Merkozy et Merkollande, blanc bonnet et bonnet blanc ?

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Angela Merkel pourra s'inspirer pour ses relations avec François Hollande de celles qu'elle a construites avec Nicolas Sarkozy. Elle a su alors faire des concessions utiles, mais sans grandes conséquences, pour imposer ses vues tout en ménageant son partenaire français.

Angela Merkel a sans doute connu des situations plus confortables. Car si son camp a limité la casse dans l'élection régionale du Schleswig-Holstein, sans pouvoir néanmoins signer une victoire, ce dimanche électoral européen a tourné au référendum anti-Merkel. Il y bien sûr eu le vote grec qui a sanctionné les partis signataires de « l'aide européenne » mise au point par Paris et Berlin. Mais en en France aussi, l'importance du thème de la croissance dans les dernières semaines de la campagne laisse peu de doutes sur le fait que l'élection du candidat socialiste constitue implicitement un rejet de « Merkozy ».

Eviter l'affrontement avec Paris

Impossible évidemment pour la chancelière de ne pas tenir compte de cette nouvelle donne. D'où ce ton plus apaisé dans la forme envers le nouveau locataire de l'Elysée. Cette volonté d'en venir « rapidement à de bonnes relations de travail », ces ouvertures sur un « pacte européen de croissance », cette assurance que « la coopération franco-allemande est essentielle pour l'Europe, cette invitation de François Hollande à Berlin dès le 15 mai, date de son entrée en fonction... Tout ceci montre la volonté de la chancelière de ne pas aller à l'affrontement avec Paris.

Situation intérieure allemande

Pour autant, toutes ces ouvertures sont d'abord formelles. La marge de man?uvre d'Angela Merkel est extrêmement faible sur le plan intérieur. Son électorat ne supporterait aucune relance de type keynésienne, aucun type d'Eurobonds, aucune anicroche à la sacro-sainte indépendance de la BCE. Bref, l'électeur conservateur allemand est allergique au programme de François Hollande. Un coup d'?il à la presse de ce lundi outre-Rhin suffira à s'en convaincre.

Or, la seule force actuelle de la chancelière, ce sont ces électeurs traditionnels de la CDU et de la CSU qui aujourd'hui représentent entre 33 et 37 % de l'électorat. Tant qu'ils lui restent fidèles, Angela Merkel semble assurée l'an prochain de demeurer en place. Elle pourra changer de coalition, s'allier avec les Sociaux-démocrates plutôt qu'avec les Libéraux, mais elle restera le leader de la première force politique du pays. Et les alternatives, soit une alliance à trois avec le SPD, les Verts et les Pirates ou les Libéraux semblent peu crédibles aujourd'hui.

Angela Merkel ne cédera pas sur le fond

Cet électorat n'est pas entièrement acquis. Lorsque Angela Merkel a dû accepter de verser une aide à la Grèce et un système permanent de sauvetage de l'euro, la côte de la CDU a nettement reculé. En octobre dernier, la CDU était à 31 % d'intentions de vote selon le sondage hebdomadaire de Stern. Grâce à la fermeté affichée sur le nouveau traité budgétaire, les Chrétiens-démocrates sont remontés jusqu'à 38 % en mars. Ils sont aujourd'hui à 35 %. Il est essentiel pour la chancelière de se renforcer dans cet électorat. Elle ne peut donc en aucun cas lâcher du lest face à François Hollande sur le traité budgétaire. C'est pourquoi elle a réaffirmé ce lundi que toute renégociation était exclue et qu'elle rejetait tout plan de relance keynésien.

Certes, Angela Merkel est une pragmatique pure et dure. Pour parvenir à ses objectifs, elle est capable de brûler les idoles qu'elle avait érigées elle-même peu auparavant. C'est ce qui surprend toujours les observateurs internationaux. Elue en 2005 sur un programme « thatchérien », elle a gouverné à merveille jusqu'en 2009 avec les Sociaux-démocrates. Elle avait alors organisé deux plans de relance d'envergure avant de se convertir aux baisses d'impôts massives au début de son alliance avec les Libéraux, puis d'affirmer l'austérité à partir de mai 2010.

S'inspirer du modèle « Merkozy »

Verra-t-on alors bientôt une Angela Merkel convertie à la croissance façon François Hollande ? C'est peu probable, car ce n'est pas son intérêt et aujourd'hui et il peut lui dicter de faire volte-face. Pour autant, il ne peut être question d'entrer dans un conflit ouvert avec la France qui déstabiliserait la zone euro et donnerait surtout l'impression toujours fâcheuse d'une domination allemande. L'équilibre du couple Paris-Berlin est indispensable à la politique européenne allemande pour repousser toute accusation d'hégémonisme. Pour Angela Merkel, le modèle de sa relation avec François Hollande, ce sera sa relation avec Nicolas Sarkozy.

Un couple très chahuté

Qu'on se souvienne en 2007 : le nouveau président français avait frôlé l'incident avec le ministre allemand des Finances d'alors qui lui reprochait sa politique budgétaire. En 2008, nouveau coup de froid entre Paris et Berlin sur la question de la relance de l'activité après la faillite de Lehman Brothers. En 2010 enfin, la crise grecque avait ravivé les différends entre les deux pays sur la stratégie à mener. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ne s'appréciaient alors guère. Mais la chancelière a su renverser la vapeur : elle a adopté des mots de son partenaire français, comme la « gouvernance économique » pour y mettre son propre contenu.

Là où Paris entendait une gestion étatique de l'économie, Berlin y a mis du contrôle budgétaire strict et une règle d'or européenne à l'allemande. Ajoutez à la présentation de propositions communes et quelques concessions sans conséquences majeures (pas de contrôle européen des règles d'or, mais une inscription dans les constitutions) et le tour est joué : Merkozy était né. Nicolas Sarkozy pouvait avancer la tête haute comme le restaurateur de l'amitié franco-allemande et Angela Merkel pouvait présenter à ces compatriotes les résultats obtenus.

En attendant Merkollande

Nul doute que la chancelière va tenter le même tour de passe-passe cette fois avec François Hollande. On ne touchera pas au traité budgétaire, mais on préparera un « pacte pour la croissance et l'emploi » où l'on distribuera quelques milliards des fonds structurels non utilisés et où l'on promettra quelques réformes favorables à la croissance. Sans doute ceci sera suffisamment vague et sans conséquences. Mais François Hollande pourra se vanter d'avoir converti la chancelière à la croissance tandis qu'Angela Merkel aura sauvé l'essentiel avant le scrutin fédéral d'octobre 2013. Il est vrai que, malgré le succès électoral de ce week-end des opposants à la politique allemande, la faiblesse de la situation française ne donne guère au nouveau locataire de l'Elysée le poids de faire fléchir réellement la chancelière.
 

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Commentaires
a écrit le 09/05/2012 à 13:08 :
Vivant en Allemagne depuis plus de 20 ans, je suis à chaque fois étonné de voir que les Francais surestiment systématiquement leur influence. En réalité, les Allemands se soucient peu de la France. Ce n'est simplement pas une priorité. Pour beaucoup, c'est juste une sorte de république bananière ou la génération précédente passait ses vacances. Croire que F. Hollande pourrait imposer quoi que ce soit à l'Allemagne est une plaisanterie! Le pacte de croissance existait déjà (sous forme de déclarations d'intentions) dans l'UE. Le problème est que F. Hollande parle de tout autre chose: continuer à essayer de générer de la croissance à coup de déficits.C'est l'idée des Eurobonds: donner du crédit moins cher à des surendettés.
a écrit le 09/05/2012 à 10:58 :
Il est probable que Hollande va pousser l'Allemagne à instaurer un SMIC, chez elle mais aussi à travers l'Europe: Merkel va se trouver sous cette contrainte en complément du pacte de croissance et autres projets 'finance' comme les euro-bonds,...
a écrit le 09/05/2012 à 10:49 :
Euh euh euh...!
a écrit le 08/05/2012 à 11:34 :
Grosse différence c'est qu'au mariage précédent quelqu'un portait la culotte et l'autre était de corvée de peluche. Ok pour la photo, caresses dans le dos et plus, notre président comme le bon scout "toujours présent" racontait son histoire au bon peuple. Attendons la suite pour se faire une idée. l'Espagne est en cours d'effondrement?
a écrit le 08/05/2012 à 10:12 :
Pour Merkel, "Il ne saurait être question d'aller à l'affrontement avec la France" dit l'article. Mais la même Merkel vient de déclarer publiquement, en visant Hollande "qu'il ne saurait être question de renégocier" l'accord budgétaire européen, et que la croissance doit se faire sans augmentation des déficits. Exactement le contraire de ce que réclame Hollande.
On ne peut être plus clair dans l'opposition. L'article de la Tribune est tout faux.
a écrit le 08/05/2012 à 9:48 :
Pourquoi dans votre montage photo Angela Merkel porte-t-elle un voile !!!!
Mon commentaire n'a rien à voir avec le sujet de l'article mais cette photo est choquante, j'en fais part c'est tout.
Réponse de le 08/05/2012 à 10:48 :
Le voile de la mariée, pour symboliser le nouveau cuple franco allemand, après merkozy on a merkollande.
a écrit le 08/05/2012 à 7:35 :
le pb avec sarkozy c'est qu'il avait fini par donner à sa partenaire carte blanche si bien qu'ici on ne jure plus que par le "modèle à l'allemande"; attendez-vous à une autre donne, il me semble que nous ne sommes pas uniquement des comptables, c'est d'ailleurs la grandeur des relations internationales.
a écrit le 07/05/2012 à 22:30 :
Quel rejet peut-il y avoir en France de "Merkosy" puisque nous n'avons pas encore goûter à l'austérité
Réponse de le 08/05/2012 à 9:15 :
Les fermetures de Poste, d'écoles, de gendarmeries, de tribunaux, d'hôpitaux, les réductions d'effectifs dans la police... nous goûtons bel et bien à l'austérité, cher cahin caha. Sauf qu'elle n'a pas été très équitablement répartie, il est vrai.
Réponse de le 08/05/2012 à 12:15 :
l'aastérité est tout simplement ne pas déepsner plus qu'on ne gagne. Le secteur public, lui qui crée la dette, vit complétement au dessus de ses moyens. si on payait le vrai prix la lettre apportée par le facteur à la campagne devarit être facturée 2e au minimum, pas juste, mais qui paye ?? le contribuable !! il n'y a pas d'argent public mais uniquement de l'argent du contribuable.
Il y a tout à réinventer et les autres le font trés bien, il faut que le facteur apporte aussi les médicaments, livraison des repas...pour rentabiliser le coût.
il faudrait comme dans la distributon et afficher le vrai coût, ça serait un début de pédagogiepour tous ceux qui voient dans l'état un super pere noel généreux, il n'y pas de générosité, il n'y a que l'argent du contribuable, et si tu payes pas d'impots il faut dire merci au voisin qui en paye
Réponse de le 08/05/2012 à 14:46 :
Mais non amrion, la dette pour une très grosse partie (de 63% du PIB comme en 2006 à 88% comme cette année) n'a rien a voir avec le secteur public mais avec la crise , ET C'EST SARKO QUI NE DIT !! . Et la crise est du aux subprimes et a ses conséquences (chômage technique généralisé en 2009, rentrées fiscales en chute libre, participation au renflouement de l'Irlande et des autres via participation au FMI, FESF MEF, etc ...)
Réponse de le 09/05/2012 à 10:45 :
@amrion : une personne qui paie des impots c'est quelle a des revenus en conséquence...une personne qui ne paie pas d'impot c'est qu'elle n'a pas les revenus necessaires. Ou est le cadeau qui mérite un merci ?
a écrit le 07/05/2012 à 22:21 :
Comme si Merkel avait un jour été contre la croissance ... C'est vraiment encore une idée bizarre ... C'est lune des choses qui importe le plus à toutes les entreprises de la planète ... seulement celles en Allemagne n'ont pas besoin d'argent artificiellement donné par lEtat pour être rentable ... Et vous croyez que les états unis accepteront de nouvelles aides cachées ? ... (bon c'est vrai ils préfèrent les leur ...)
Réponse de le 08/05/2012 à 14:47 :
Merkel est pour la croissance des bénéfices de ses entreprises exportatrices et pour la croissance du temps de travail de ses travailleurs a iso-salaire ... Oui effectivement , elle n'a pas la même vision de la croissance que beaucoup d'entre nous ...
a écrit le 07/05/2012 à 22:14 :
M. Vollande, celui qui vole en jet privé dés le 1er jour de son élection (mais les journalistes, de Gauche, trouvent cela normal), n'obtiendra rien de Merkel parce qu'elle n'a pas pour mandat de faire plaisir à la France ... Elle est à priori sensée défendre l'Allemagne ... et lorsque l'on voit comment cela se passe par exemple dans l'automobile en ce moment ... il est évident qu'un Allemand préfèrerera toujours un concurent mort
Réponse de le 08/05/2012 à 12:18 :
les médias sont trés majoritairement à gauche, ils ont biaisé quantité de débats et n'ont pas titillé leur candidat sur les questions économiques, sinon il était sec!
les allemands ne préférent pas un concurrent mort mais la vraie concurrence, la différence c'est qu'ils se battent, ils travaillent, ils sont pragmatiques, chez nous on fait des discours idéologiques creux dont rafollent les gens de gauche, en majorité payés par les impots des autres
Réponse de le 08/05/2012 à 16:20 :
Beaucoup de salariés du privé votent Hollande (comme moi) ou Lepen et de moins en moins de Droite , car la gauche est surement moins idéologique que la droite coucouille et nunuche qui croient qu'ouvrir nos frontières à toutes les fenêtres libérales et que plus le salaire des travailleurs sera bas , plus il y aura de croissance ! Ils n'ont pas tord sauf qu'a quoi cela sert de serrer 3/4 de la population pour qu'une faible partie puisse toujours plus se gaver et sans investir maintenant dans l'économies réelle. L'industrie et ses 5% de marge ne fait plus rêver les investisseurs , ils préfèrent la spéculation sur les terres rares, les matières premiers les subprimes, ce d'autant plus que lorsque qu'il y a un crash ce sont les travailleurs qui renflouent !!!
a écrit le 07/05/2012 à 21:55 :
ce qui est drole c'est que hollande croit que si le spd passe en allemagne, ca va etre gagne pour lui! il va etre recu le monsieur; un petit sejour outre rhin lui remettrait les idees en place...
Réponse de le 08/05/2012 à 9:08 :
@churchill. Votre pseudo est mal choisi : prenez celui de "Bismarck" et non de "Churchill", ça donnerait une meilleure idée de vos interventions, qui se résument à "Deutschland uber alles". Sinon, pour vous cultiver un peu, vous pourriez lire ce que Krugman écrit. Ce n'est pas un économiste bouffon payé par les banques françaises à dire ce qui est bon pour elle, mais un vrai économiste. Comme Stiglitz, Allais, Sen... et eux, que dis(ai)ent-ils ? Que l'Euro est une erreur. Que l'austérité ne mène nulle part. Que l'Allemagne est le vrai passager clandestin de l'Euro. Sans l'Euro, l'économie allemande s'effondrerait. Qui voudra acheter une VW Polo qui coûterait 20% plus cher vendue en Francs ou Lires si produite en Deutsche Marks ? Finies les exportations faciles pour l'Allemagne avec sa vraie monnaie...
Réponse de le 08/05/2012 à 12:26 :
les économistes sont des bouffons qui n'ont jamais mis les pieds dans une entreprise.
Si l'allemagne sort de l'euro alors que c'est elle qui finance l'europe, on est au rayon des moribons, avec notre dette de 1700 millairsd et un déficit de 70 millarsd, dépot de bilan. L'austérité c'est simplement arréter de dépenser plus qu'on ne gagne et rembourser ses dettes, du bon sens de n'importe quel ménage ou pme. Faire croire qu'en étant surendetté parce que nul en gestion, en déficit de paiement, on va s'en sortir en empruntant encore un peu plus, c'est faire croire au pére noel. ceux qui ont ont eu le courage de faire les sacrifices en cohérence avec la situation sont bien repartis (suede..) ceux qui traient les pieds sont de plus en plus mal, normal !
l'allemagne peut nous laisser tomber et travailler avec la russie, ils vont trés bien progresser, et nous on sera en grece, à vivre du tourisme. c'est clair et lumineux, il faut fumer des joints pour raconter ces sornettes sans aucun fondement
Réponse de le 08/05/2012 à 16:28 :
Marion , quel bel exemple de baratin ... très éloigné de la moindre considération économique ... Oui il y a des efforts a faire et Hollande le dit , mais nous n'avons pas non plus a nous coucher et ouvrir nos portes a toutes les fenêtres du libéralisme (= signé tous les traités de libre échange que l'Allemagne souhaite signer) pour que l'Allemagne puisse exporter ses bagnoles de luxe et ses machines outils ... L'Europe c'est théoriquement une façon d'avoir un destin commun qui ne se résume pas a se coucher devant le plus fort ... Et ce n'est pas avec des suiveurs , des benêts, des toutous a sa mémère du libéralisme mondialiste que l'on sortira de l'ornière ... et si l'Allemagne n'est pas d'accord pour prendre en compte l'intérêt d'autres pays ... et bien il faudra que nous sortions de l'Euro ... La Gréce va commencer ....
a écrit le 07/05/2012 à 21:31 :
La secte du mont Pélerin (Von Hayek et Von Mises) est en train d'être démasquée et déconfite:leurs algorithmes ne fonctionnent pas , ils ont conduit à bâtir une économie où la spéculation est reine et en vient à se mordre la queue: il n'y a plus rien à spéculer: l'immobilier c'est fini,les matières premières c'est fini .....et les jeux à la hausse ou à la baisse sont éphémères et dangereux pour les populations (qu'ils affament comme en 2009)La BCE et la FED font marcher la planche à billets(Qe1, Qe2 et bientôt Qe3) à fond pour ...alimenter la spéculation folle ,ce qui est très risqué et anti économique. Quant à la dette des états, on en arrive au bout: le délire néolibéral consistait à privatiser la création monétaire pour faire pression sur les états et les salaires pour augmenter mécaniquement les profits: les banques empruntent à 1% aux banques centrales (notre argent) et ...re-prêtent à 3%(France) ou 6% (Espagne) ce qui fait que les pays doivent donner en rente financière 3% de leurs revenus avant de pouvoir dépenser un euro.La France paie 50 milliards d'intérêts par an ce qui fait qu'elle a déjà payé 2 fois cette dette aux banques depuis 30 ans.L'article 124 du traité de Lisbonne doit être abrogé .Il faut interdire la planche à billet certes ,mais les états doivent pouvoir emprunter à 1% aux banques centrales et alors ils devront et pourront REMBOURSER leur dette ,ce qui est devenu quasi impossible dans le système actuel, le défaut grec sera bientôt un défaut généralisé:qui peut croire un instant que les USA vont rembourser 17 000 milliards de dollars? écoutez Delamarche su BFM....ou Jorion
Réponse de le 08/05/2012 à 9:11 :
Le mont Pèlerin ? Non mais vous racontez n'importe quoi... Von Mises et Hayek - tenants de l'école autrichienne en droite ligne avec l'école libérale française - voient au contraire leurs théories triompher en ce moment : les Etats ont accaparé la création monétaire (voire l'ont figée dans le cas de l'Euro), l'ont confiée à des cartels privés, et la catastrophe n'a pas tardé à suivre. Jorion et Delamarche sont très intéressants. Von Mises et Hayek aussi. Mais il faut les lire sérieusement avant de les associer à telle ou telle pratique. Les avez-vous lus, seulement ? A priori, non.
a écrit le 07/05/2012 à 19:07 :
Hollande va certainement demander une plus grosse part du gâteau pour la France et les Français à Mme Merkel. Le néocolonialisme, par le biais d'une répartition horizontale du travail au sein de l'Union Monétaire va s'installer. Aux latins les bas salaires et le travail humiliant, voire dangereux (amiante) aux nordiques les salaires de pointe et le travail intéressant. Alors il s'agit pour Hollande de faire mieux que Sarko et de faire inclure la France dans les pays nordiques. Une collaboration s'impose, dans l'intérêt national. Pour la grandeur de la France il nous faut des république bananières (désigne à l'origine un pays peu développé, dont l'industrie repose typiquement sur la seule production de bananes, et dirigé par une petite ploutocratie autoritaire et corrompue) comme jadis quand il nous fallait des colonies. Alors une visite à Berlin s'impose
Voila ou nous en sommes avec l'Union Européenne!
Vive Nous!

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