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Travail le dimanche : Hidalgo nie avoir fait "volte-face"

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La maire de Paris assure n'avoir jamais dit qu'elle était contre le travail le dimanche 12 jours par an pour les commerces de proximité situés hors des zones touristiques internationales (ZTI).
La maire de Paris assure n'avoir jamais dit qu'elle était contre le travail le dimanche 12 jours par an pour les commerces de proximité situés hors des zones touristiques internationales (ZTI). (Crédits : Reuters)
La maire de Paris Anne Hidalgo assure qu'elle n'a pas fait "volte-face" sur le sujet du travail du dimanche à Paris, malgré sa décision récente d'autoriser 12 dimanches d'ouverture en 2017 pour les commerces de proximité situés hors des zones touristiques internationales.

Farouche opposante au volet sur le travail du dimanche de la loi Macron de 2015, Anne Hidalgo en a surpris plus d'un. Elle a récemment annoncé par le biais de son adjoint Bruno Julliard que « l'exécutif parisien proposera au Conseil de Paris d'autoriser douze dimanches d'ouverture en 2017 pour les commerces de proximité situés hors des zones touristiques internationales (ZTI) parisiennes », comme le permet la loi. La proposition d'Anne Hidalgo est soumise au Conseil de Paris qui se tient du 7 au 9 novembre - qui ne rend qu'un avis consultatif - et devra ensuite être entérinée par un avis conforme de la Métropole du Grand Paris. « Il est essentiel, lors de grandes périodes de consommation, que le petit commerce puisse ouvrir le dimanche et faire face à la concurrence des grandes enseignes situées en ZTI », a indiqué l'exécutif parisien pour justifier son action.

De nombreuses réactions au sein de la majorité

L'annonce a suscité de nombreuses réactions, au sein de la majorité municipale d'abord, où plusieurs conseillers de Paris ont fait part de leur incompréhension. Du côté des communistes et du Front de gauche, on aurait notamment aimé que la maire détermine un nombre de dimanches inférieur à douze par an. Mais la maire de Paris assume des divergences de vue avec le reste de sa majorité. « Je suis social-démocrate », rappelle-t-elle, et ajoute que, sur des sujets en lien avec la politique du logement, elle a fait des concessions à ses alliés.

Du reste, la décision d'autoriser douze dimanches par an est « pragmatique » et « s'appuie sur la réalité des rythmes de vie des Parisiens, dans un contexte économique difficile pour les commerçants, touchés notamment par la baisse de la fréquentation touristique », justifie l'exécutif parisien. L'opposition parisienne a également profité des annonces de la municipalité pour s'indigner. La cheffe de la droite Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) ayant commenté : « Anne Hidalgo fait volte-face. C'était donc bien un problème personnel avec Emmanuel Macron ».

Hidalgo opposée aux méthodes "technocratiques"

Et comme souvent, lorsqu'elle est attaquée par NKM, Anne Hidalgo répond sèchement: « Il n'y a absolument pas de volte-face de ma part sur ce sujet, vous pouvez reprendre toutes mes déclarations depuis le début », assure-t-elle. Le diable se cache en effet dans les détails. D'abord, concernant le nombre de dimanches, Anne Hidalgo ne s'est pas opposée ouvertement au fait de porter de 5 à 12 le nombre de dimanches ouvrables, mais à l'exception parisienne qui laissait le préfet s'immiscer dans les affaires du maire pour les autorisations de travailler le dimanche. Ce sur quoi le Conseil constitutionnel a d'ailleurs donné raison à Anne Hidalgo le 24 juin dernier.

Par ailleurs, la maire de Paris ne se serait pas non plus opposée au fait d'ouvrir le dimanche des commerces de proximité situés hors des zones touristiques internationales. Elle s'était en fait insurgée contre les méthodes « technocratiques » utilisées par les équipes du ministre de l'Économie de l'époque pour déterminer les zones touristiques internationales (ZTI). Ces nouvelles ZTI incluent par exemple la place d'Italie de manière injustifiée selon Anne Hidalgo. La maire de Paris a d'ailleurs rappelé ce lundi qu'elle avait proposé un amendement visant à déterminer les ZTI en fonction du chiffre d'affaires réalisé en détaxe par les commerces. Un amendement qui a été refusé à son grand regret par le gouvernement. « J'ai combattu les zones touristiques internationales (ZTI) instaurées par la loi Macron, car celles-ci privaient les élus locaux de leur pouvoir de décision, favorisaient les grandes enseignes au détriment des petits commerces, et ne prévoyaient pas de compensations suffisantes pour les salariés.», indiquait aussi Anne Hidalgo. Depuis, la loi a été adoptée, et la maire de Paris s'en accommode.

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Commentaires
a écrit le 08/11/2016 à 21:19 :
Quand on pense que la fermeture du Dimanche était une invention du patronat pour que les travailleurs n'aillent pas s'encanailler durant le jour où il fallait bien les laisser "récupérer". A quand une décision municipale bien de "gôche" qui imposerait l'église le Dimanche ?

Le choix de 12 Dimanche reste dans cette logique, car 13 ça porterait malheur.

En tout cas, ni 12, ni 13 ni 52 ne changeront quoi que ce soit à la fuite des touristes écoeurés par la saleté de la ville et les records d'incivilité.
a écrit le 08/11/2016 à 17:32 :
Je suis toujours surpris que les élus, qui pour la plupart n'ont aucune idée de l'entreprise, puissant décider quand on peut travailler ! On ouvre quand on est certain d'avoir des clients et de gagner de l'argent. L'argent, c'est la raison d'exister d'une entreprise. En France, les gens qui travaillent en dehors des heures normales touchent des majorations et ne sont donc pas lésés. D'autre part, compte tenu de ces majorations, il est facile de changer d'horaire avec les collègues ! La France, notamment sous le régime socialo-communiste, devient une dictature.
Réponse de le 08/11/2016 à 18:46 :
comme vous : très surpris ...! d'un coté on veut relancer le tourisme ...et de l'autre ..."pas de travail du dimanche " ...; ce qui est le + surprenant , c'est que , le dimanche chomé etait destine à permettre aux travailleurs d'aller à la messe ...; assez cocasse ? non ? de voir aujourd'hui les emules de la laicité defendre des conceptes catho ! à aparty celà , qu'il y ait une celèbre girouette à Paris , est ce un scoop ?

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