La transition énergétique peut-elle sauver l'économie européenne ?

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La solution proposée pour favoriser une relance économique en Europe est radicale et a le mérite de l'originalité : déclencher un choc sur le prix du carbone. Plusieurs scénarios sont proposé, le plus offensif étant de fixer une taxe de 100 euros sur la tonne de CO2.
La solution proposée pour favoriser une relance économique en Europe est radicale et a le mérite de l'originalité : déclencher un choc sur le prix du carbone. Plusieurs scénarios sont proposé, le plus offensif étant de fixer une taxe de 100 euros sur la tonne de CO2.
Selon les économistes européens ayant participé à la rédaction de l'Independant annuel growth survey, un choc sur le prix du carbone permettrait de déclencher une vague massive d'investissements capables de relancer les économies européennes et d'accélérer la transition énergétique. Réalisable ?

Pour sortir les économies de l'Union européenne de la crise, plusieurs solutions ont été expérimentées. Aucune n'a fonctionné : " Le chômage a explosé, en particulier celui des jeunes, les inégalités sont de plus en plus fortes et le processus de convergence au sein de l'Union européenne est à l'arrêt complet ", estime Xavier Timbeau, le directeur Analyse et Prévisions, de l'Observatoire français des conjonctures européennes (OFCE)

Quelles sont-elles ? La consolidation budgétaire ? " Elle a fait assez de dégâts en Europe ", estime l'économiste. La politique monétaire expansionniste ? "Elle est indispensable mais elle ne pourra pas résoudre tous les problèmes des économies de la zone euro, notamment la déflation ", poursuit-il.

Le plan de Juncker ? Insuffisant !

Le plan de 315 milliards d'euros proposé par Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne ? "Insuffisant ! Ce n'est pas véritablement de l'argent frais, des investissements nouveaux. Une partie des sommes en jeu devait déjà être dépensée. Par ailleurs, le montage financier est complexe", avance Xavier Timbeau, également responsable du projet Independant annuel growth survey (IAGS ) réalisé par un groupe d'instituts européens qui réunit notamment l'OFCE, l'allemand IMK et le danois ECLM qui propose une alternative un peu folle pour relancer les économies de l'Union européenne. "L'Europe n'a plus véritablement le choix. Les solutions classiques ayant prouvé leur incapacité à sortir l'économie européenne de la crise, il s'agit désormais d'innover ", estime l'économiste qui se fait ainsi le porte-parole des économistes ayant participé au projet. "L'Europe est à un tournant de son histoire économique. Il faut prendre des risques pour que la machine à créer des emplois et de la croissance redémarre ", prolonge Xavier Ragot, le président de l'OFCE. "Il faut arrêter de faire comme si le monde d'hier pouvait continuer à exister. On ne peut pas se contenter de compter les pingouins sur la banquise quand celle-ci est en train de fondre. Avec ses mesures, c'est un petit peu ce que Bruxelles est en train de faire depuis trop longtemps ", poursuit-il.

La relance par l'investissement

Concrètement, il s'agit de relancer l'investissement public, seul capable de relancer l'emploi et la croissance sur le Vieux continent. Comment ? La solution choisie est radicale et a le mérite de l'originalité : déclencher un choc sur le prix du carbone. Plusieurs scénarios sont proposé, le plus offensif étant de fixer une taxe de 100 euros sur la tonne de CO2. Le coût des énergies carbonées explosant sous le coup de cette décision, les États n'auraient pas d'autres choix que d'investir massivement dans les énergies renouvelables, accélérant ainsi une transition énergétique qui peine à se mettre en place. "Il faut profiter de la faiblesse actuelle des taux d'intérêts. Compte tenu du niveau des taux d'intérêts à dix ans, les États et les entreprises peuvent s'endetter à moindre coût sans risque de voir la charge de leur dette augmenter pendant une décennie. Il faut profiter de cette chance ", estime Xavier Timbeau.

S'endetter serait une chance ? Le mot est aujourd'hui tabou et le principe rejeté par nos amis allemands et la Commission européenne. Esquissée dans le rapport Pisani-Ferry -Enderlein, une solution existe pour faire avaler la pilule aux garants de l'orthodoxie budgétaire : il suffit que cette dette nouvelle, qui serait intégrée à un fonds européen dont le montant pourrait s'élever à environ 200 milliards d'euros, soit 2 à 3 points de PIB de la zone euro, ne soit pas pris en compte  lors du calculé de l'endettement d'un pays. Avec cet outil, l'endettement est stabilisé et des marges de manœuvre sont dégagées. En clair, il s'agit de ne plus se préoccuper de faire baisser à tout prix le numérateur du ratio dette/PIB mais d'augmenter le dénominateur.

Un effet nul pour les ménages et les entreprises

Reste une question : les économies européennes, notamment la France, seraient-elles capables d'absorber un tel choc ? "Non, bien sûr. C'est la raison pour laquelle il faut que ce choc soit surcompensé pour les ménages et pour les entreprises", explique Xavier Timbeau égrenant une série d'outils comme des subventions, des bons d'essence gratuits, des aides financières ciblées ou globales, des quotas d'émissions supplémentaires, un soutien fiscal pour les industries électro-intensives, des taxes aux frontières pour empêcher les pertes de compétitivité... " Les solutions ne manquent pas ", estime l'économiste.

Qu'en penses Bruxelles ?

Présentées à Bruxelles la semaine dernière, notamment au commissaire européen Pierre Moscovici ainsi qu'au président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, les solutions formulées dans ce rapport ont-elles des chances d'être suivi d'effet ? Xavier Timbeau l'envisage. "L'inquiétude est grande à Bruxelles. Certaines idées, iconoclastes hier, sont écoutées avec plus d'attention aujourd'hui ", avance-t-il.

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a écrit le 07/01/2015 à 9:03 :
Eh oui! Quand la logorrhée législative et règlementaire ne suffit plus à alimenter l'économie de connivence, on passe directement à la vitesse supérieure en créant un marché à partir de rien et qui soit entièrement soumis et construit de manière à favoriser les rentes et clientélismes en tout genre.
C'est d'ailleurs amusant (si on peut dire) de voir comment le "prix du carbone" devient central dans de telles considérations, bien plus que les réelles technologies de rupture ou d'indépendance énergétique européenne...
On nous bassine à longueur de journée avec le catastrophisme climatique, quand tout le monde sait que le réel danger avec la disparition des réserves d'énergies classiques est le refroidissement climatique. Gageons qu'alors, le CO² vaudra réellement son pesant d'or, car il sera vital pour survivre et produire. Mais il nous en manquera.
a écrit le 18/12/2014 à 0:46 :
A supposer que l'on taxe la tonne de CO2 émis à 100 €, que se passerait-il en France ?
Notre électricité, grâce au nucléaire et à l'hydraulique, est quasiment décarbonée.
Quels sont donc les secteurs les plus concernés par le carbone ? D'abord le transport (gazole, essence), ensuite le chauffage (charbon, fuel, gaz).
On passerait donc au véhicule électrique, et au chauffage électrique (disons plutôt la pompe à chaleur).
Ces transferts d'usage augmenteraient la consommation d'électricité ; ce qui conduirait à construire de nouvelles centrales nucléaires, dont le coût de production est nettement meilleur marché que les éoliennes et autres panneaux photovoltaïques.
Toute autre solution appauvrirait encore plus notre pays.
Réponse de le 05/01/2015 à 19:05 :
A voir l'expérience de l'EPR en Finlande, en France et le projet en Angleterre, construire de nouveaux réacteurs nucléaires n'est pas une solution économique pour produire de l'électricité.

C'est même nettement plus cher qu'avec l'éolien ou le solaire photovoltaïque. Une comparaison entre le tarif d'achat de l'électricité nucléaire EPR en Grande-Bretagne et celui des centrales solaires en Allemagne est révélateur.

A voir sur Energeia un comparatif entre le coût du nucléaire britannique et celui du solaire allemand pour la production d'électricité.

Alors que le tarif d'achat pour le nucléaire EPR sera équivalent à 114€/MWh, en euros de 2013 à augmenter de l'inflation, cela pendant 35 ans, ce tarif était seulement de 95 €/MWh pour une centrale photovoltaïque mise en service au début de 2014 en Allemagne.

Pour l'éolien terrestre, le plus répandu, c'est encore moins cher.

Alors, si l'on arrive un jour à terminer l'EPR de Flamanville, on ne se risquera pas à construire de nouveaux réacteurs nucléaires en France.
a écrit le 18/12/2014 à 0:37 :
On peut financer avec des subventions type ANAH, Agence nationale pour l'Amélioration de l'Habitat, imposable l'année suivant, avec déduction des travaux, voire plus plus pour accompagner les plus modestes.
Cela devrait conduire à des économies importantes. Et, créer des emplois nouveaux, générant des taxes mécaniquement.
a écrit le 17/12/2014 à 18:29 :
Je ne pense pas qu'il faille "surcompenser le choc pour les entreprises et les ménages". Cela fait plusieurs décennies que l'on sait que l'économie actuelle qui ne prend pas en compte les coûts induits dus à l'utilisation abusive des énergies fossiles, fera que ces coûts seront répercutés et même multipliés par la suite. Nous avions tous le temps de nous préparer. Par ailleurs, on voit que cela ne sert à rien d'y aller avec mesure. L'éco-taxe poids-lourds était prévue depuis 2006... 8 ans pour anticiper... la majorité des transporteurs et autres acteurs n'ont pas modifié leurs modèles. Un décideur qui ne sait pas anticiper n'a aucune raison de rester en place. Sa présence cause du tort à tous, car bien sûr, comme un mauvais élève, il saccage tout et perturbe toute avancée bénéfique à la classe... Rien ne sert de prévenir si la sanction ne tombe jamais. Mettons dehors tout ces mauvais gestionnaires et ces Politiques qui font du greenwashing.
a écrit le 17/12/2014 à 18:20 :
Le petit reportage qui accompagne cet article assez peu crédible est rempli de contradictions.
Si l’Allemagne génère plus de 45% de son électricité via des centrales au charbon voire pire à lignite c’est bien sûr lié à l’arrêt de ces centrales nucléaires mais aussi et surtout pour palier à l’inconvénient majeur des énergies renouvelables, éolien et photovoltaïque, qui est leur caractère intermittent et aléatoire. Cela conduit à sur-dimensionner les puissances installées avec ces filières énergétiques (du fait des très faibles facteurs de charges comparées aux centrales thermiques) et à la nécessité absolue de disposer en parallèle de moyens de production fiables à faible inertie de mise en route comme les centrales thermiques à gaz, à charbon ou pire à lignite productrice de CO2. Cela revient à multiplier par un facteur de l’ordre de 3 les investissements nécessaires pour satisfaire à une demande électrique donnée. Ceci explique à la fois la montée vertigineuse du prix de l’électricité à laquelle les allemands sont confrontés, et le fait que l’Allemagne est le plus grand producteur de CO2 en Europe puisqu’elle a fait le choix du charbon et du lignite.
L’Europe mise donc sur une transition énergétique qui sur le plan économique et écologique s’avère être aujourd’hui une aberration. Dans ce contexte la France ne trouve pas mieux que de s’inspirer de son voisin avec à la clé soit un black-out si le renouvellement des centrales nucléaires actuelles n’est pas assuré (ces centrales fournissent pour mémoire une électricité sans émission de gaz carbonique) soit la nécessité de remettre en service des centrales thermiques productrices de CO2 si la diminution du parc nucléaire est actée.
La cohérence du raisonnement n’échappera à personne et on voit mal dans ces conditions comment la transition énergétique pourrait sauver l'économie européenne.
Bien entendu si des moyens de stockage de l’électricité efficaces et économiques venaient à voir le jour, cette problématique pourrait se voir drastiquement modifiée mais nous sommes encore loin d’en être là !
.
Réponse de le 17/12/2014 à 23:57 :
@jardinier Vous êtes l'exemple type de l'Humain rendu idiot par le consumérisme à outrance, regardez le mot Affluenza sur Wikipédia. Il ne s'agit pas de sauver la croissance mais d'abord de sauver notre peau ! Au rythme actuel des émissions de CO2 le réchauffement dépassera +2° dès 2040 et notre joli Terre deviendra un enfer d'ici 2100 avec un réchauffement qui dépassera les 4°C.
Réponse de le 18/12/2014 à 7:00 :
1000000000fois EXAT??? DECIDEMENT CERTAINE PERSONES SONT AVEUGLE
Réponse de le 18/12/2014 à 7:42 :
SunnyBoy (ou Solar Home), au lieu de répéter bêtement ce que dit le résumé pour décideurs du GIEC (repris en cœur et amplifié par nos médias dont l'information objective ne semble pas le premier souci), je vous conseille de lire le rapport plus complet qui est aussi un peu plus honnête. Vous y verrez que tout ce que vous prenez pour des faits acquis et des prévisions certaines ne sont que le résultat de modèles de simulation encore très imparfaits et auxquels on peut faire dire presque ce que l’on veut. Vous y verrez aussi que la fourchette d’élévation de température mise en jeu par ces différents modèles dépend énormément des modèles en questions et des hypothèses considérées. Elle varie de fait entre 0,3 et 6°C (les valeurs négatives ne sont de toutes façons pas considérées) mais bien entendu seule les valeurs hautes sont mises en avant.
Cela résulte entre autre du fait que l’influence d’un gaz à effet de serre comme le CO2 (de très faible efficacité si on le compare à la vapeur d’eau) est surtout due aux interactions positives ou négatives que l’augmentation de sa concentration pourrait entraîner. Hors ces interactions sont encore très mal connues et modélisées. Cela conduit à l’énorme fourchette évoquée plus haut (fourchette dont l’amplitude est supérieure à la valeur de la grandeur elle-même !) qui montre à l’évidence le peu de fiabilité de ces prévisions cataclysmiques.
Nous sommes bien dans une période de réchauffement qui a commencé au début du 19ième siècle et qui s’établit avec des périodes d’accélération et de décélération (non expliquées par les modèles d’ailleurs) à environ 0,85°C depuis les 140 dernières années (soit environ 0,06°C par décennie) mais rien ne prouve aujourd’hui avec certitude et preuves scientifiques à l’appui, qu’elle soit à mettre au seul crédit des émissions anthropiques de CO2. Dans ces conditions il parait très aléatoire de faire des projections comme celles contenues par exemple dans le bulletin météo de 2050 largement diffusé par tous les médias et qui s’apparente plus à de la basse désinformation qu’à de la science. Il suffit d’ailleurs de se souvenir des prévisions faîtes pour 2010 par le GIEC au début des années 1990 pour garder un peu de recul sur la valeur à accorder aux prévisions climatiques actuelles.
Enfin, quand bien même les modèles les plus pessimistes s’avéraient décrire correctement notre futur climat, je voudrais que nos médias évoquent aussi les côtés positifs de ce réchauffement : Ils existent bel et bien mais ne concerneront certainement pas les mêmes régions du globe : il y aura sans doute des perdants mais aussi des gagnants.
L’examen du passé montre que les périodes de refroidissement ont été bien plus néfastes à nos sociétés que les périodes de réchauffement : il serait bon de s’en souvenir !
Réponse de le 18/12/2014 à 12:18 :
@Jardinier il existe maintenant un mot pour décrire votre comportement: l'Agnotologie
Réponse de le 24/12/2014 à 9:18 :
Vos arguments sont impressionnants: je m'incline!
a écrit le 17/12/2014 à 16:33 :
La transition énergétique intègre une importante part de IT, autour de 35% mais personne n'est capable d'évaluer ce marché. Toutefois la IT détruit 14 emplois pour une embauche sur 4 ans. Sur un raisonnement purement français il s'agit donc principalement de destruction d'emploi même si une partie du mécanisme de transition pourrait en créer durant une période limitée. Si nous vendions le savoir faire à d'autres il sera encore difficile de simplement maintenir l'emploi correspondant. Mais de toute façon la transition s'imposera à nous car il ne s'agit pas d'un choix mais d'une évidence. Pour rappel la création des hypermarchés qui a restructuré toute la filière de production alimentaire a fait perdre 5 emplois pour un créé dans les 6 ans. Le risque ici est l'européanisation du processus. En résumé il veut que pour tout ce qui est fait, les pays soient associés au projets et que ceux qui resteraient en arrière soient indemnisés. Ce processus est de plus truffé d'un potentiel de fuites et donc de perte de savoir faire qui s'ajoute à son effet de frein. L'évolution viendra plus de techniques propriétaires où disposant de barrière applicatives essentiellement financières ou correspondant à une massification industrielle. Par exemple le processus d'intégration des câbles et du différentiel de l'épaisseur voire de la nature des formes dans un objet (ou immeuble, avion, voiture) en carbone spécial dit composite plus léger, au lieu de fabriquer d'un côté des câbles et de l'autre des tôles que l'on intègre ensuite dans une structure lourde qui nécessite une charge main d'oeuvre de fabrication et de coût transport. Les programmes européens existeront en parallèle pour la forme mais tous s'évertueront à s'en découpler. L'idée carbone évoquée ici reviendrait à étouffer l'économie allemande, il y a peu de chance qu'une telle solution voit le jour mais assurément elle fait oeuvre de pression pour d'autres accords avec ce pays.
Réponse de le 18/12/2014 à 7:04 :
EXAT? LE PLASTIQUE POURAS RENPLACER DANS L AVENIR BEAUCOUP DE METAUX FEREUX???
a écrit le 17/12/2014 à 15:30 :
Arrêtons de nous leurrer avec ces prétendus emplois verts non délocalisables : un jour il y en a 200000 le lendemain 300 ou 400000 le papier ne refuse pas l'encre. ces emplois ne tiennent qu'a coup de subventions publiques dont profitent certaines entreprises les importateurs et les fabricants étrangers. ras le bol d'avaler tout et n'importe quoi au nom de l'écologie et des gestes pour sauver la planète. l'important pour le consommateur et l'Etat c'est le coût de l'investissement et le retour sur investissement. Si ces investissements sont financés par des aides publiques qui bénéficient aux plus aisés l'écologie va devenir un vecteur de l'accroissement des inégalités que penser de la Mercédes Classe S hybrid à 122000 € avec un bonus écolo de 3300 € et du kangoo essence à 12000 € avec un malus de 150 €?: c'est cela l'écologie libérale!
a écrit le 17/12/2014 à 15:22 :
Ce qui NOUS sauverait, serait une diminution des charges administratives globales au niveau de l'Europe et dans chaque pays européen.
Cela ne sera possible que lorsque les administrations seront responsable en terme de gestion budgétaire et financière de l'équilibre budgétaire et de ma diminution de la dette.
a écrit le 17/12/2014 à 14:35 :
Faire porter l'essentiel des investissements sur les infrastructures de protection et d'amélioration de l'environnement est assurément la meilleure voie. Il reste à insérer les financements et les contre-parties dans le système financier existant, a priori mal adapté. JGG
a écrit le 17/12/2014 à 14:19 :
Faire de la croissance avec des écolo-taxes et un super choc pétrolier?
Il y en a qui ont la mémoire courte.
Voilà un bon exemple de rapport de lobby qui nous propose une usine à gaz.
On n'en reparlera plus, bientôt, quand le pétrole va remonter, comme en 2008, car nous avons franchi le pic de pétrole. Les effets-de-serristes taxeurs sont des criminels quand ils nient cette réalité.
a écrit le 17/12/2014 à 13:51 :
Certains économistes commencent à comprendre qu'il existe une relation entre cout du travail et prix de l'énergie: l'énergie bon marché génère du chomage.
Réponse de le 17/12/2014 à 14:11 :
Il est vrai que si l'on remplace les excavatrices par des ouvriers maneuvres, on va générer de emplois. Comme il y a un siècle.
Vous êtes candidats, avec une pelle?
a écrit le 17/12/2014 à 13:45 :
L'énergie permet de remplacer le travail en assurant des gains de productivité. Il faut basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique jusqu'à un point d'équilibre que l'on obtiendrait progressivement.
Réponse de le 18/12/2014 à 7:10 :
VOTRE IDEE EST INTERESSANTE CE SERAIS LE CONSOMATEUR PAIYEUR? ET SOULAGERAIS LES PETITE ENTREPRISSES???
a écrit le 17/12/2014 à 13:31 :
NON ! L'Arabie s'en occupe !
Réponse de le 17/12/2014 à 17:19 :
Non c'est Israel
a écrit le 17/12/2014 à 13:20 :
Il serait temps de se mettre à planter des arbres!
a écrit le 17/12/2014 à 12:53 :
Un choc du carbone, oui bien sur !! Tout le monde y pense et personne ne le fait, probablement on préfère se préparer un enfer avec un réchauffement qui rira bien au delà de la mythique barrière imaginée par les politiques:+ 2°C. Ou rythme actuel des émissions de CO2 on serra à +2°C dès 2040 et plutôt à +4 ou +6 ° en 2100, un vrai chaudron qui éliminera des centaine de millions d d'être humains. Mais après tout l'Humanité est peut être la plus stupide des espèce ayant jamais existé sur Terre ?
Réponse de le 18/12/2014 à 7:14 :
NON L HOMME N AI PAS STUPIDE? IL EST DEVENUE TROP MATERIALISTE? LE FAMEUX TOUJOURS PLUS? QUI POURIE LA SOCIETE???
a écrit le 17/12/2014 à 12:43 :
la transition énergétique , une chance pour la France !!
à condition de laisser les autres états européens s'empêtrer la-dedans et de continuer tranquillement avec le nucléaire et le pétrole.
Réponse de le 17/12/2014 à 19:31 :
Quand la France devra assumer les coûts du démantèlement des centrales nucléaires qui sont aujourd'hui insuffisamment provisionnés par les exploitants (ça n'est pas moi qui le dit, c'est l'autorité de régulation), alors on en reparlera.
EON a provisionné 14 Mds d'€ pour le démantelement de 3 réacteurs, et les exploitants français 35Mds d'€ pour 39 réacteurs. N'y aurait-il pas un problème de règle de 3 ?
Réponse de le 17/12/2014 à 22:39 :
les centrales ont été construites , donc il faudra les démanteler , autant les utiliser jusqu'au bout.
en tout cas , il est urgent de ne rien faire pour la prétendue transition énergétique.
les chinois ont lancé de gros investissements sur le thorium ... à suivre
Réponse de le 18/12/2014 à 0:00 :
@sweech C'est pas un problème de règle de 3 mais de religion: en France le religion d'Etat c'est le Nucléaire et il est interdit de la remettre en cause même si cette religion est pire qu'une escroquerie à la Madoff.
Réponse de le 18/12/2014 à 7:18 :
1000000000000 EXAT???LA POULE AUX OEUFS D OR? SAUF QUE LES OEUFS SONT FRAGILE EST PEUVENT EXPLOSEZ EN FAISSANT DES MILLIONS DE MORTS???
Réponse de le 18/12/2014 à 7:45 :
L'escroquerie à la Madoff, ce sont les soit-disants renouvelables, intermittents et hors de prix pour l'éolien et le solaire, loufoque pour les centrales thermiques au bois venu des USA ou du Brésil (12% de l'electricité allemande).
Le délire c'est de croire que l'on puisse croire que la civilisation mondiale qui se met heureusement en place (avec les chinois, les indiens, les africains) soit possible avec une diminution de la production énergétique.
Oui il faut agir, mais pas sur des aprioris idéologiques anti-industriels et déclinistes. Il faut sortir par en haut, pas par la régression.
Réponse de le 18/12/2014 à 12:00 :
@Dilou. Quand le directeur de l'IRSN affirme devant une commission d’enquête parlementaire que le cout total du désastre de Fukushima attiendra 1000 milliards d'euros c'est la preuve irréfutable que Madoff c'est un petit joueur comparé au nucléaire.
a écrit le 17/12/2014 à 12:15 :
Gardez les ouverts pour affronter l'avenir , car la transition énergétique est un vieux serpent de mer que l'on remue à l'approche de toutes élections , un font commerce de la peur . Les feux de cheminées et les voitures polluantes ont de beaux jours, ainsi que les vendeurs d'énergie qui ramènent des fortunes à l'état . Alors rêver pas trop .
Réponse de le 17/12/2014 à 14:33 :
c'est bien vrai , c'est l'arlésienne des politiques
a écrit le 17/12/2014 à 12:14 :
On envisage encore des subventions comme solution ! Ils n'ont pas encore compris que les subventions ne profitent jamais à ceux qu'on croit ? Et qu'elles sont détournées systématiquement ?
Réponse de le 17/12/2014 à 19:32 :
Parce que vous pensez que le nucléaire en France n'a pas été subventionné par l'état ?
a écrit le 17/12/2014 à 12:03 :
l’exemple allemand montre à l'évidence que la transition vers les ENR est une folie dispendieuse qui fait augmenter le coût de l'énergie pour les particuliers, fait fuir les entreprises et ne permet même pas de réduire les émissions de CO2
a écrit le 17/12/2014 à 11:45 :
Si tout investissement est assujettit a la taxe carbone, on y réfléchira a deux fois avant de les faire! Renchérir les échanges n'améliore pas forcement l'économie!
a écrit le 17/12/2014 à 11:40 :
c'est la transition énergétique.
Réponse de le 17/12/2014 à 19:33 :
On en reparle dans dix ans quand il faudra financer le démantelement des centrales françaises... Préparez vos sous.
Réponse de le 18/12/2014 à 7:22 :
EXAT? CELA REVIENT AUSSI CHER DE DEMONTER LES CENTRALES QUE DE LES CONSTRUIRE? C EST PEUT ETRE POUR CELA QU IL ESSITENT???
a écrit le 17/12/2014 à 11:31 :
Pourquoi ne pas envisager une taxe sur les carburants des transports maritime et aérien, ils n'en payent pas depuis les accords de 1947. Ce sont eux qui facilitent les délocalisations. Ou à défaut de taxes sur les carburants une taxe européenne conséquente sur les accès aux ports européens et aux aéroports.
Réponse de le 18/12/2014 à 7:28 :
BIEN ? SE SONT DE GROS CONSOMATEURS ET DE GROS POLUEURS? IL EXISTE ENCORE TROP DE NICHE FICAL EN FRANCE? LE PETIT PATRON LUI PAIE TOUS? CE N AI POSITIF ECONOMIQUEMENT???
a écrit le 17/12/2014 à 11:12 :
La transition énergétique sera une nécessité, mais sera aussi couteuse, n'en doutez pas.Et avec le WTI à 55 $, elle devient même très couteuse...
a écrit le 17/12/2014 à 10:32 :
La transition énergétique est globalement une escroquerie intellectuelle. Certes l'isolation thermique peut être utile pour réhabiliter les immeubles des années 60, mais abandonner le nucléaire sera pour la France une erreur que nous allons payer au prix fort.
Réponse de le 17/12/2014 à 11:26 :
transition énergétique ne signifie pas forcément abandon du nucléaire... encore un qui se focalise sur son cheval de bataille sans penser à un changement dans sa globalité
Réponse de le 17/12/2014 à 13:19 :
oui.
Réponse de le 17/12/2014 à 15:59 :
Pour les écolos, transition = abandon du nucléaire in fine. De toute façon votre pseudo transition ne se fera qu'à base de subvention ou de défiscalisation, ce qui revient au même pour le budget d'un état en quasi faillite. A moins qu'on crée encore un nouvel impôt vert qui paupérisera encore un peu plus les français .
a écrit le 17/12/2014 à 10:28 :
Ce serait de la folie. Notre croissance est directement liée a notre consommation énergétique. Aujourd'hui, celle ci repose a plus de 50 % sur les energies fossibles. Une taxe exorbitante sur les energies carbonées serait susceptible de nous faire perdre 50 % de notrePIB avant qu'on ait mis en place un hypothetique remplacement par d'autres energies. L'evolution de cette taxe carbone ne peut se faire que dans la durée, et a condition de ne pas prendre les gens en traitre.
Réponse de le 17/12/2014 à 11:23 :
Et si on abandonnait l'idée de croissance ?
Réponse de le 17/12/2014 à 19:36 :
Ok on oublie la croissance. Vous m'embauchez alors ? Ah bien non, vous n'avez plus besoin de mon travail. J'émigre à l'étranger alors ?
La décroissance, c'est bien mais pour ceux qui ont un emploi et qui sont sûrs de le garder...
Réponse de le 18/12/2014 à 7:34 :
LA CROISANCE QU AND LES GENS NON PLUS D ARGENT PEUVENT AMEMEZ UNE CRISSE DE SURPRODUCTION C EST CE QUI VA ARRIVERAS A LA CHINE TOT OU TARD???
a écrit le 17/12/2014 à 10:27 :
A l'heure actuelle l'Europe est trop dépendante des énergies fossiles en provenance principalement de Russie et du Moyen Orient, autrement dit de pays qui ne nous veulent pas forcément que du bien.
Par ailleurs, lorsque ces ressources viendront à manquer, seuls les pays qui auront fait leur transition énergétique pourront prospérer. Pour les autres, ce sera la cave. Et ne rêvez pas, le baril à 50$ c'est chouette, mais cela ne va pas durer.
Réponse de le 18/12/2014 à 7:36 :
EXAT???
a écrit le 17/12/2014 à 10:23 :
C'est une évidence, c'est en subventionnant des énergies plus coûteuses qu'on va relancer l'économie européenne. Et pendant ce temps là le prix du gaz aux USA est au plus bas...
a écrit le 17/12/2014 à 10:22 :
Pas de risqué d'une quelconque evolution sur ce sujet. Si c'est la solution, la solution n'est pas pour tout de suite.
a écrit le 17/12/2014 à 10:10 :
Même si la transition énergétique ne "sauve" pas l'économie européenne, il faudra de toutes façons en passer par là à un moment ou à un autre: les énergies fossiles sont inexorablement épuisables. Je me suis fait une raison sur le réchauffement climatique, les milliards de tonnes de CO2 contenues dans les centaines de milliards de barils de pétrole seront rejetées dans l'atmosphère car nous épuiserons jusqu'à la dernière goutte de pétrole, de charbon, de gaz, de tourbe....jusqu'à transformer la Terre en désert.
La seule vraie solution pour pérenniser la vie sur la Terre, c'est la non croissance.
a écrit le 17/12/2014 à 8:57 :
Et on continue à creuser un trou pour en boucher un autre! C'est la course effrénée au profit qui va nous tuer. Comme les états ne sont plus solvables, qui donc va payer cela, sinon la dette?
Réponse de le 18/12/2014 à 7:41 :
LA QUESTION EST A QUI APARTIENT LA DETTE? ET QUE VONT T ILS FAIRE POUR RECUPERER L ARGENT ???
a écrit le 17/12/2014 à 8:47 :
La taxe carbone Européenne est l'une des motivation au déplacement des moyens de production HORS de la zone euro.

L'alourdir est aussi irresponsable que criminel.
Réponse de le 17/12/2014 à 10:14 :
La contre mesure que proposent les auteurs est de mettre des taxes aux frontières. Brillante idée. ;-))
a écrit le 17/12/2014 à 7:59 :
Non c'est du pipo, en plus cela coûtera plus cher et va faire augmenter tous les coûts de productions.
Réponse de le 17/12/2014 à 8:56 :
Le pipo provient de la génération "trente glorieuses" qui est resté bloqué à cette période...
a écrit le 17/12/2014 à 7:48 :
C'est un peu ce qui correspond au financement des retraites par une taxe sur l'énergie: on augmente le prix de l'énergie mais on baisse le cout du travail, à niveau constant.
a écrit le 17/12/2014 à 7:31 :
"des taxes aux frontières..." quelles frontières ?

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