Les 27 valident le plan d'aide au Portugal

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Le plan d'aide de 78 milliards d'euros au Portugal a reçu ce lundi le feu vert des ministres des Finances de la zone euro et de l'ensemble de l'Union européenne.

Les ministres des Finances des 27 membres de la zone euro ont donné le feu vert à l'aide de l'Union Européenne au Portugal. Dans un communiqué, ils affirment s'être entendus de manière unanime pour fournir cette assistance financière, qui permettra, selon eux, de garantir la stabilité de la zone euro et de l'UE.

Ce soutien sur trois ans intervient en échange de trois contreparties de la part des autorités portugaises. D'abord un ajustement budgétaire réalisé sur la base notamment d'une réduction des dépenses, d'une réforme du système de santé et de l'administration publique ainsi que d'un ambitieux programme de privatisations. Ensuite, des réformes visant à doper la compétitivité et le potentiel de croissance de l'économie portugaise, notamment la réforme du marché du travail et du système judiciaire. Enfin, des mesures visant à assainir le secteur financier et à renforcer la structure de capital des banques. A ces trois contreparties, la Finlande a exigé et obtenu que les autorités portugaises s'engagent à "encourager les investisseurs privés à maintenir leur exposition" dans le pays, "sur une base volontaire".

Le FMI apportera un tiers de l'aide

Les 78 milliards d'euros seront supportés à parts égales - soit 26 milliards d'euros - par le Fonds européen de stabilité financière (FESF), le Mécanisme européen de stabilité financière (MESF) et le Fonds monétaire international (FMI). D'après les prévisions données jusqu'ici par le gouvernement portugais, le déficit public devrait ainsi être ramené de 5,9% cette année à 3% du Produit intérieur brut (PIB) en 2013.

Après avoir résisté durant plusieurs mois à la pression des marchés financiers, le Portugal était devenu en avril le troisième pays de la zone euro à demander une aide financière extérieure.
Avant lui, il avait fallu mettre sur pied l'an dernier des plans de sauvetage pour la Grèce (110 milliards d'euros) et l'Irlande (85 milliards).

Avant même l'application du plan international, les mesures d'austérité prises jusqu'ici par Lisbonne pour tenter de calmer les marchés, baisses de salaires et hausse de TVA notamment, ont fait replonger le Portugal dans la récession dont il était sorti fin 2009. Le PIB portugais s'est ainsi contracté de 0,7% au premier trimestre, après avoir déjà reculé 0,6% au trimestre précédent, selon des statistiques publiées la semaine dernière.

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Commentaires
a écrit le 17/05/2011 à 17:04 :
en 2012 lorsque Marine LE PEN arrivera aux gouvernes de la France, il faudra à l'U.E ne plus compter sur la solidarité forcée du contribuable français.

L'europe ? vite vite à la poubelle
a écrit le 17/05/2011 à 7:28 :
"Qu'ils payent" - rappelez-vous tous que cet argent n'existe pas, c'est en fait le Portugal qui créé sa propre dette, comme il ne rembourserons rien comme tout le monde alors il n'y a pas de quoi se faire du mourons. Il y a eu une magnifique vidéo qui explique ça "argent dette" (c'est clair que normalement on devrait rembourser !)
Réponse de le 17/05/2011 à 10:37 :
Oui mais "perso", c'est une dette réelle sur de l'argent fictif. Réelle car on la doit au circuit financier européen depuis 1973 et que si cette dette ne cesse de s'agrandir, c'est les chinois qui nous la rachèterons et nous la ferons payer et pas au meme taux d'intéret. En gros ruiné par un" pays atelier" devenus (à force, d'exporter, d'exploiter son peuple et renflouer leur finance) un pays financier qui pourra bientot se permettre de preter aux banques privée mondiale sans s'endetter. On a voulu jouer au jeu américain et on va perdre avec eux. L'argent dette nous perdra, nous rendra encore plus dépendant de la finance rendent les objectifs d'entreprise toujours plus durs et nous exploitant toujours plus avec un état symbolique tellement endetté qu'il n'aura plus aucun réel pouvoir et donc le vote et la démocratie disparaitrons petit à petit face au lois de" l'offre et la demande" . Le capitalisme libéral est voué à l'echec devant le capitalisme de la dicture communiste chinoise car la compétition est déjà déloyale. Pour eux l'argent dette sera bientot de l'histoire ancienne et nous notre futur problème. J'espère que ce ne sera pas la raison d'une guerre... donc l'argent dette c'est LE problème que je prendrais au sérieux actuellement. Pour créer un gagnant, il faut créer des perdants autours, c'est inévitable.
a écrit le 16/05/2011 à 19:50 :
Pauvres journalistes de "La Tribune". Il y a tellement de milliards qui sont donnés par des structures qui ne les possèdent pas et à tellement de pays qu'ils mélangent dans l'article la Grèce et le Portugal... Allez, un suppo et au lit !
a écrit le 16/05/2011 à 18:50 :
"Ras le bol" de payer pour ces Pays-Grèce,Portugal-qui ont vécu au-dessus de leurs moyens depuis leur adhésion à l'EU.
a écrit le 16/05/2011 à 18:47 :
"Ras le bol" de payer pour des Pays qui ont vécu au-dessus de leurs moyens depuis leur adhésion à l'EU.Les dirigeants de ces Pays devraient être poursuivis par la justice.

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