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Marina Torre | 18/09/2012, 12:30 - 453 mots
Ces quelques minutes de vidéo enflamment la toile depuis ce matin. Le candidat républicain à la Maison Blanche, Mitt Romney, y est filmé en caméra cachée en train de dénigrer l'électorat de son opposant face à un parterre de riches donateurs lors d'un dîner de collecte de fonds pour sa campagne.
"47% (d'Américains) qui croient qu'ils sont victimes"
"Il y a 47% de gens qui voteront pour le président quoi qu'il arrive. Très bien, ce sont 47% qui sont avec lui, qui dépendent du gouvernement, qui croient qu'ils sont victimes, qui croient que le gouvernement a la responsabilité de s'en occuper", déclare-t-il dans cette vidéo. Un peu plus tard, il affirme que "47% des Américains ne paient pas d'impôt sur le revenu".
VOIR : La vidéo qui enflamme la campagne américaine
"Vous n'allez pas le croire"
Même s'il était encore tôt outre-Atlantique, les réactions n'ont pas tardé. Peu après la mise en ligne de cette fameuse vidéo, l'une des directeurs de campagne de Barack Obama, Jim Messina a publié un texte laconique sur le site du démocrate, intitulé "vous n'allez pas le croire". "L'homme qui a prononcé ces mots - qui fait preuve d'un tel dégoût et dédain à l'égard de la moitié de nos concitoyens américains - est l'autre choix pour la présidence des Etats-Unis. Il veut diriger notre pays", écrit-il avant de faire un appel aux dons pour financer la campagne.
Sur les réseaux sociaux, particulièrement actifs pendant cette campagne, le sujet fait partie des plus fréquemment évoqués par les internautes.
Des propos "à l'improviste"
L'ancien gouverneur du Massachusetts regrette déjà ses propos. Il a reconnu ce mardi qu'ils n'étaient "pas formulés de manière élegante" et avaient été prononcés "à l'improviste". Il a réclamé la diffusion de l'ensemble de la vidéo, au lieu des morceaux de film publiés.
VIDEO Mitt Romney a répondu à cette polémique naissante au cours d'une conférence de presse filmée.
Le magazine américain Mother Jones s'est offert une vrai pépite avec ce scoop mis en ligne sur son site dans la nuit. Dans l'article qui accompagne la vidéo, il rapporte d'autres propos qu'aurait tenu le candidat. "Si j'étais né de parents mexicains, j'aurais eu plus de chance de gagner", cite ainsi le magazine qui a publié plusieurs vidéos plutôt compromettantes. Dans l'une d'elles, on peut voir le candidat détailler sa stratégie de campagne. Son but, pour convaincre la frange de l'électorat la moins acquise à Barack Obama, est d'affirmer que "le président a déçu".
Obama toujours en tête
Ces quelques minutes risquent fort d'entamer sa popularité, alors qu'un sondage publié lundi semblait pourtant indiquer qu'il se rapprochait de son opposant. Si le président-sortant reste bien en tête à moins de trois mois du scrutin, l'écart s'était resseré de 5 points de pourcentage selon un sondage Ipsos pour Reuters.
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Paul a écrit le 19/09/2012 à 22:22 :
Pour gagner la liberté, il faut ouvrir les aîles...
Kévin a écrit le 19/09/2012 à 22:17 :
Ce qu'on aimerait voir c'est une meilleure communication, il doit s'ouvrir...
Job a écrit le 19/09/2012 à 21:54 :
Ce qu'il devrait faire c'est vivre la vie d'un pauvre à la rue et d'un employé des classes moyennes, alors... combien d'efforts pour le job en face?
Paul a écrit le 19/09/2012 à 21:42 :
On sera heureux de savoir ce que la première démocratie au monde communiquera, nous parlons en terme de communication entre les citoyens et de résultats, est-ce conforme au voeu de Washington: la liberté à condition de la sécurité.
Corso a écrit le 19/09/2012 à 16:30 :
La question posée par Mitt romney n'est pas celle du seuil de pauvreté ou du nombre de pauvres mais de la solution qui doit être donnée au problème dans les 4 ans à venir. Le constat du nombre de pauvre est le bilan de Obama. C'est lui qui avait dit qu'il disposait d'une solution qui n'est jamais venue mais a été remplacée par l'expulsion de millions de non américains. Si cette mesure est adaptée en ces temps de crise elle montre néanmoins que la lutte contre le chômage n'a pas été une priorité pour le locataire de la Maison Blanche, bien au contraire puisque'avec une solution des Q.E, purement financière, c'est de l'inflation et un déclin du pays qui a été organisé. La solution pourtant est de donner plus d'emploi en remettant l'économie en marche par des investissements et du business, ce qui est le métier de Mitt Rommey, pas d'effectuer un traitement social du chômage. Il est indispensable alors dresser un bilan des défaillances du système américain et de pointer du doigt ceux qui pensent qu'il n'y a qu'à distribuer parce que le pays est riche. Il est à noter que 51% de la richesse du pays repose sur de l'immatériel soit une bulle qui si elle n'est pas soutenue par des solutions économiques court le risque d'exploser. La position du pays étant grave, les solutions ne peuvent être agréables. Mitt Romney défend une posture réaliste et compétente bien que son expression personnelle ne soit tout à fait au point. Ses opposants manient le terrorisme snobinard qui voudrait que les problèmes du pays soient secondaires et qu'il faudrait s'occuper des problèmes des gens ou qu'en le faisant uniquement on règlerait par miracle ceux du pays. Coups bas, vidéos cachées par un serveur, mensonges sont devenus désormais les armes de son opposant, sans doute parce qu'il n'a plus aucune réponse sérieuse à apporter.... On semble croire que la réunion des malins et des rieurs formeraient une ligne économique convenable. Malheureusement non.
lemans a écrit le 19/09/2012 à 00:18 :
Romney dit L'EXACTE verite quand il denonce la mentalite socialo,des assistes qui veulent vivre au crochet des autres et ne jamais se prendre en mains et les democrates sont bien des pures socialos.
Mordr akheen a répondu le 19/09/2012 à 09:17:
vous ne devez vraiment pas bien connaitre les américains ni les Etats Unis pour raconter une anerie pareille . Les gens dépéndants du peu qui reste du Medicare et des aides sociales n ont rien rien ou peu s en fauit quand vous voyez un pompiste de 80 ans faire du service de nuit oui une famille "vivre" avec 400dollars par mois vous comprendrez dans quel etat de misére sont certains américains Confondez pas avec ce qui se passer chez nous ou des parasites pompent le systeme en se reposant sur le travail des autres ce sont deux extremes
Corso a répondu le 19/09/2012 à 16:46:
La problématique de l'amérique a toujours été l'immigration, toutefois le pays a aussi toujours pris soin d'en limiter les méfaits par un niveau de chômage insatisfaisant mais très bas. Il s'est soudainement fortement dégradé avec Obama qui a mis en place des mécanismes pour des gens qui ne voulaient pas travailler. Le pompiste que vous évoquez @Mordr akheen est certainement arrivé il y a quelques années seulement. Les américains de souche doivent-ils payer sa retraite ? Quant à la famille à 400 (!) dollars (chiffre très probablement inventé) elle doit être, elle, sur le territoire de la veille. Mais il existe effectivement aux USA des gens à qui l'on a dit qu'ils pouvaient se contenter de ne pas travailler ou de vivre volontairement de manière marginale pour ne pas "entrer dans le système". C'est précisément ce point qu'il faut corriger. Obama peut certes continuer à distribuer du faux rêve un temps, il devra à un moment donné si malheureusement il est réélu servir du chagrin et des larmes et nous ne gagnerons rien en France à un pays affaibli. Autant faire l'effort pendant qu'une solution solide s'offre au pays.
Tomibiker a écrit le 18/09/2012 à 23:46 :
En France, on a toujours été dans le déni de réalité, dire que la moitié des gens sont des assistés qui vivent sur le dos des autres ou qu'ils ne paient pas un sous d'impôt fédéral est bien la réalité comme en France mais en pire car en France il y a plus de pauvres mais pas avec 25% de prélèvements fiscaux mais 56% et en plus on crache sur les riches, heureusement que les moeurs ne sont plus ceux de 1789, sinon les pauvres riches auraient été guillotinés.
Alexandre a répondu le 19/09/2012 à 12:14:
Il y a plus de pauvres aux Etats-Unis qu'en France : environ 12% de la population des USA vivent en dessous du seuil de pauvrete contre environ 7% en France (avec des criteres de pauvrete plus larges).
Kazbo a écrit le 18/09/2012 à 23:08 :
Dire la vérité à propos des gens de gauche leur fait mal. Mais cela reste quand même la vérité ce que le candidat républicain a dit. Donc je l?approuve. De surcroît, le début du redressement, que ce soit au niveau de l?individu, ou au niveau de l?entreprise ou même de l?Etat, passe toujours par l?acceptation de la réalité telle qu?elle est et non déformée par les lunettes idéologiques. Dois-je ajouter, que les propos tenus par le candidat républicain s?appliquent à tous les Etats occidentaux, juste la proportion change un peu. Pour la France, et en tout cas pour les Dom-Tom, je pense que le pourcentage est même plus élevé.
nico a écrit le 18/09/2012 à 22:15 :
Finalement l'Amérique comme l'Europe est à la croisée des chemins. L'échec de la société des riches avec l'endettement de l'Etat et le chômage de masse doit faire que les citoyens doivent la changer. La situation est pire aujourd'hui que demain et certain s'enrichissent afin que des millions soient sur le carreau. Reste entier le chômage récurrent: il faut donner les moyens de vivre à ceux à qui l'on ne veut pas donner de travail. En Europe, il faut faire une place aux jeunes. Enfin, qui doit payer les déficit? Voyez les écarts de salaire entre le demi million qui gagne son million et les classes moyenes qui triment, enfin les fonctionnaires à vie et les exclus à vie... bref, un réel problème d'honnêteté.
Titi a écrit le 18/09/2012 à 19:42 :
Tiens, j'ai cru voir une Rominet !
Mordrakheen a écrit le 18/09/2012 à 15:08 :
avec toutes les gamelles qu il cumule M Rodnay commence à faire une belle collection à défaut de président des USA il pourra devenir vendeur de vaisselle... Une réflexion me vient derniére présidentielle duo Mc Cain/Palin cette année duo Rodnay/Ryan (pas Jack malheureusement les fans de Tom Clancy comprendront :) Est ce une volonté du camp républicain de présenter les plus catastrophiques candidats possibles histoire d être surs de ne pas passer et laisser à Obama le traitement de la crise et eventuellement présenter un vrai cador ensuite ?? C est quand meme curieux il y a des gens bien plus brillant (y a pas de mal vous me direr ) dans leur parti
Mordrakheen a répondu le 18/09/2012 à 15:30:
C est Romnay sorry pour la coquille:)
Tyler a répondu le 18/09/2012 à 17:03:
Bon en meme temps quand on decode les mesures des republicains et leur ideologie, cette phrase les resume assez bien, ce n'est pas en soi une grosse revelation... C'est le typiquement le genre de phrase que Thatcher aurait sorti en pleine conference de presse devant un parterre de journalistes... Bon evidemment, du coup les formes et le lyrisme n'y sont pas, et ca, c'est tres negatif pour son image...
simple citoyen a répondu le 18/09/2012 à 18:39:
Une mayonnaise tout au plus, que cherchent à monter les pro Obama, dont une majorité de médias aux US. Qu'y a-t-il de si choquant de dire que l'électorat d'Obama croit qu'il ne doit sa survie qu'à l'état fédéral? C'est uen réalité, et Obama en tant que président a tout fait pour cela, multipliant de fait les mesures les apauvrissant tout en prétendant les défendre. La dernière en date état le fameux plan destiné à aider les ménages surendêtés avec leur prêt immobilier, dont on voit bien qu'il ne leur bénéficie nullement, mais au contraire sert les banques. Tout le monde voit bien qu'il y a un intérêt évident à se retrouver du bon côté du gouvernement en ces temps difficiles, et alors que celui-ci a choisi une politique de prébendes et de clientèlisme comme nul autre ne l'avait fait auparavant. Est-il besoin de rappeler la différence de traitement entre les salariés non syndiqués et syndiqués par l'état fédéral? Traitement si injuste qu'ils ont été amenés à attaquer l'administration? Est-il besoin de rappeler que cette administration a élevé au rang de moyen légitime le service des intérêts particuliers par les différentes agences fédérales, là où les élus du peuple refusait de l'entériner? Tous ces éléments sont de nature à laisser penser qu'à défaut de faire partie des initiés, il vaut mieux un état qui vous loge et vous nourrit qu'un état qui risque de ne plus le faire sans pour autant réduire sa sphère d'influence et la réglementation kafkhaienne qui l'accompagne. Car tel est le doute concernant Romney s'il devait être élu: retirera-t-il le filet de sécurité relatif de ce "socialisme" rampant, sans pour autant remettre en cause les excès de l'état fédéral et sans libérer les énergies créatives en redonnant de l'air aux PME. Enfin, pousser absolument les programmes comme les bons alimentaires est une chose, mais quand on voit ce que coûte déjà aux américains (et ce n'est que le début) sa politique de débasement du dollar, pour sauver au final les banquiers de WS, et non les pensionnés qui sont l'excuse de le faire, on se dit que Romney n'a pas tout à fait tort. Reste donc à savoir ce qu'il fera effectivement lui-même, et s'il ne poursuivra pas dans les mêmes errements en continuant à laisser l'état fédéral envahir petit à petit tout espace de liberté et saisir toute once de pouvoir. C'est en tout cas la vraie question que devraient poser les MSM, mais qu'ils se gardent bien de faire, de peur d'indisposer et ne plus bénéficier des avantages que représente une telle concentration de pouvoir, et son utilisation discrétionnaire y compris à leur endroit.