Les Italiens se mobilisent pour empêcher Fiat de délocaliser son siège

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Le constructeur italien va être interrogé par le gouvernement italien concernant ses projets américains, notamment celui d'une possible délocalisation du siège social de Fiat.

Pour une fois les Italiens sont unanimes. La délocalisation aux Etats-Unis du siège social de Fiat suggérée par son PDG Sergio Marchionne relève pour la classe politique comme pour les citoyens du casus belli. Le gouvernement va donc interroger le patron de Fiat sur ses projets. Sergio Marchionne souhaite fusionner Fiat, principal groupe industriel italien et Chrysler, contrôlé pour l'instant à 25%, d'ici deux ou trois ans. Et lors d'une conférence vendredi, il a laissé entendre que la nouvelle société pourrait être basée aux Etats-Unis.

Cette annonce a immédiatement suscité un tollé en Italie où Sergio Marchionne essaie de passer un accord avec les syndicats dans le cadre de son projet d'investissement de 20 milliards d'euros pour accroître la productivité dans les usines italiennes, déficitaires. Le ministre du Travail, Maurizio Sacconi, a déclaré que l'administrateur délégué de Fiat aurait bientôt l'occasion de s'expliquer sur ses commentaires devant les ministres. Le ministre de l'Industrie, Paolo Romani, a confirmé que Sergio Marchionne rencontrerait Silvio Berlusconi samedi.

Paolo Romani a indiqué au Corriere de la Sera que le siège du groupe devait rester à Turin, de même que le centre de prise des décisions stratégiques. Fiat doit rester une "multinationale italienne", a-t-il ajouté.

Officiellement Fiat n'a pas pris de décision sur son siège social, une fois Chrysler intégré. Le constructeur s'est empressé d'expliquer pendant le week-end qu'il voyait quatre centres de gestion possibles après la fusion, Turin conservant un rôle central. Les quatre centres seraient l'Italie avec Turin, les Etats-Unis avec Detroit, le Brésil et peut-être l'Asie.
 

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Commentaires
a écrit le 09/02/2011 à 9:36 :
Le problème est que, pour des raisons politiques, FIAT a été tenu à l'écart en Europe et si l'on en croit les rumeurs, sa disparition était même souhaité et attendue par l'industrie automobile allemande. (Les médias en Allemagne, à la solde du gros capital, ne cessaient de faire une publicité négative contre FIAT) Il ne restait à FIAT que la solution américaine puisque l'Europe bloquait.
Je pense que l'attitude du consommateur Italien toujours très individualiste et aimant se faire remarquer en conduisant une voiture non italienne trop normale y est aussi pour quelque chose.
a écrit le 08/02/2011 à 15:51 :
Aux USA, où FIAT signifie (ou signifiait) "Fix It Again Tony", l'idée d'y implanter le siège social parait bien saugrenue.
Réponse de le 08/02/2011 à 20:42 :
Pffff Blaireau, jalousie? Parce que aucun constructeur français n'a osé faire le pas?

Réponse de le 09/02/2011 à 8:17 :
FIAT est attendue avec impatience aux USA grace a des modeles originaux pour le marche USA (Fiat 500, Mito, Giuletta ...) qu'aucune autre marque ne propose. Renault a laissé de tres mauvais souvenirs dans les annees 80, style neutre et fiabilité moins bonnes que les anciennes FIAT. Certes les FIAT de l'epoque n'etait pas les plus fiables, mais leur style a laissé de bons souvenirs aux americains, et la voiture italienne a une meilleure image qu'une voiture francaise

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