Analyse

Euro: une histoire d'amour avec les marchés qui a mal tourné

Florence Autret, à Bruxelles | 29/08/2012, 07:59 - 1067 mots

L'évolution du rapport entre les marchés financiers et la monnaie unique est au coeur de la crise européenne. Adhésion puis incompréhension ont alimenté le sentiment des investisseurs qui n'entendent pas perdre la main. Face à cela, les leaders européens doivent faire preuve de réalisme, et adopter des solutions pragmatiques, comme l'intervention de la BCE sur le marché de la dette, pour reprendre la main face aux marchés.

« Les marchés, c'est comme le cul : 30% de sentiment et 70% de technique », disait un trader. On peut débattre des proportions. On pourrait même en tirer un quizz de fin d'été sur papier glacé : « Quelle part sentiment et technique prennent respectivement dans vos relations sexuelles : 30/70 ? 50/50 ? 70/30 ? Cochez une case et décryptez votre personnalité ». En attendant, cette histoire de pourcentage vaut bien d'autres théories sur l'amour ou sur la finance. Elle n'est peut-être pas inutile pour lever la brume de chaleur qui plane au-dessus de la zone euro.

Un amour de dix ans

Longtemps les relations entre la monnaie unique et les marchés ont bel et bien été basées sur le sentiment. Il y avait des raisons à cela, même si c'était des raisons que la raison ignore. Dans ses premières années, l'euro avait une certaine fraîcheur, beaucoup d'ambition et l'appui de parents richissimes : les économies les plus développées d'Europe. Les investisseurs l'ont adoptée, préférant ignorer ses vices cachés ou croire qu'ils seraient corrigés avec le temps. Ils lui ont fait crédit. L'amour a duré dix ans.

En 2009, l'amant a commencé à se raviser. La crise a révélé sa face sombre, la plus intraitable et la plus calculatrice, celle de la spéculation. Depuis que les marchés sont passés sous l'emprise des spéculateurs, leur relation avec l'Europe est allée de mal en pis. Les « spreads » (le différentiel de crédit des pays de la zone euro par rapport à l'Allemagne), ce baromètre inversé de l'amour que les investisseurs portent à l'union monétaire, ont grimpé comme jamais. Ils sont la preuve irréfutable que ces derniers dénient désormais toute existence à celle qui fut leur douce. Dans l'intimité des salles de marché se joue une partition odieuse, une exécution silencieuse aux conséquences tragiques. Les marchés jouent contre la monnaie unique et contre l'Europe. Ils la manipulent. Ils la retournent contre elle-même.

L'euro ne peut vivre sans les marchés

Au point où l'on en est en cette fin d'été 2012, il n'est pas nécessaire d'être Dr Love pour deviner que le temps de l'amour ne reviendra pas de si tôt. Il est tout aussi inutile de s'appeler George Soros pour constater que l'euro ne saurait vivre sans les marchés, pas plus que les investisseurs ne peuvent se passer de la monnaie unique. Les deux doivent continuer à coucher ensemble. C'est tout le problème. Et c'est aussi ici que la théorie du trader trouve toute sa pertinence. Les sentiments morts, le moment est venu de sortir les menottes du tiroir. Vous avez dit les menottes ? C'est une façon de parler.

Pour l'instant, les dirigeants politiques de la zone euro ont uniquement voulu avoir recours à la chirurgie esthétique : réforme de la gouvernance par-ci, sommets à répétition pour gommer les tensions par-là. Rien qui change vraiment la donne. Pourtant, et même s'ils hésitent à s'en servir, l'attirail technique est déjà sur la table : ramassage de papier sur le marché secondaire, LTRO (Long Term Refinancing Operation : Prêt Long Terme accordé par la BCE aux banques) pour irriguer le secteur bancaire.

Et depuis peu, on parle aux derniers étages de la BCE à Francfort d'une stratégie « anti-spreads », autrement dit d'une intervention automatique sur le marché secondaire qui permette de fixer un niveau maximum de taux d'emprunt pour les souverains européens. Voilà qui changerait vraiment et durablement le rapport de forces. Une intervention sans limite et prévisible de l'institut monétaire casserait littéralement le marché, car dans ce cas un seul et même acteur (la BCE) est simultanément du côté de l'offre et de la demande. Ce serait au tour de la demande (les investisseurs) de se voir dénier toute existence.

De cette stratégie, hélas, certains à Francfort, ne veulent pas, particulièrement du côté de la Buba, la banque centrale allemande. On pourrait ici gloser sur les effets contreproductifs, dans la situation présente, du sentimentalisme allemand qui les empêche de s'adapter à la situation et de jouer la force. On pourrait également regretter que la connaissance des jeux de l'amour des Italiens ne s'impose pas. On pourrait. Mais on ne l'oserait pas.

Cesser de prêcher la vertu

Et pourtant, reconnaître que l'amour est mort et cesser de prêcher la vertu permettrait peut-être de sauver la monnaie unique de la désintégration à laquelle son amant la promet. Une intervention automatique, au-delà d'un certain niveau de taux, retournerait le rapport de force. C'est une stratégie classique et bien connue en matière de change. Cela tue le marché. Point à la ligne. Comme par hasard, certains opérateurs du marché sont du côté des sentimentaux. Ils disent que c'est très risqué, voir impossible, que c'est mettre en jeu la crédibilité de la BCE, etc. Le contraire eut été surprenant. Ils veulent garder le dessus.

Il serait peut-être temps aussi pour l'Europe de chercher un peu à diviser pour régner. Car certains investisseurs sont désormais las de cette relation perverse qui mine l'économie européenne depuis plus de deux ans. Comme Souchon, ils veulent « du cuir ». « Foin des tabous. Banquiers centraux, lâchez vous ! » : telle est la plainte qui monte des salles de marché.

De son côté, la monnaie unique devrait accepter l'idée qu'elle a vieilli et cesser d'attendre son salut de quelques couteuses opérations plastiques. Au lieu de cela, elle ferait mieux de soigner ses troubles de la personnalité et de regarder avec lucidité le prix qu'elle doit consentir pour continuer à vivre si divisée en elle-même, indécise et velléitaire, comme une éternelle adolescente. Le moment est venu pour l'Europe de cesser de subir ce désamour et de jouer sur un registre plus réaliste et plus cynique, de retrouver de l'autonomie. Le moment est venu de mobiliser les 70% qui ont été laissés de côté jusqu'à présent pour qu'à nouveau tout le monde y trouve son compte et qu'elle cesse de jouer le rôle de la victime.

Pour autant, elle ne devrait sous-estimer ni son intelligence, ni ses atouts. Aux yeux des investisseurs, les Etats européens n'ont pas tant que cela de concurrents. Les pays émergents sont certes jeunes et en pleine croissance, mais ils sont aussi instables et capables de coups de tête. L'Europe n'est pas si vieille et moche qu'elle ne puisse plus encore poser ses conditions. En fait, ses principaux ennemis sont sa candeur et son manque d'amour-propre. Si elle le réalise, tout espoir n'est pas perdu qu'un jour les sentiments renaissent. En bonus.

Commentaires

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Arthorg a écrit le 29/08/2012 à 13:57 :

Peut être (probablement) que les spéculateurs jouent un jeu dangeureux avec l'euro. Mais permettre à la BCE d'intervenir sans limites ni contreparties, ne fera qu'envoyer un signal aux états de l'UE qu'ils peuvent continuer à creuser leurs déficits ; la BCE étant là pour "couvrir".

churchill a répondu le 29/08/2012 à 15:35:

oui, se voter la retraite a 50 ans en expliquant que c'est paye par personne, si vous voyez a qui on pense...

jeff a répondu le 29/08/2012 à 16:46:

Faut arrêter de dire que les Etats prévoient de dépenser sans compter. Le consensus politique est de réduire le poids de la dette. La seule question qui reste ouverte est celle ci: à quelle vitesse? Les pragmatiques (comme les Américains) disent qu'il faut prendre son temps, qu'il faut aussi penser à réduire le chômage et relancer la croissance et penser à investir dans l'innovation et les secteurs qui créeront les richesses de demain. Les idéologues (Berlin...qui réagit comme ça car le pays est vieux, et les vieux ne se projettent pas dans l'avenir) qui prônent une réduction des déficits coute que coute, quitte à laisser un champ de ruine. Rdv dans 10 ans pour voir qui a raison.

Marie a répondu le 30/08/2012 à 08:54:

Oui Jeff les deficits nous coutent chers car les secteurs qui créent de la richesse n'en créeront pas suffisament pour payer l'addition des interets et du capital du. Tout au plus ces secteurs à moindre ou fort potentiels sont ponctionnés par les charges et impots, qui ne leur permettront pas de degager suffisament de Cash Flow pour réinvestir et embaucher. Moralité des finance publiques fortement assainies laisseraient à nous franais plus de marge de manoeuvres financieres pour investir developper et croire en l'avenir

Arthorg a répondu le 30/08/2012 à 13:32:

@jeff : je n'ai pas dit que la BCE ne devait pas intervenir, mais qu'elle ne devait pas intervenir SANS limites ni contreparties. Ce qu'il faut bien comprendre c'est que le paiement des intérêts est en train de devenir le premier poste de dépense des états. Les pays concernés n'arrivent à équilibrer leurs budgets et donc continuent à creuser leurs dettes et le coût financier de celle-ci. C'est une fuite en avant et la faillite assurée. En 30 ans (de 1980 à 2010 - cf Wikipédia) elle est passé de 20% du PIB à plus de 80%, soit +300% ! Combien de temps croyez vous que cela va encore durer à ce rythme là : 5, 10, 15 ans ? Mais ensuite ?

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Paris2012 a écrit le 29/08/2012 à 11:38 :

Encore et toujours les vilains spéculateurs, ceux qui ne pensent qu'à l'argent, ceux surtout qui n'ont en tête que le mal et surtout faire du mal. Mais quand passerez-vous à l'âge adulte et quand regarderez-vous les choses en face ? L'occident est malade de ses dettes et ailleurs les gens travaillent et veulent s'en sortir sans les mêmes avantages sociaux, sans les mêmes contraintes dans un monde différent.

Bili hari a répondu le 29/08/2012 à 13:56:

Rarement vu un article aussi con, qui n'est même pas capable de souligner la raison essentielle de cette crise, les dettes souveraines.. La Tribune est tombée bien bas en acceptant de publier de telles fadaises.

Personne a répondu le 29/08/2012 à 14:28:

Rarement vu autant de personnes prétendre comprendre des choses que personne ne comprend. Personne ne parle de la séparation plus que nécessaire des banques de dépôt et des banques d'investissement. Personne ne mentionne la fin de la convertibilité du dollar comme étant le début d'une finance mondialisée et malsaine. Personne ne parle de l'endettement privé (pourtant cause de la crise des subprimes) qui croit tout aussi vite que les dettes souveraines. Personne ne parle du budget européen ridiculement faible. Personne ne parle du protectionnisme (que nous devons nécessairement organiser nous aussi) mis en place par les "parfait" émergents. Personne ne parle du Yuan très fortement dévalué qui tue la compétitivité mondiale. Personne ne sort du clivage gauche droit, marché contre prolo. Je suis personne, et je ne connais rien sur tout ça, mais ce que je sais c'est que oui, les marchés (ce qui ne veut rien dire tant le nombre et la différences des personnes physiques et morales que se cache derrière ce nom est hétérogène) sont en cause, et que oui les Etats sont en cause. Je ne suis pas pour une théorie du complot, je ne suis pas un dépressif aux tendances suicidaire, je suis pensant, résonnant, impliquant et sûr d'une chose, la personne qui a crée la première voiture voulait faire, mais aujourd'hui son développement fait des milliers de morts sur les routes chaque année, est-ce pour ça qu'il faut arrêter d'utiliser les voitures ? Non ! Est-ce pour ça qu'il faut dire : "bof, quelque milliers d'accidents mortels, ce n'est rien au regard de tous les services rendu par une auto, laissons faire, la main invisible prendra le relai." ? Non ! Il faut réfléchir, encadrer, éduquer, innover, réglementer? Bref, je suis personne.

Simpson a répondu le 29/08/2012 à 20:05 depuis un Iphone :

Moi je dis chapeau bas à personne, ne serait-ce pas l'auteur de l'article qui se ce cache derrière toi Personne ? :)

Tout le monde a répondu le 30/08/2012 à 06:25:

Bof, sans plus.

Personne a répondu le 30/08/2012 à 10:14:

Non, ce ne serait ni très pro, ni très courageux

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FilDeFer a écrit le 29/08/2012 à 10:18 :

Les faiblesses intrinsèques de la monnaie unique ne sont pas le fait des marchés, mais relèvent de sa conception. "Les marchés jouent contre la monnaie unique et contre l'Europe": Est-ce spéculer que de considérer que la zone Euro court de graves dangers et que certains opérateurs souhaient se prémunir contre ce risque? Les contreparties de ces opérateurs méfiants prennent une vue inverse. Spéculent-elles? L'intervention automatique que l'auteur préconise -tout du moins lui a-t-on soufflé cette idée- aura bien la conséquence indiquée: tuer le marché, donc (presque) plus d'acheteurs et (beaucoup) de vendeurs, et finalement plus de refinancement de la dette. Pourquoi pas. Cet article est consternant sur le fond et sur la forme et, comble, l'auteur confond les phénomènes monétaires avec le marché de la dette. A ces graves lacunes s'ajoutent les métaphores douteuses en plus des erreurs grammaticales.

DRRW a répondu le 29/08/2012 à 13:10:

Le marche a besoin d'etre aux ordres sinon il s'autodetruit. En csq, soit les autorites eeuropennes dominent le jeu, soit elles le subissent auquel cas tout le monde y perdera. Entre le choix de vie et de mort, il y a la domination et le marche adore etre domine et courbe l'echine. Desole que cela vous peine.

@DRRW a répondu le 30/08/2012 à 09:48:

Non on en est pas à qui domine qui. Les autorités européennes et tous les états qui composent l'europe doivent d'abord faire le ménage chez eux. Pour ne plus etre dependant des marchés il convient de ne pas y avoir recours avec le couteau sous la gorge. C'est à dire en d'autres termes que des finances publiques assainies, et des budgets uniquement financé par l'impot sont la voie vers laquelle il faut tendre le plus vite possible. Pour cela il faut aussi arreter de batir les budgets sur des hypotheses de croissances fallacieuses mais sur une croissance 0. Si plus tard la trésorerie du pays devient excedentaire alors l'impot pourra etre abaissé autant vers les individus que vers les entreprises et alors la croissance , l'innovation, la consommation pourront repartir

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Albatros a écrit le 29/08/2012 à 10:08 :

On en est toujours au même point : euro or not euro ? Avec l'euro, c'est chômage assuré, rentiers rassurés, gros efforts à faire pour remettre à flot notre "compétitivité" (un coup de CSG ou TVA pour diminuer les charges patronales) et peu de possibilités d'emprunter pour investir (genre plan Sarko) : bref, pas la joie pour les jeunes. Sans l'euro, c'est possibilité d'investir, retour d'un peu de compétitivité, mise à mal des rentiers cause inflation mais possibilité d'innover dans un autre modèle de société. je comprends que de plus en plus de gens soient partisan de la sortie de l'euro.

M92 a répondu le 29/08/2012 à 11:11:

Sans l'euro c'est une inflation de 25% par ans pendant 10 ans, donc evolution de la dette egalement de 25% par ans pendant 10ans, ca veux dire plus de cash dans les caisses de l'etat donc plus d'aides plus de retraites, plus de allocation chomage, chomage qui explose car toute les entreprises se barrent. En gros, s'est un cataclysme economique sur les 15 années qui arrivent... C'est ca que vous voulez pour les jeunes? Au moins si cela se produit, on ferra les reformes structurelles qu'il faut car on aura plus le choix... Mais bon , y sera deja trop tard...

albatros a répondu le 29/08/2012 à 11:35:

J'attendais un commentaire sérieux, pas la prédiction de la météo pour les 10 ans à venir (comment faisait on avant l'euro; comment de Gaulle a redressé la france d'après guerre). Personnellement, je n'ai pas de préférence mais je constate que rester dans l'euro nous condamne à un chômage de masse. Pour la dette, Fiorentino nous prédit inévitablement une restructuration de 25% un jour ou l'autre.

Clyde a répondu le 29/08/2012 à 15:03:

@ M92: votre intervention est digne d'un cancre de 1ère ES en économie. Comment parvenez vous aux 25 % d'inflation par an pendant 10 ans si ce n'est en ânonnant des inepties sorties de je ne sais où ? La consommation finale en France est impactée entre 20 et 25 % par les importations, ce qui signifie que 75 à 80 % des prix ne seraient pas touchés par un retour au franc puisqu'il s'agit de production nationale. Ensuite, acheter plus cher (si dévaluation) 20 à 25 % de la consommation finale se quantifie sur la valeur du produit à l'arrivée aux "frontières". Or cette valeur n'est pas celle du prix d'achat. Si vous achetez une télé 1000 euros chez votre distributeur par exemple, ce prix inclut l'ensemble des coûts relatifs à sa distribution (transport à l'intérieur du pays, conditionnement, salaires, charges, marge etc...). Le prix à l'entrée sur le territoire, c'est seulement celui-ci qui sera impacté par la hausse. Et cette télé, elle arrive avec une valeur de 300 euros en France et 25 % de 300, ça fait 75. Vous paierai donc 1075 au lieu de 1000 et non 1250, soit une hausse de 7.5 % et non 25 %. Voilà pour l'exemple. La stratégie de la terreur fonctionne encore quand on lit certains commentaires, même si elle perd fort heureusement de sa force. Les prophéties apocalyptiques et autres théories du chaos marchent de moins en moins car elles ne résistent pas à l'analyse. Je pourrais aussi me lancer, dans la foulée, sur la bêtise de considérer que la France serait la seule à sortir de l'euro. En effet, l'euro ne résisterait pas à la sortie du 2ème contributeur après l'Allemagne et qui dit retour au franc dit retour aux monnaies nationales pour tous les pays. Et là, accrochez vous bien M92, nos importations en provenance d'Italie ou d'Espagne coûteraient encore moins cher car leur monnaie serait dévaluée par rapport à la nôtre. Allez, à vos cours.

Thargor a répondu le 29/08/2012 à 17:32:

Albatros : Comment De Gaulle a redressé la France : en raison du manque de main d'oeuvre on a fait venir de nos colonies des travailleurs que nous avons exploités à la limite de l'esclavagisme. Nous avons déjà la main d'oeuvre, malheureusement elle n'a pas envie d'être exploitée de la même façon. Clyde : ton commentaire ne tient pas la route. Si au lieu de payer 1000 tu payes 1075 et que les 75 partent à l'étranger, tu appauvris encore plus la France. Si tu importes d'Espagne ou d'Italie pour moins cher, tu dévalorises le travail des Espagnols et Italiens et ce sont eux que tu appauvris. Dans l'histoire les vrais gagnants ce seraient ceux qui font du change et qui se prendraient à nouveau une commission. J'ai adoré lire ta vision étriquée et O combien répandue. L'euro est un bon départ, mais son application a été mal faite : il aurait fallu des politiques forts, capables de nous faire comprendre, à nous français que nous devions abaisser notre niveau de vie pour permettre à nos voisins européen en retard de le rattraper. Mais bon, l'être humain a très souvent du mal à accepter des sacrifices pour que son voisin (ne parlons donc pas d'inconnus/étrangers/autres) en profite.

Clyde a répondu le 30/08/2012 à 10:08:

Si ma vision est étriquée, que dire de la votre ! Je parlais d'inflation seulement (pour répondre à M92), pas de déséquilibre commerciaux sans quoi j'aurais ajouté qu'une sortie de l'euro nous permettrait d'exporter bien plus avec une monnaie non surrévaluée comme l'euro et là, on enrichit la France pour reprendre vos termes. Voiloir se farcir quelqu'un, c'est bien, avoir des arguments qui tiennent la route, c'est mieux car dire que l'euro est un bon départ est une plaisanterie. Je vous renvoie à ce qu'est une zone monétaire optimale pour vous rendre compte des failles de votre raisonnement.

@Clyde a répondu le 30/08/2012 à 16:19:

Vous critiquez euro-fédéral, vous critiquez M92 avec des theories basés sur la dévaluation compétitive qui ne marche pas et n a jamais marché. Vous ennoncez comme verité pour acquises (et fausse) que l euro est sur-evalué.... et bien d autre anneries. alors point par point, comment s evalue simplement le cours d une monnaie, aussi simplement qu'un autre bien sur l'offre et la demande de cette monnaie d'une part et sur le montant de cette monnaie en circulation, or dans les 2 cas la BCE est la seule a preserver le cours de cette dite monnaie, elle limite l'inflation, la création monnetaire. Or en contrepartie nous avons d un cote le roi dollar pour lequel les USA font marcher a plein la planche a billet et de l autre le Yuan que la Chine fait tout pour garder à un niveau tres bas pour favoriser ses exportation au détriment de son economie interieure. Ajoutons a cela un élément moins palpable "la confiance" la encore malgré de qu on entend et peut lire, beaucoup font plus confiance a l UE pour préserver le cours de l euro, que les USA et la Chine pour préserfver la leur. Je vous rappelle egalement que les USA sont un etat fedetal, comme la Suisse et bien d autre pays. Autre point a souligner que beaucoup oublient, pourtant cela a etait dit dans ce journal et d autre l UE dans son ensemble reste et de loin le premier client du reste du monde, donc aucun n a interet a la fin de l UE et de l Euro. Ne pas oubliez que comme toute monnaie l euro n est qu un outil! ce n est ni la cause ni la consequence, le rendre responsable de tout c est comme rendre coupable le marteau avec lequel on se tape sur les doigts.

@Clyde a répondu le 30/08/2012 à 17:02:

Pour continuer, je dirais que le probleme n'est pas l euro mais la maniere dont on s en sert, oui on monque de politique globale europeenne, il suffit de regarder les resultat d'EADS, Arianne espace... et autre pour voir que si on met de cote nos grief intra-zone on est capable de rivaliser et de dépasser nos "concurrent". Regardons aussi de quelle maniere la Chine, les USA agissent sur leur marchés, et comment ils excluent les étrangers de leur marchés par des mesures tant politique que protectionnistes qui vont à l encontre des regles de l OMC, je vous rappelle a ce propos comment EADS s est fait "voler" le marché des transporteur militaire US alors qu"ils avaient remporté 2 des 3 appels d'offres..... Rappelons nous aussi que la Chine bénéficie encore et toujours d accord douanier et commerciaux datant des années 60-70 lorsque c'etait un pays en voix de dévellopement..... Dois je continuer.? Définitivement le probleme ce n'est ni l euro ni sa valeur, c'est la maniere dont usent et abusent nos rivaux internationnaux de nos différents internes pour continuer leur manèges! A cela pas d autre solution que enfin Elire un vrai président de l UE qui parlera au nom de cette UE pour négicier les accords en son nom et pas envoyer 17 ministres ou président de petit pays qui ne font pas le poid sur la scène internaitonnale..... Et je vois certain arriver avec leur exemple de "réussite" jusqu a il y a peu l Argentine, ou le Brésil, je les renverrai volontier aux derniers articles concernant ces pays...... ISOLE on ne fait pas le poid et on ne le fera jamais face aux mastodontes Americains, Chinois et bientot Indien! le salue est dans l'UE vous pouvez dire ce que vous voulez mais 60M d'habitantsd'un petit pays nommé France vu par le reste du monde comme un petit pays ne fera jamais le poids, alors qu'un Etat Fédéral de 25 Etats, parlant d'une seule voie pour défendre ses interets, la on l écoute et on négocie! Faut revenir à la réalité on a pas de petrole, on a pas d'uranium, plutonium ou matériaux nucléaire, on a pas de terre rare, notre système social s'éffondre, nos université et centre de recherche n ont pas assez de moyen qui fait que les publications et brevets sont déposés à l'étranger, on a pas de mastodonte de l'informatique ou de l internet.... Et vous voulez en plus qu'on en reviennent au Franc en s'isolant du reste de l europe et du monde????? Vous etes au mieux un réveur idéaliste! La réalité est qu on vit dans un monde globalise et une economie mondialisée, rien que le fait d'utiliser les outils moderne et comme ici commenter un article sur le net en est l illustration même. La question est alors comment on fait pour tirer notre épingle du jeu? je n ai pas la réponse mais ce n'est certainement pas en revenant en arriere qu'on aura la réponse.

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mais oui ! a écrit le 29/08/2012 à 10:04 :

très bonne citation introductive !

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la pluie a écrit le 29/08/2012 à 09:58 :

Cette amour est comme un mariage forçé car il a été imposé à la plupart des français majoritairement,donc cela ne peut pas marcher,et ça confirme de plus en plus, divorçons une bonne fois pour toute,mais voila les politiques eux ne veulent pas divorcer car ils ne veulent pas perdre tous les avantages financier et autre que ce mariage leur améne.,sans trop de travail,il n'y a qu'a voir les caméras caché qu'avait fait des journalistes allemands sur les politiques qui venaient pointer le vendredi matin et rentré chez eux par la suite,et la rachida dati au parlement européen,c'est un gag à elle toute seule,voila les seuls gagnants de cette europe les politiques.

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la pluie a écrit le 29/08/2012 à 09:48 :

A la tribune,vous avez bien résumé le titre comme en amour quand ça ne va plus on se sépare,sinon cela fini toujours trés trés mal,et c'est ceux qui va arriver à l'europe et à l'euro,si on n'en sort pas avant l'irréparable.

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DRRW a écrit le 29/08/2012 à 09:30 :

Voila la solution: la poesie...Tres bel et bon article. je rajouterais seulement ue cette hesitation europeenne si bien decrite s'explique par une emprise ideologique tendant a faire des marches l'alpha et l'omego de la vie economique. Ce qui est "drole" c'est que se sont maintenant ces memes marches qui denoncent le manque d'action... Merci de nous faire un article sur le poids des banques US et Uk sur ce que tout le monde appelle le marche...

oh oui ! a répondu le 29/08/2012 à 10:07:

un article très jouissif.... dommage qu'on n'en soit là quand même en europe

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eurofederal a écrit le 29/08/2012 à 08:52 :

Certes, il y a la dettes des états, mais le vrai problème de l'euro n'est-il pas l'absence d'Europe politique? Non pas à l'échelle de l'EU mais de la zone euro? Mme Merkel a raison, il faut un vrai traité fondateur entre nos 17 états mais j'ai peur que ce traité soit un traité à minima sur le modèle de feu la fausse vraie constitution. Nos états jacobins, fortement centralisateurs sont un vrai problème vers l'emergence d'une Zone euro fédérale. Nos voisins allemands, autrichiens, belges, espagnols et italiens ont moins d'état d'âme.....la France continue à croire qu'elle est une grande puissance.....il serait temps que Paris se réveille. Les étangers ne voient en la France qu'un état européen membre de l'UE. Seule compte l'EU et souvent ils pensent Allemagne, parfois Grande Bretagne amsi rarement France. Mais bon, nous avons l'Eu que nous méritons après tout....

DRRW a répondu le 29/08/2012 à 09:34:

Ne vous en deplaise la France reste un grand pays. Elle a certes perdu de son influence mais c'est le cas du monde occidental en general. Arretons donc de nous lamenter et regardons comment changer la donne. Je suis d'accord sur le besoin de reveil. Mais peut etre servira t il a se rendre compte l'investissement francais dans l'europe et le peu de retoursur investissement...toujours comparativement

Clyde a répondu le 29/08/2012 à 10:39:

Les eurobéats et la négation des réalités, c'est quelque chose. Avec eux, la nation n'existe pas alors que c'est le modèle de chaque pays du monde hors UE. A chaque pas forcé vers le fédéralisme, la situation empire mais il faut toujours plus de quelque chose qui ne fonctionne pas et que les peuples dans leur majorité de veulent pas. Eurofédéral, la notion de démocratie est en danger avec des gens comme vous.

arcesilas a répondu le 29/08/2012 à 20:05:

L'Europe-puissance? la bonne blaque ! :-)) Le résultat futur sera identique à ce que nous avons déjà vu: un auto-blocage de toute initiative politique extérieure, les nations peux intéressées par tel sujet bloquant l'action des autres. Le même schéma que celui de la zone euro appliqué à la politique étrangère. Une Etat est puissant quand il le veut. Et il y amille formes de puissances.

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Pour continuer, je dirais que le probleme n'est pas l euro mais la maniere dont on s en sert, oui on monque de politique globale europeenne, il suffit de regarder les resultat d'EADS, Arianne espace... et autre pour voir que si on met de cote nos grief intra-zone on est capable de...

par @Clyde le 30/08/2012 à 17:02

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CARREFOUR 23,17 € -5,10 % down
RENAULT 59,66 € -3,98 % down
SOCIETE GENERALE 30,89 € -3,87 % down
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Libellé Cours Var. Var.
1er janv.
NASDAQ Com.. 0 (c) 0,00 % 0,00 %
NASDAQ 100 0 (c) 0,00 % 0,00 %
S&P 500 1 651 Pts (c) -0,29 % +19,02 %
DOW JONES 15 295 Pts (c) -0,08 % +16,81 %
FTSE 100 0 (c) 0,00 % 0,00 %
NIKKEI 14 835 Pts (c) +2,42 % +39,33 %
RTS Moscou 1 401 Pts (c) -4,60 % -3,72 %
Toronto S&.. 12 658 Pts (c) -0,74 % +2,63 %
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Matières premières
Libellé Cours Variation
Or 1 390,75 $ +0,23% up
Brent 101,11 $ (c) -1,60% down
Wti 92,99 $ (c) -1,92% down
Argent 22,42 $ -0,34% down
Platine 1 455,50 $ -0,14% down
Devises
USD EUR JPY GBP CHF CNY
USD - 0,7743 102,4840 0,6631 0,9707 6,1348
EUR 1,2915 - 132,3610 0,8563 1,2536 7,9214
JPY 0,0097 0,0076 - 0,0065 0,0095 0,0599
GBP 1,5083 1,1674 154,5760 - 1,4641 9,2524
CHF 1,0297 0,7970 105,5620 0,6824 - 6,3198
CNY 0,1630 0,1262 16,6949 0,1081 0,1582 -
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