Chute de 29% de la production pétrolière du Soudan du Sud

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Le Soudan du Sud produit toujours plus de 175.000 barils par jour, a déclaré ce dernier, alors que le pays produisait 245.000 b/j avant le début, mi-décembre, des combats meurtriers entre les partisans de Salva Kiir et ceux de son ancien vice-président Riek Machar. (Photo : Reuters)
"Le Soudan du Sud produit toujours plus de 175.000 barils par jour", a déclaré ce dernier, alors que le pays produisait 245.000 b/j avant le début, mi-décembre, des combats meurtriers entre les partisans de Salva Kiir et ceux de son ancien vice-président Riek Machar. (Photo : Reuters) (Crédits : Reuters)
Les combats au Soudan du Sud ont fait chuter de 29% la production pétrolière, source quasi-unique de revenu pour le pays.

Les combats au Soudan du Sud ont des conséquences humanitaires. Mais elles pourraient en plus affecter lourdement l'économie du pays. La production pétrolière, source quasi unique de revenu pour le pays, y a en effet chuté de 29%, a annoncé dimanche à Khartoum le porte-parole du président Salva Kiir, Ateny Wek Ateny.

Perte réelles pas encore chiffrées

"Le Soudan du Sud produit toujours plus de 175.000 barils par jour", a déclaré ce dernier, alors que le pays produisait 245.000 b/j avant le début, mi-décembre, des combats meurtriers entre les partisans de Salva Kiir et ceux de son ancien vice-président Riek Machar.

Ateny Wek Ateny n'a pas précisé ce que la baisse représentait en perte de recettes pour le gouvernement, expliquant qu'une évaluation complète serait menée après la fin des combats. "Je sais qu'il y a des installations qui ont été détruites à Bentiu, à Bor et à Malakal, et nous ne pouvons pas faire d'évaluation tant que la guerre n'est pas finie", a-t-il expliqué.

Instabilité et dépendance

Malakal, capitale pétrolière du pays, est depuis dix jours sous le contrôle de rebelles engagés au côté de Riek Machar.

Le Soudan du Sud a obtenu son indépendance en juillet 2011 à l'issue de plus de deux décennies de guerre civile dévastatrice. Il contrôle environ 75% de la production pétrolière totale de l'ancien Soudan, mais dépend entièrement des infrastructures du Nord pour ses exportations.

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