Fiat investira bien 20 milliards d'euros en Italie

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A l'issue d'une réunion entre le Premier ministre Silvio Berlusconi et le président et l'administrateur délégué de Fiat, John Elkann et Sergio Marchionne, le constructeur automobile Fiat a confirmé samedi sa volonté d'investir 20 milliards d'euros dans le pays. L'heure est à l'apaisement.

Fiat et le Premier ministre italien Silvio Berlusconi ont enterré la hache de guerre. L'administrateur délégué du constructeur automobile Sergio Marchionne a finalement rassuré samedi Silvio Berlusconi sur ses intentions d'investir 20 milliards d'euros en Italie. Il avait pourtant évoqué début février la possibilité de transférer le siège social de Turin vers les Etats-Unis, une fois réalisé dans deux à trois le projet de fusion avec Chrysler, qu'il détient déjà à hauteur de 25 %. Des déclarations qui avaient provoqué une polémique sans précédent dans la péninsule. Du coup, Silvio Berlusconi a convoqué samedi Sergio Marchionne, et le président de Fiat John Elkann pour une réunion dans son bureau pour savoir si Fiat allait bien réaliser ou pas son plan d'investissements de 20 milliards d'euros en Italie.

 "Le président de Fiat John Elkann et Sergio Marchionne ont confirmé au gouvernement l'intention de poursuivre les objectifs de développement du groupe italien," a annoncé samedi dans un communiqué le gouvernement à l'issue de la réunion. Fiat «prévoit une augmentation de la production dans notre pays de 650.000 à 1,4 million de voitures par an, un objectif soutenu par un investissement d'environ 20 milliards d'euros», a précisé le communiqué. Et de conclure que "le gouvernement se satisfait des intentions affichées par la société ainsi que son rôle sur le marché mondial".

Le plan de Fiat pour l'Italie, connue sous le nom "Fabbrica Italia", envisage des investissements de 20 milliards d'euros en échange d'une plus grande flexibiltié des ouvriers dans ses cinq usines automobiles italiennes. En revanche, Fiat n'a pas précisé les détails de son plan d'investissements mais le constructeur a indiqué que le gouvernement italien aidera "à créer les conditions utiles" pour la réalisation de ses projets.

Le ministre de l'Industrie Paolo Romani a assuré samedi lors d'une conférence de presse que le coeur de Fiat continuerait à battre "italien" même si la firme de Turin se développe à travers le monde. Il a toutefois prévenu que Fiat voulait voir l'Italie se mettre aux normes internationales. "Il y a un certain mode de fabrication de voitures dans le monde, Fiat demande à ce que les choses sont faites en Italie comme elles sont faites dans le reste du monde," a affirmé Paolo Romani. Les travailleurs ont déjà accepté les nouvelles conditions de travail dans l'usine l'historique de Mirafiori, près de Turin, et à Pomigliano, dans le sud de l'Italie. Sergio Chiamparino, le maire de Turin où Fiat est basé, qui a également salué l'issue de la réunion, a estimé que l'identité italienne du groupe a été assurée. "Le groupe a réaffirmé son intention de conserver son identité italienne, sur tous ses aspects, tout en reconnaissant qu'il s'appuie sur la dynamique mondiale", a-t-il expliqué

Fiat est le sixième constructeur automobile en Europe en termes de ventes, mais a perdu des parts de marché ses principaux marchés européens. Il a même été récemment dépassé par Volkswagen, son rival allemand, au Brésil, où le turinois était le leader.

 

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