Réforme de la santé : Barack Obama se veut optimiste

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Selon une majorité de commentateurs, la Cour suprême des Etats-Unis pourrait trancher au détriment de la loi, jugeant anticonstitutionnel que l'Etat fédéral oblige des citoyens à contracter une assurance santé sous peine d'amende.

Le président américain Barack Obama a estimé lundi qu'un rejet de sa réforme de la couverture santé serait un geste "inouï" de la part de la Cour suprême et s'est dit confiant que les juges finiraient par approuver la loi.

"Au bout du compte, j'ai bon espoir que la Cour suprême ne prendra pas une décision inouïe et sans précédent qui consisterait à bloquer une loi qui a été adoptée par une forte majorité d'un Congrès élu démocratiquement", a déclaré M. Obama devant la presse.

La plus haute juridiction des Etats-Unis a entrepris la semaine dernière de se pencher sur la réforme phare de l'administration Obama, visant à apporter une couverture maladie aux dizaines de millions d'Américains qui en sont dépourvus.

La Cour ne rendra son verdict qu'en juin, mais plusieurs commentateurs qui ont suivi les débats la semaine dernière ont estimé qu'une majorité des neuf juges pourrait trancher au détriment de la loi, jugeant anticonstitutionnel que l'Etat fédéral oblige des citoyens à contracter une assurance santé sous peine d'amende.

Interrogé lors d'une conférence de presse en compagnie du Premier ministre canadien Stephen Harper et du président mexicain Felipe Calderon, M. Obama a rappelé que ses adversaires conservateurs avaient longtemps appelé la Cour suprême à ne pas faire la loi mais à se contenter de l'interprêter. "J'ai bon espoir que la Cour reconnaîtra cela", a déclaré le président américain.

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Commentaires
a écrit le 03/04/2012 à 1:04 :
Pour quelqu'un qui foule au pied la constitution de son propre pays, alors qu'il se prétend spécialiste de droit constitutionnel, tenter ainsi d'influencer la décision de juges qui pour certains lui doivent leur nomination est bien caractéristique du nouvel exercice du pouvoir par l'exécutif.
Comme de faire voter un texte de loi illisible et incompréhensible de milliers de pages...
Au fait, quelqu'un rapporte-t-il ici que lors des questions devant le Sénat, il s'est avéré qu'il manquait un financement de... 17 trilliards de dollars pour cette loi? Que son coût dès la seconde année sera de plus de trois fois celui indiqué, alors qu'Obama avait juré ses grands Dieux qu'elle ne couterait pas un centime au contribuable?
Est-il enfin rapporté qu'après avoir fait officiellement marche arrière sur les "death pannels", ces organes de décision d'octroi des soins, les américains découvrent médusés que cette même loi prévoit une commission encore plus secrète et totalement soustraite au législatif comme à la représentation populaire, ne rendant compte à personne mais à laquelle sont octroyés des pouvoirs encore plus grands concernant les soins dont peuvent bénéficier les assurés?

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