Barack Obama face à la Cour suprême
Jérôme Marin, à New York
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Devant la Cour suprême des Etats-Unis à Washington, la queue a débuté en fin de semaine dernière pour décrocher l'une des 60 places allouées au public. Quelques curieux, désireux d'assister au moment historique qui s'annonce. Mais surtout des personnes payées plusieurs centaines de dollars par des organisations et des lobbies pour attendre à leur place et obtenir l'un de ces précieux sésames.
Car les neuf juges de la plus haute juridiction des Etats-Unis débutent ce lundi l'examen de la réforme du système de santé (rebaptisée "Obamacare"), votée et promulguée il y a deux ans. La plus importante affaire depuis 2000 lorsque la Cour avait ordonné l'arrêt du recompte des voix en Floride, entérinant la victoire de George W. Bush à la présidentielle, estiment certains experts judiciaires. Pour d'autres, il faut remonter aux années 30 quand elle avait dû se prononcer sur la constitutionalité du "New Deal" de Franklin Roosevelt.
Mandat individuel
La décision la plus attendue de la Cour suprême concerne la constitutionnalité du "mandat individuel": l'obligation pour tous les Américains de souscrire à une assurance-maladie d'ici à 2014, sous peine de sanction financière. Cette mesure fait l'objet d'un recours déposé par les procureurs généraux et gouverneurs de 26 Etats américains. "Le Congrès a outrepassé son pouvoir", assure Ken Cuccinelli, procureur général de l'Etat de Virginie. "C'est sans précédent", ajoute Paul Clement, ancien avocat de l'administration Bush qui représentera ces 26 Etats face devant la Cour Suprême. "Cela illustre l'incapacité du gouvernement à établir des limites".
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"Nous savons que la réforme est constitutionnelle, et sommes confiants dans le fait que la Cour suprême sera d'accord", assure de son côté la Maison-Blanche. L'administration Obama sera défendue par Donald Verrilli. "Il va tout mettre en ?uvre pour montrer pourquoi cette loi est constitutionnelle et pourquoi elle est importante", a expliqué, dimanche sur CNN, David Plouffe, haut-conseiller de la Maison Blanche.
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