Les investissements d'avenir du Grand emprunt ont ... de l'avenir

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Le Commissariat général à l'investissement en charge de la bonne utilisation des 35 milliards du Grand emprunt devrait survivre aux prochaines échéances électorales. En attendant, il continue de lancer de nouveaux projets, en particulier dans le numérique et la santé.

Les investissements d?avenir programmés ans le cadre du Grand emprunt ont ? de l?avenir. C?est en effet le principal enseignement de la conférence de presse organisée ce mardi présentant le bilan intermédiaire de ce dispositif, en présence de René Ricol, le Commissaire général à l?investissement, de Michel Rocard et Alain Juppé, les deux co-présidents du Comité de surveillance de ce dispositif. Lancé en 2009, voté en mars 2010, les investissements d'avenir reposent sur une enveloppe de 35 milliards d'euros.

Pour l'instant, 880 projets ont été lancés

D?une part, tous les investissements d?avenir n?ont pas encore été lancés. Sur les 35 milliards empruntés par l?Etat, il reste environ 8 milliards à engager. Au total, 880 projets ont déjà été lancés. « L?avion du futur, l?hélicoptère du futur, la recherche de demain prennent actuellement forme sous nos yeux, c?est formidable », a lancé René Ricol. Rigoureusement contrôlés par le Parlement, ces investissements publics devraient voir leur montant doubler ? ce serait un minimum si l?on en croit le commissariat ? grâce à l?effet de levier qui permet d?attirer les financements privés.

Il faudra ensuite que le Commissariat contrôle si les engagements pris par les lauréats des appels à projets sont bien respectés. « Rien que pour ces deux seules missions, il y a encore du travail fournir pendant deux ans", a précisé Michel Rocard.

Des candidats favorables au Grand emprunt

Voici pour le court terme. L?avenir plus lointain est également assuré si l?on en croit les intentions des deux favoris de l?élection présidentielle.
Lors d?un meeting organisé à Toulouse en février, François Hollande a déclaré que le grand emprunt n?était pas une « mauvaise initiative car l'Etat doit être stratège ». Dont acte. « Je ne veux rien empêcher, rien freiner, je veux au contraire accélérer, approfondir », a-t-il expliqué, précisant toutefois qu?il fallait « accélérer le versement, aller plus vite ». Quant à Nicolas Sarkozy, il s?est également prononcé à plusieurs reprises en faveur de la poursuite des efforts déjà consentis. Un sentiment partagé par Michel Rocard et Alain Juppé. Pour le ministre des Affaire étrangères, un nouveau coup de pouce au grand emprunt paraît « inévitable » pour redresser la compétitivité de l?économie française et ainsi, assurer les emplois de demain.

En attendant que l?avenir du grand emprunt soit clairement dessiné, la gouvernance actuelle poursuit ses travaux. Ce mardi, de nouveaux appels à projets, en particulier dans le numérique et dans la recherche sur le cancer ont été annoncés.

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Commentaires
a écrit le 21/03/2012 à 16:37 :
Dans ce pays, les charges qui servent à financer le grand emprunt ont effectivement plein d'avenir. Car ne pas oublier que les dettes d'aujourd'hui font les impôts de demain.
a écrit le 21/03/2012 à 6:47 :
L'état stratège? Et avec quelle compétences industrielles? La plupart des fonctionnaires ne sortent pas de leurs bureaux..
Réponse de le 21/03/2012 à 13:21 :
si ! de temps en temps les syndicats organisent des manifs...
a écrit le 20/03/2012 à 18:20 :
ft vite investir dans le rsa, et dans les boites coulees par les syndicats ( sinon qui va payer pour eux?)

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