Primaires républicaines : Ted Cruz devance Donald Trump dans l'Iowa

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Les caucus de l'Iowa représentent traditionnellement, depuis une quarantaine d'années, la toute première étape du processus de sélection des candidats des grands partis en vue de la présidentielle du mois de novembre. Le candidat Ted Cruz hier soir, savourant la victoire de cette première manche.
Les caucus de l'Iowa représentent traditionnellement, depuis une quarantaine d'années, la toute première étape du processus de sélection des candidats des grands partis en vue de la présidentielle du mois de novembre. Le candidat Ted Cruz hier soir, savourant la victoire de cette première manche. (Crédits : Reuters Jim Young)
Pourtant grand favori des sondages, le milliardaire américain n'arrive finalement qu'en deuxième place des caucus républicains, devancé par l'ultraconservateur Ted Cruz. Mais la course à la présidentielle ne fait que commencer. Prochaine étape le 9 février, avec les primaires dans le New Hampshire.

Les sondages qui donnaient le milliardaire Trump grand favori de cette primaire républicaine se sont finalement trompés. Le très conservateur sénateur du Texas,Ted Cruz, a remporté lundi 1er février les élections primaires républicaines de l'Iowa, selon les télévisions américaines, et a salué "une victoire de la base".

Selon les premières projections des télévisions américaines, Ted Cruz, a remporté environ 28% des voix dans cet Etat, le premier à voter pour désigner le candidat de chaque parti dans la course à la présidentielle.

Devant ses partisans, Ted Cruz, qui a bénéficié des voix des évangéliques (63% des votants dans l'Iowa), a commencé son discours en invoquant Dieu puis a lancé: "Le futur président des Etats-Unis ne sera pas choisi par les médias, par l'establishment de Washington, par les lobbyistes mais (...) par nous le peuple, le peuple américain."

"Ce soir est une victoire pour les millions d'Américains qui ont eu à supporter le fardeau de sept années de compromis totalement hors de contrôle à Washington", a-t-il ajouté.

Trump et Rubio, match serré

Le milliardaire Donald Trump et le sénateur Marco Rubio étaient au coude à coude pour la deuxième place. Donald Trump, pourtant longtemps en tête dans les sondages, a recueilli environ 24% des voix, juste devant Marco Rubio, tout près à 23%.

Marco Rubio a été le premier à prendre la parole après les projections des télévisions américaines en faveur de Ted Cruz, qu'il a d'ailleurs remercié, estimant qu'il avait "mérité" sa victoire. "On m'avait dit que je n'avais pas de chance (de l'emporter) à cause de mes cheveux, qui n'étaient pas assez gris, et de mes bottes qui étaient trop hautes" mais "c'est votre tour", a-t-il lancé à ses partisans.

"Quand certains disaient qu'il était temps de céder la place, vous avez marché avec nous. (...) Vous avez fait une immense différence ce soir", s'est-il félicité. "Aujourd'hui, nous avons fait un premier pas mais un pas important vers la victoire".

Donald Trump, qui a suscité la polémique par ses propos anti-immigrés et anti-musulmans, a adopté un ton inhabituellement humble. Il a remercié Ted Cruz, reconnu qu'il n'était que second et lancé: "Je suis honoré, je suis honoré." Dans sa ligne de mire maintenant, le New Hampshire, où se tiendra la deuxième primaire le 9 février. Il y a promis la victoire à ses supporters mais sur un ton plus humble que son habituel: "vous allez tellement gagner grâce à moi que vous en aurez marre de gagner".

 Ben Carson, loin dans la course

Les neuf autres candidats républicains sont loin derrière: le candidat Ben Carson, recueille un peu plus de 9% des suffrages. A l'annonce des résultats, il a fait savoir qu'il devait rentrer chez lui en Floride pour "chercher du linge propre", mais que cela ne signifiait pas pour autant qu'il abandonnait la course à la Maison Blanche.

Rand Paul, républicain, termine à 4,5% devant Jeb Bush, fils et frère des présidents George H. W. Bush et George W. Bush, qui a rassemblé moins de 3% des voix.

John Kasich, Carly Fiorina, Mike Huckabee, Chris Christie et Rick Santorum sont tous à moins de 2%. Mike Huckabee, 60 ans, a annoncé sur Twitter qu'il se retirait de la course. En 2008, il avait créé la surprise en remportant le caucus républicain de l'Iowa

Chez les démocrates, le décompte des voix n'était pas encore terminé. Il est impossible pour l'instant de départager l'ancienne secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, du sénateur Bernie Sanders.

(Avec AFP)

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a écrit le 02/02/2016 à 15:17 :
Aux usa on aurait une primaire, est-ce que la société est dirigée par des écoles primaires, non ? Quand on dit les mots démocratie et liberté, n’est-ce pas très drôle on passe d’un extrême à l’autre. Ne devrait-on dire libérale plus ou moins modérée et libertés au pluriel ? En Europe, n’avons-nous pas une remise en cause à réaliser. On nous publie que la courbe du pib aurait une rupture, est-ce à cause de la météo, d’une erreur de calcul, à cause de madame Merkel, ou bien les européens ont un souci de compétence, ne devrait-on demander à Mr Holmes ? En réseau diplômé, ne devrait-on se poser la question de la courbe du pib qui aurait une inflexion, avons-nous un souci intellectuel ou de compétence ?
Est-ce que travailler c’est trop dur ?
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a écrit le 02/02/2016 à 11:22 :
"Il est impossible pour l'instant de départager l'ancienne secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, du sénateur Bernie Sanders"

Il est en train de se passer quelque chose aux états unis peut-être que du coup les républicains, par un soudain éclair de génie, pensent qu'il vaudra mieux un candidat sérieux à opposer à un vrai démocrate de gauche plutôt que cette baudruche médiatique de Trump...
Réponse de le 02/02/2016 à 12:13 :
"un vrai démocrate de gauche" Gauche..?? Aux us..?? Moins d'extrême-droite, avez-vous voulu écrire... non? Un Roosevelt aurait pu les sauver. Là, c'est trop tard.
Réponse de le 02/02/2016 à 14:28 :
Ce n'est qu'un politicien certes mais ses positions sont bien plus à gauche que notre PS. Ensuite bien entendu il ne faut pas rêver le sauveur n'existe pas.:

"Bernie Sanders voudrait profiter des faibles taux d'intérêt pour emprunter plus et mener des programmes de financement public massifs. Construction d'infrastructures, dépenses publiques accrues pour générer de l'emploi, toute la gamme socialiste y passe."

"Du côté du secteur privé, Sanders veut augmenter le salaire minimum au niveau fédéral de 7,25$ à 10,10$ de l'heure. Plus polémique encore, il veut diviser les 6 plus grandes banques du pays pour limiter leur influence sur l'économie américaine. Même aux standards européens, ceci est bien un programme de gauche radicale"

"Du côté des droits civiques, Sanders est un défenseur ardent du mariage gay, du droit à l'avortement, il est anti-peine de mort...etc..."

"En revanche, c'est un opposant farouche au traité Trans-Pacifique négocié par l'administration Obama."

"notamment des limites d'émissions imposées à la fois sur les véhicules et l'industrie"

http://geopolis.francetvinfo.fr/bureau-washington/2015/07/10/candidats-7-bernie-sanders-un-socialiste-contre-clinton.html

Ce qui est nouveau c'est que les américains semblent déjà favorable à un retour de la gauche à leurs élections oubliée depuis des décennies pourtant.

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