Le foot, nouvel indicateur macro-économique

Avec son étude "Soccernomics", la banque ABN Amro prédit l'atténuation des craintes face à l'euro si un pays où circule la monnaie unique gagne.

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La banque ABN Amro estime qu'une victoire de la France à l'Euro 2012 serait le meilleur scénario pour requinquer la confiance des investisseurs dans la zone euro. Copyright Reuters.
La banque ABN Amro estime qu'une victoire de la France à l'Euro 2012 serait le meilleur scénario pour requinquer la confiance des investisseurs dans la zone euro. Copyright Reuters. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)

 La planète foot a de beaux jours devant elle. Outre les enjeux sportifs et médiatiques, les matchs de foot deviennent des indicateurs macro-économiques. Troisième événement sportif le plus suivi dans le monde après les Jeux Olympiques et la Coupe de football Fifa, l'Euro 2012 qui va se jouer en Ukraine et en Pologne du 8 juin au 1er juillet, en fournit l'exemple le plus probant. 

Se transformant en bookmakers des temps modernes, les économistes de la banque néerlandaise ABN Amro viennent de faire des pronostics sur l'impact économique pour la zone euro d'une victoire emportée par l'un des pays où circule la monnaie unique. Selon eux, une victoire de la France s'avère le meilleur scénario pour requinquer la confiance des investisseurs, comme l'indique leur étude de huit pages.

L'argument est limpide. Au sein de la zone euro, la France est désormais le pays sur le point de franchir la ligne rouge. Si l'équipe nationale française gagne, l'impact psychologique sera tel que la crainte de contagion aux pays forts de la zone devrait s'atténuer ipso facto. Une victoire de l'équipe allemande ou néerlandaise serait un pis-aller. 

Au contraire, ABN Amro estime qu'il serait "malvenu" que le tournoi soit remporté par le Danemark, le Royaume-Uni ou la Suède, pays où l'euro n'a pas cours. "Une telle victoire encouragerait les euro-septiques", rapporte l'étude "Soccernomics" de la banque amstellodamoise qui convient dans son introduction que "ce rapport n'est pas plus fondé sur des mathématiques avancées que sur une science exacte". À preuve, la préférence affichée des économistes sportifs de la banque amstellodamoise pour voir les Pays-Bas s'emparer de la coupe de l'Euro 2012 comme en 1988.

Redorer l'image des pays du sud de l'Europe

Sur le terrain, la réalité sportive risque cependant d'être loin des pronostics anticipés par les auteurs de "Soccernomics". La France n'est en effet qu'au 16e rang dans le classement Fifa alors que l'Allemagne et les Pays-Bas sont respectivement au 2e et 4e rang, d'après les données collectées par ABN Amro. À l'aune des prestations sportives des équipes en lice, l'Allemagne a les meilleures chances d'emporter le titre de champion de l'Euro 2012. L'étude ne manque d'ailleurs pas de rappeler que les économistes de la banque avaient prédit la victoire de l'Espagne lors de l'édition 2010 de ce tournoi.

En outre, il apparaît que la moitié des équipes finalistes de l'Euro 2012 est issue de pays ayant maille à partir avec les agences de notation américaines. De fait, depuis 2004, les trois pays les plus mal en point de la zone euro, Espagne, Grèce et Italie, ont toujours gagné les tournois de foot les plus en vue de la planète. 

À partir de ce constat, ABN Amro donne un certain crédit à la thèse selon laquelle l'état pitoyable des finances publiques des pays du Sud de l'Europe s'explique par des facteurs socioculturels qui transparaissent dans leurs performances sportives. Pour gommer cette image, l'UEFA a d'ailleurs récemment promis que les clubs de football espagnols paieraient au plus vite leurs arriérés d'impôts au fisc. "C'est une bonne chose que ces clubs contribuent même symboliquement au rétablissement des finances publiques", note l'étude.

Donnant de l'eau au moulin des conclusions d'ABN Amro, la Banque centrale européenne a de son côté publié une étude édifiante en février dernier sur l'impact boursier des rencontres de football. En moyenne, le volume des échanges en Bourse chute de moitié dans un pays le jour où se déroule un match impliquant l'équipe nationale. "Le football est la chose la plus importante parmi les choses sans importance", avance en forme d'explication la note macro-économique "semi-sérieuse" publiée par ABN Amro.

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Commentaires 10
à écrit le 04/06/2012 à 16:31
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Il n'y a plus qu'à supprimer tous les organismes internationaux Europe ONU OCDE UNESCO etc. et les remplacer par l'UEFA et la FIFA! Bière Télé Pizza cela va peut être remplacer le Liberté Egalité Fraternité. l'internationale des Beaufs se porte ...

à écrit le 04/06/2012 à 13:35
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Encore une invention des financiers! Après les BRIC, déconnexion de croissance entre les pays émergents (BRIC compris) et les pays développés, Ils ont inventé un nouveau concept qui ne tardera pas à rejoindre des inveneions inutiles sauf pour les int...

à écrit le 04/06/2012 à 9:25
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Et l'on étudie pour ça!!! Ce qui apparaît d'emblée pour toute personne un brin sensée, sachant prendre le temps de sentir son époque sait cela. Quel est ce glissement vers une prospective relevant de Mme Soleil ( au demeurant une personne sensée ) d...

à écrit le 04/06/2012 à 6:58
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Panem et circenses... On en est là... Finalement rien n'a changé...

à écrit le 04/06/2012 à 3:53
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Ce qu il faut pas faire pour attirer de nouveau client "de masse". le foot est un indicateur social, a la maniere des jeux du cirque a Rome. Le paralelle est un peut facile mais quand il sagit de faire de la pub, la fin justifie les moyens en matiere...

à écrit le 03/06/2012 à 22:20
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oui, sur le terrain c'est une autre pair de manche, laissez le foot et le jeu se faire sans cette science de voleurs et leur roi en dehors de l?enceinte. rien que de lire ce rapport j'ai eu la chair de poule de ce qui va se passer lors de cet Euro ...

à écrit le 03/06/2012 à 19:41
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Si il fallait une preuve de plus de l'incompetence et l'inutilite des economistes,elle est la,juste sous nos yeux

à écrit le 03/06/2012 à 15:33
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ça fait déjà longtemps que le foot est un indicateur macro-économique de l'Europe en faillite pour de bonne et simple raison. Prenons l'exemple de l'Espagne qui paye des millions d'Euro des joueurs qui ne produisent rien et qui véhiculent des valeurs...

à écrit le 03/06/2012 à 12:04
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Soccernomics est avant tout un livre assez intéressant d'ailleurs.. Mais la vraie question reste: la Grece sortira t elle de l'euro avant ou après être sortie de l'euro 2012 ?

à écrit le 02/06/2012 à 12:11
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C'est tout à fait probant ! Client de cette même banque, j'attendrai qu'ils lisent dans les entrailles de limaces une nuit sans lune ! Je pensais que nous avions touché le fond, mais non, pas tout à fait.

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