ImmunoSearch recherche 1,5 M?
La Tribune
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Mesurer l'innocuité des produits cosmétiques sur la peau grâce à un modèle de peau reconstituée in vitro, voilà la spécificité développée par le laboratoire grassois. Né en 2005, ImmunoSaerch s'est positionnée dès 2007 sur cette méthode - qu'elle est la seule à utiliser - vraie alternative aux tests pratiqués alors sur les animaux. Après près de trois ans de R&D et 5 brevets, en 2010, le test est validé auprès des industriels des arômes, de la parfumerie et de la cosmétique.
Aujourd'hui, la société créée par Hervé Groux, qui assume la casquette de P-d.g, est en train de préparer un tour de table qui devrait lui permettre de se valoriser à hauteur d'1,5 M€. Une levée, réalisée auprès de business développeurs, qui doit contribuer à "accélérer notre développement", explique le dirigeant grassois. "Deux lignes d'investissement ont été définies : l'une concerne le recrutement de commerciaux afin de diffuser notre test le plus largement possible. Il faut savoir que les CRO (Contract Research Organisation ou société de recherche sous contrat qui effectue les tests pour le compte des laboratoires et sociétés de biotechnologies NDLR) sont fidèles aux tests qu'ils utilisent et qui leur conviennent et qu'ils n'en changent pas facilement. Il faut donc que nous soyons les premiers à diffuser afin de rester le plus longtemps possible sur le marché. L'autre ligne d'investissement concerne notre équipe de recherche et développement que nous voulons renforcer. Nous consacrons 80 % de notre chiffre d'affaires (700 K€ en 2012) à la R&D", détaille Hervé Groux.
L'interdiction européenne de mise sur le marché de produits cosmétiques testés sur les animaux, effective depuis le mois de mars dernier, offre également un relais de croissance pour la Pme qui emploie 10 salariés. Mais ImmunoSearch a également identifié d'autres axes de développement : "nous nous intéressons à d'autres tests comme ceux concernant l'irritation oculaire ou la toxicité systémique pour lesquels il n'existe pas encore de tests alternatifs actuellement", précise Hervé Groux.
L.B
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