Les salariés de Fiat-Mirafiori acceptent le nouvel accord d'entreprise

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Les salariés de l'usine Mirafiori de Fiat à Turin, site le plus ancien du constructeur automobile, ont approuvé à une légère majorité un accord qui permettra de sauver ce site déficitaire, selon les syndicats.

Les salariés de l'usine Mirafiori de Fiat à Turin ont approuvé à une légère majorité un accord qui permettra de sauver ce site déficitaire, selon les syndicats. Le dépouillement des votes du référendum tenu vendredi était toujours en cours ce samedi matin mais le nombre de bulletins en faveur de l'accord a dépassé le seuil garantissant la victoire du "oui", a déclaré le syndicat Fimsic.

L'ensemble des fédérations syndicales italiennes, à l'exception de la Fiom, branche métallurgie de la CGIL, premier syndicat du pays, ont signé peu avant Noël l'accord soumis au vote des plus de 5.400 salariés de Mirafiori. Si la victoire du oui se confirme, les salariés de l'usine auront désormais un contrat spécifique et ne dépendront plus de la convention collective de la métallurgie.

Cet accord a déjà été entériné dans cinq autres usines du groupe Fiat. Le patron de Fiat, Sergio Marchionne (photo), a menacé en cas de rejet de transférer la production de Mirafiori aux Etats-Unis ou au Canada.

Cet accord remet fondamentalement en cause un certain nombre de "droits acquis". Il prévoit notamment  un contrat spécifique pour les ouvriers de Mirafiori, lesquels ne dépendront donc plus de la convention collective de la métallurgie. L'usine pourra tourner vingt-quatre heures sur vingt-quatre, jusqu'à six jours par semaine. Les pauses seront réduites, le nombre d'heures supplémentaires maximales triplé. Des sanctions sont en outre prévue en cas d'absentéisme jugé anormal. En échange, les salaires augmenteront grâce au travail de nuit et aux heures supplémentaires. 

Un référendum sur un accord similaire à l'usine de Pomigliano (Naples), à la productivité traditionnellement désastreuse, avait déjà recueilli 62% de oui en juin. Mais le vote de Mirafiori suscite davantage de passions en Italie, car il concerne l'usine historique du constructeur transalpin en son fief  turinois. Mirafiori fait donc figure de symbole, de test sur l'aptitude de l'Italie à se réformer pour les uns, de test sur la capacité de résistance des travailleurs au sacrifice de leurs doits sociaux pour les autres.

Fiat a annoncé qu'il investirait plus de 1 milliard d'euros à Mirafiori, si l'accord était ratifié, pour produire jusqu'à 280.000 Jeep (Chrysler) et Alfa Romeo par an.
Une bonne partie de la production envisagée doit être exportée. Sergio Marchionne a fait miroiter un investissement total de 20 milliards d'euros d'ici à 2014 dans le pays, pour y doubler la production. A condition que l'Italie retrouve sa compétitvité. En cas de victoire du non, Mirafiori serait condamné, car l'usine tourne aujourd'hui au ralenti avec de vieux modèles en fin de vie. 

Sergio Marchionne estime ce type d'accord indispensable pour que les usines italiennes arrêtent de perdre de l'argent. Le bouillant dirigeant avait créé une forte émotion en octobre dernier, lorsqu'il avait déclaré que les sites italiens ne rapportaient pas d'argent au consortium. L'administrateur délégué, un italo-canadien qui est l'un des patrons de l'automobile mondiale les mieux payés, aime à comparer la productivité de son site polonais de Tychy (Fiat Panda, 500, Ford Ka et bientôt  Lancia Ypsilon), qui compte moins de 7.000 salariés et produit autant de voitures que  les 22.000 personnes de la branche automobile en Italie.  La comparasion est toutefois injuste. Car Tychy fabrique des modèles siimples, d'entrée de gamme, sur la même plate-forme. Les sites italiens produisent des véhicules plus complexes, sur des plates-formes souvent différentes.

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a écrit le 18/01/2011 à 16:20 :
J'ai une Multipla Natural Power année 2000 avec 151000 kilomètres au compteur, et je vis en Allemagne, c'est n'est pas peu dire, parce-que pour eux il n'y a que le Made in Germany qui est bien. Maintenant que la Multipla n'est plus vendue en Allemagne les gens s'y intéressent et me parlent et posent des questions. Et comme le gaz est beaucoup moins cher que l'essence ou le diesel, je fais des économies. Je vous garanti qu'ils font les yeux ronds quand je leur dis que depuis trois ans que je l'ai, je n'ai jamais eu d'ennuis.
Ils commencent à se demander s'ils n'ont pas tord de payer beaucoup plus cher à qualité égale, rien que pour avoir le Made in Germany dessus.
Malheureux qu'en France il y ai si peu de stations.

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