.
Réponse de le 10/12/2010 à 16:47 :
@ kinpze: dans la mesure où l'on sait 1) qu'il y a aura bientôt plus de personnes âgées que de jeunes, il faudra que lesdits jeunes achètent 1,5 maison chacun pour équlibrer le marché; et 2) qu'il y a de plus en plus de chômeurs (donc des gens qui n'ont potentiellement pas les moyens d'acheter), on se demande qui achètera. Conclusion: je crois qu'il s'agit d'une bulle immobilière qui éclatera un jour ou l'autre, mais assez rapidement.
a écrit le 09/12/2010 à 19:56 :
Je crois personnellement à de l'intox pour soutenir les prix. En effet, il n'y a aucune justification sociale ou économique à cette flambée des prix. Plus dure sera donc la chute pour les gogos :-)
a écrit le 09/12/2010 à 19:54 :
Pourquoi aucun article de presse ne met-il en corrélation, l'évolution des prix et les moyens de financement des acheteurs ? Est-ce juste de l'incompétence ou cherche t-on à nous faire croire quelque chose.

Autrement dit, la durée du crédit s'est t-elle allongée ? S'agit-il d'acheteurs qui s'endettent pour la vie ? Donc qui sont locataires de leur banque au lieu de l'être d'un autre propriétaire et là vraiment je ne vois pas l'intérêt (sans jeu de mots). Ou n'y a t-il aucune modification de la durée du crédit ? Auquel cas, les acheteurs ont vu leur apport moyen augmenter corrélativement aux prix de l'immo parisien.

Question que je me pose à chaque fois que je lis un de ces articles. A quand un vrai journalisme, cherchant vraiment à informer et ne se bornant pas à reproduire les communiqués de presse des agents immobiliers, courtiers, notaires et banques.
Réponse de le 09/12/2010 à 20:53 :
A quand un vrai journalisme, cherchant vraiment à informer? L'information est la couverture de la manipulation !!!
Réponse de le 13/12/2010 à 6:49 :
1) Peut-on écrire un commentaire déplaisant jusqu'au bout ?
Pas SUR car ,chaque fois que j'essaye de le faire on me supprime le message avant de l'avoir terminé ?
Voir si celui-ci passe !!! WILLEMS ...je Signe sans honte !
Réponse de le 25/12/2010 à 22:58 :
Tres juste! On peut raisonnablement penser que les prix et la facilite a emprunter sont lies. Maintenant quel est l'oeuf et quelle est la poule? Ca demande une etude econometrique serieuse. Et je ne sais pas si ca a ete fait.
a écrit le 09/12/2010 à 18:08 :
effectivement, raisonnable est relatif par les temps qui courent, disons le moins pire.
a écrit le 09/12/2010 à 17:27 :
C'est vrai freduche. Quant au prix raisonnables...faut pas pousser non plus. En ce moment dans les quartiers chics de Paris, tout part à 10 000 euros le m2 (minimum) en moins de deux jours et sans négo.
a écrit le 09/12/2010 à 17:08 :
je suis le marché depuis plus d'un an et je constate qu'à force d'annonces les vendeurs ne savent plus quel est le prix du marché. Seules les agences sérieuses affichent des prix raisonnables, car les particuliers c'est du grand n'importe quoi et passé quelques semaines, ils retirent leur bien mis en vente. ll faudrait rappeler à tous ces annonceurs(notaires, fnaim etc.. )que la plupart des gens cherchent à acheter un toit et non pas investir.
a écrit le 09/12/2010 à 16:43 :
Pour moi la vraie question est: Est-ce que on peut encore faire confiance a ces chiffres des notaires, sachant que c'est dans l'intérêt des notaires de démontrer que les prix montent. C'est aussi dans l'intérêt des notaires de communiquer largement dessus.
En relayant ces informations la presse aide a ce que la population croit que les prix continuent de monter, et en effet du coup il vont encore monter. Jusqu'au jour ou on sera devant une immense bulle qui éclate.
Quel est l'avis de vous, chers journalistes? Avez vous audite les notaires? Avez vous eu un droit de regard critique? Vous seriez pas en train de vous faire avoir par toute une profession?
Réponse de le 09/12/2010 à 18:15 :
Avant la parution de cet indice, de nombreux internautes se plaignaient souvent - et à juste titre - du biais que pouvaient avoir certains réseaux professionnels de l'immobilier.
Les notaires étaient considérés comme fournissant les seuls chiffres "fiables", pour autant que l'on puisse donner un prix moyen au mètre carré pour l'immobilier où chaque bien est un cas particulier.
Le problème des notaires était la fraicheur de l'information. Cette information ne peut pas être mise en doute puisque les données de prix de vente sont transmises aux impôts, au fichier des hypothèques, etc.
Reste le problème de l'échantillon, et vous avez raison de le souligner. Il a été réalisé avec l'Insee, qui détermine la quasi-totalité des statistiques françaises officielles (chômage, inflation, population etc.). On peut toujours contester la représentativité et la fiabilité d'un échantillon. En revanche, l'impartialité de l'Insee, et donc de l'échantillon, ne peut être mise en doute.
a écrit le 09/12/2010 à 16:24 :
Pour les béotiens que nous sommes, qu'est-ce qu'un avant contrat ? qui précède les promesses de vente? et quel est le taux de transformation en /promesses de vente et ventes définitive de ces avant-contrats ? ces avant-contrats peuvent-ils faire l'objet d'une révision de prix lors de négociations ultérieures et dans quelles proportions et quels sens ? cela peut-changer radicalement les valeurs de vente définitives ....

Merci de vas précisions,pour les néophites que nous sommes......
a écrit le 09/12/2010 à 15:46 :
c'est bizarre parce que entre ce qu'ils nous disent et la réalité , il y a une énorme différence !!!! chercher l'erreur.De toute façon toute le monde le sait la base Bien ( notaire ) est un tissu de mensonges .Alors tant pis on va continuer à les écouter nous dire qu'il fait beau alors qu'on a les pieds dans l'eau
Réponse de le 09/12/2010 à 16:00 :
Et en plus ils sont fiables les notaires ? Quand ils choisissent volontairement de sortir certaines données de leur calcul d'indice, est ce preuve de probité ou de manipulation ?
Sur les marchés financiers, la manipulation des cours est répréhensible...Mais pas encore sur le marché immo...
Réponse de le 13/12/2010 à 6:53 :
Répréhensible mais pas Supprimée ! Distingo Important!
Réponse de le 15/12/2010 à 10:22 :
Le crime aussi est répréhensible mais pas supprimé...Est ce une raison pour accepter le reste ?
Réponse de le 25/12/2010 à 22:51 :
La difference entre la France et l'Allemagne se mesure aussi en termes demographiques. Mais au dela, je me demande si les pays producteurs de richesse, comme l'Allemagne et le Japon, sont simplement parvenus a echapper au fleau qui frappe d'autres pays moins productifs, comme la France et bien d'autres, qui consiste a se rabattre sur cette extraction de rentes pour masquer leurs faiblesses structurelles. Cela ne durera pas longtemps de toutes facons!
a écrit le 09/12/2010 à 15:09 :
Dans le monde réel, les salaires n'augmentent pratiquement pas, les prix, les charges et impôts augmentent. Il faut presque 1/2 smic pour un logement étudiant !?!
Qui a les moyens d'acheter ?!?
Il y a 30 ans presque tout le monde avait les moyens d'acheter mais dans les premières couches sociales.
Aujourd'hui, on se croit revenu 50 ans arrière à l'appel de l'abbé Pierre : presque plus de logements sociaux, de constructions privées neuves = spéculation de l'immobilier maximum.
Vu les actions de nos élites, ce n'est pas pret de s'arreter...
Au profit de qui ? Du bien être de la population française ?
Cantona a tort sur la forme. A t'il tort sur le fond ?
Réponse de le 09/12/2010 à 17:09 :
La société d'il y a 50 and n'avait pas besoin de deux grandes maisons par foyer... car ils n'étaient pas tous divorcés avec garde alternée !

Explosion des divorces = énorme pression immobilière
Réponse de le 09/12/2010 à 17:28 :
Faux raisonnement
Le fait qu'il y ait plus de familles monoparentales (ce qui n'est pas un fait spécifique aux années 1998 - 2010 comparé aux années 1990 - 1998), et donc besoin de plus de logements, ne peut expliquer la hausse récente des prix immobilier : le pouvoir d'achat d'une personne seule est sans commune mesure avec celui d'un ménage. La hausse des prix immo c'est : merci aux taux d'intérêts qui AUJOURD'HUI sont bas, merci à l'Etat qui achète des logements aux promoteurs de sortent qu'ils n'ont pas besoin de brader les logements, merci aux aides fiscales valables jusqu'au 31/12/2010. Je demande à voir ce qui se passera dans quelques mois quand éclatera cette jolie bulle joyeusement alimentée par les "professionnels de l'immobilier"...
Réponse de le 09/12/2010 à 17:45 :
@altesco. excusez moi mais votre argument "tous les divorces = énorme pression" me semble tout droit sorti du manuel du "parfait" agent immobilier ou plus pompeusement "négociateur" chez nos "amis" notaires. Expliquez moi en quoi un couple avec une GRANDE maison puisqu'enfants se séparant, souvent se (re)mettant en couple rapidement puisque l'un entrainant l'autre, engendrerait une pression sur l'immo? 4 + 4 se séparant et se partageant = 4 + 4. Je sais un peu simpliste mais pas plus que "explosion desdivorces et balbla, blabla...
a écrit le 09/12/2010 à 14:56 :
le fait que les logements en Allemagne soient particulièrement bon marché par rapport aux revenus est à mon avis un élément de compétitivité de l'économie allemande. Tout l'argent que les ménages ne consacrent pas à leur logement, ils peuvent le consacrer à l'investissement dans leurs entreprises (= création d'emplois, force à l'international) et à la consommation de biens (= fait fonctionner les entreprises qui ont créé de l'emploi). Le coût du logement pèse le coût du travail. D'où l'intérêt de lutter contre la hausse des prix immobiliers.
Réponse de le 09/12/2010 à 15:45 :
Merci ....
Réponse de le 10/12/2010 à 20:54 :
Vous avez entièrement raison. Regardez, à l'inverse, l'Espagne qui a tout misé sur l'immobilier : une belle catastrophe.
a écrit le 09/12/2010 à 14:50 :
Investissez dans ce qui crée des EMPLOIS !!! Il faut quand même être franchement inconscient pour mettre autant d'argent dans des planches et des cailloux... pourquoi ne pas utiliser vos sous pour développer l'économie du pays ? Faire comme les Allemands et leurs 15 milliards d'excédent commercial. Investissez dans les entreprises ! créez des emplois ! ou au moins faites en sorte qu'ils restent en France !
Réponse de le 09/12/2010 à 16:46 :
Absolument d'accord: acheter français est la première des solutions à la crise. Il vaut mieux acheter une berline conçue et fabriquée en France qu'un gros 4*4 venant de Corée ou d'ailleurs. Acheter en France puis en Europe même si celà doit coûter un peu plus cher. De toute façon, la différence se paiera un jour ou l'autre....
a écrit le 09/12/2010 à 14:33 :
A quand l'éclatement de la bulle immobilière??? (ce n'est en tout cas pas dans leur intèret!!!)
Vu dernièrement, une maison en vente depuis 1 ans sans aquerreur mais dont le prix augmente!!!! cherchez l'erreur
Réponse de le 09/12/2010 à 16:38 :
Belle accélération pour un automne ponctué de grèves, crise dans la zone EURO et hausses d?impôts en perspectives
Évidemment la pierre est un beau refuge comme l'or et pourquoi pas l'art dans ces moments incertains. De plus les taux sont bas (très bas même)
Evidemment il y aura un inversement de tendance car cela ne sera pas toujours le cas ? (à moins d?accroitre à nouveau la durée des emprunts jusqu?à 30 ans ou 35 ans)
Jusqu?à présent les Cassandres ont perdu mais sur les 10 prochaines années ce n?est pas gagné ! Car évidemment l?immobilier est un bon placement à long terme !
Mais on peut aussi avoir une énorme inflation pour absorbée la dette et les dettes de toute une génération. (Plutôt les « soixantenaires » et « septantenaires » qui nous laisserons une belle ardoise et leur maisons pourries à rafraichir !

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