Hollande admet que l'hypothèse de croissance 2013 était trop ambitieuse
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"Je ne veux pas que l'on puisse imaginer que l'Etat prépare son budget avec des hypothèses qui se révéleraient fausses", a dit François Hollande, lors de son allocution télévisée sur TF1 ce dimanche soir.
Le président de la République a admis que la croissance du pays continue de fléchir, et il a indiqué que le gouvernement travaille désormais sur une hypothèse de progression du PIB de seulement 0,8% l'an prochain, contre une prévision de 1,2% maintenue jusqu'alors. Mercredi dernier encore, cette anticipation était confirmée par la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem. Les économistes comme les observateurs ont plusieurs fois manifesté leurs doutes quant au réalisme de cette projection. François Hollande a annoncé ce soir qu'il a entendu les critiques, et qu'il va adapter son programme d'action à l'évolution récente de la situation économique.
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Il s'est présenté comme le capitaine à la barre du vaisseau France, tout en renouvelant sa confiance dans l'action du premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Il a rappelé l'importance de l'engagement de tous, notamment des plus riches, pour redresser les comptes du pays et contrôler la dette. Il a salué la déclaration de rester contribuable français adressée par Bernard Arnault, qu'on disait prêt à s'exiler fiscalement grâce à une nationalité belge fraichement requise. François Hollande a rappelé que l'Etat ne "dépensera pas un euro de plus" l'an prochain qu'en 2012, comme il s'y est déjà engagé à plusieurs reprises.
> Nous reviendrons sur ces points, ainsi que sur les mesures de lutte contre le chômage (dont les contrats de génération) dans quelque instants
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