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L'Écureuil s'apprête à recapitaliser Meilleurtaux en solo

latribune.fr  |   -  373  mots
Près de trois ans après avoir racheté Meilleurtaux au sommet du cycle immobilier, l'Écureuil a restructuré en profondeur le courtier en crédit. Il se prépare maintenant à lui injecter 35 millions d'euros de capitaux frais, comme l'annonçait l'Agefi ce mardi. De quoi restaurer ses fonds propres, aujourd'hui négatifs de 30 millions, après avoir subi en 2009 une perte de 27 millions pour un chiffre d'affaires de 31 millions. Mais il le fera en solo, car selon une source interne au groupe, la Maif et la Macif, qui détenaient chacune 13 % d'Oterom, le holding de contrôle de Meilleurtaux, ont décidé d'arrêter les frais, après avoir laissé environ 15 millions dans l'affaire. Un nouveau présidentOutre cette recapitalisation et l'arrêté des comptes 2009, le conseil d'administration du courtier, qui se réunit ce jour, doit aussi remplacer trois de ses membres et nommer à sa présidence Alain Lemaire, qui quittera le directoire de BPCE le 7 avril, en remplacement de Guy Cotret, limogé en février. Il se penchera par ailleurs sur la stratégie de relance de Meilleurtaux mise en oeuvre par son directeur général, Christian Camus. Et notamment son projet de racheter le petit courtier d'assurances Multi Impact, avec lequel il a signé un partenariat fin 2009. Entré dans la crise avec un point mort proche de 50 millions, pour un résultat net de seulement 2,3 millions en 2007, Meilleurtaux a subi un traitement de cheval l'an dernier, avec la fermeture de 9 agences sur 48 et un plan social qui a conduit au départ de 190 collaborateurs sur 505, contre 80 annoncés. « Nous avons abaissé le point mort à 30 millions d'euros, ce qui va nous permettre de tendre à l'équilibre dès 2010 », indique Christian Camus. Meilleurtaux, dont près de 90 % des revenus viennent encore du crédit immobilier, poursuit sa mue en « courtier multispécialiste » en proposant des services en marque blanche. Outre le courtage en assurances, qui lui a assuré 2,5 millions d'euros de revenus l'an dernier, il se diversifie dans le rachat de crédit, avec son partenaire Creditec, et veut pousser les feux dans le crédit à la consommation, où il négocie un partenariat avec Mabanque, une filiale des Banques Populaires, désormais unie à l'Écureuil dans BPCE. B.J.
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