Espagne : manifestation monstre à Madrid contre la politique d'austérité du gouvernement Rajoy

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Des milliers de manifestants défilent à Madrid contre la politique d'austérité menée par le gouvernement de Mariano Rajoy, qui veut économiser 102 milliards d'euros d'ici à la fin 2014.

Une immense marée humaine a rempli samedi les avenues du centre de Madrid, lors d'un rassemblement contre la rigueur qui a réuni des manifestants venus de toute l'Espagne. Sous le mot d'ordre "Ils veulent ruiner le pays, il faut l'empêcher", les manifestants se sont rassemblés sur les avenues menant à la grande place Colon pour écouter les leaders syndicaux dénoncer la politique de rigueur menée par le gouvernement de droite. "Nous voulons dire haut et fort au gouvernement que nous ne sommes pas d'accord, que sa politique fait trop de dégâts, que nous ne nous résignons pas, parce qu'il y a des alternatives et que c'est un mensonge de dire qu'il n'y a pas d'autre issue", a lancé à la foule le secrétaire général du syndicat CCOO, Ignacio Toxo.

Depuis le matin, les manifestants, par milliers, avaient déferlé sur les avenues du centre de la capitale : enseignants, parents et élèves en vert pour la défense de l'éducation, cortège blanc réunissant les services de santé, une marche noire pour les fonctionnaires, un défilé orange pour les personnes dépendantes et âgées, un autre regroupant le monde de la culture. Pendant ce temps, d'autres descendaient des bus arrivés de toutes les régions du pays, de Catalogne, d'Andalousie, ou du nord de l'Espagne, portant les couleurs des deux grands syndicats, UGT et CCOO, qui organisent cette journée aux côtés de 150 organisations réunies dans un "sommet social".

Contre l'austérité

Les manifestants dénoncent la politique d'austérité menée par le gouvernement de Mariano Rajoy, qui cherche à économiser 102 milliards d'euros d'ici à la fin 2014 afin de réduire le déficit public. Ces mesures draconiennes pourraient ne pas suffire et l'Espagne risque de devoir demander un sauvetage global pour son économie, au prix d'une rigueur encore plus grande.

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Commentaires
a écrit le 17/09/2012 à 12:51 :
Où était tout ces manifestants quand l'Etat espagnol à creusé son déficit? Encore une cigale qui s'étonne de l'arrivé de l'hiver.
a écrit le 17/09/2012 à 12:10 :
C'est bien joli tout ça. Mais tous ces gens, sont-ils prêts à sortir de l'euro ? Non ? Alors qu'ils arrêtent de râler.
Réponse de le 17/09/2012 à 12:34 :
tes un rigolo ils en on marre de ce faire mettre comme nous et l'euro qui devait nous sauver nous plombe alors leurs traité de M et l'euros DE M on en veut plus ta compris ou faut te le redire dans mon prochain commentaire
a écrit le 17/09/2012 à 9:53 :
ça va servir à quoi cette manifestation,à rien,car ils reméttent toujours les mémes au pouvoir, conclusion ils sont masos
a écrit le 17/09/2012 à 9:11 :
Comme partout, les abus d'une poignée d'escrocs pénalise tout un peuple..... qu'ils les attrapent et les jugent !! ca servira pour les escrocs du futur ..
a écrit le 16/09/2012 à 22:09 :
La colère est logique car la situation est simple : on demande à l'Espagne 1) de sauver ses banques 2) Pour pouvoir le faire : imposer des situations drastiques à sa population. Ceci est totalement inacceptable. QUe l'on commence par faire payer les banquiers eux mêmes, que l'on leur demande de rembourser leurs bonus, qui récompensaient des "bénéfices" fictifs (dans leurs banques maintenant en faillite !!), alors seulement la population acceptera des efforts.
a écrit le 16/09/2012 à 20:14 :
En Grèce comme en Espagne c'est la galère. On ne peut pas laisser crever la moitié du peuple. L'austérité, la rigueur, oui, mais à petites doses. Là c'est un remède de cheval qui laisse des millions de gens sur le carreau. "Quand des millions de personnes se rendront compte que l'on ne peut plus vivre comme par le passé, la révolution sera logique et inévitable" d'après l'histoire d'une jeunesse désabusée "les corps indécents". La rue pourrait bien jouer le premier rôle dans cette situation car les gens n'en peuvent plus de se serrer la ceinture. Plus de quoi se chauffer et bientôt plus de quoi se nourrir. C'est ça l'Europe ?
Réponse de le 17/09/2012 à 0:55 :
C'est ce que nos politiques en ont fait. Ils ont renoncé à une Europe des Nations en privilégiant un glissement progressif vers une Europe Fédérale avec multiples abandons de souverainetés et législatifs aux technocrates. Le résultat, on le constate tristement. Au moins, quand un train déraille, il s'arrête. Mais la profession de foi européiste est plus forte que tout, dussent les peuples en crever.
a écrit le 16/09/2012 à 11:32 :
Cela va arriver chez nous si notre gouvernement ne se decide pas a baisser les depenses de l'etat!!
Réponse de le 16/09/2012 à 12:32 :
Surtout s'ils ne suppriment pas toutes les aides sociales qui nous coutent un bras, et les RSA au bout de 2 ans de chômage, l'allocation rentrée scolaire, le remboursement abusif des médicaments non indispensable etc...
Réponse de le 16/09/2012 à 14:46 :
Bizarre ...cela arrive chez eux justement parce qu'ils font tout ce que vous dites ....
a écrit le 15/09/2012 à 22:59 :
8 ans de gouvernance PS (qui continue dans certaines régions) et la droite qui arrive pour faire payer à tout le monde la gabegie de ce pays (politiques pléthoriques, gaspillages, ...). A qui le tour après eux ? La France ?
Réponse de le 16/09/2012 à 0:28 :
La politique immobilière a été initiée et lancée par Aznar qui est de droite. Il a profité de taux d'intérêt trop faible pour s'endetter inconsidérement (vive l'euro) et comme tous les pays du sud, l'Espagne a perdu sa compétitivité à cause d'un euro trop fort pour son économie. La gauche n'aurait peut-être pas fait mieux mais c'est bel et bien la droite qui est à l'origine du désastre actuel.
Réponse de le 16/09/2012 à 12:53 :
On ne perd pas sa compétitivité à cause de la monnaie mais parce que le travail fournit rend un service de moins bonne qualité. Les manipulations monétaires offrent un répit temporaire, voire aggravent la situation, car elles ne permettent pas de corriger le fond du problème, notamment de mettre les fainéants au boulot.
Réponse de le 16/09/2012 à 13:45 :
La monnaie est la cause majeure de perte de compétitivité pour les pays du sud. Une monnaie forte est adaptée à l'Allemagne, à la Finlande ou encore aux Pays-Bas mais fait crever les économies plus faibles. Ce qui offre un répit temporaire et aggrave la situation, ce sont les politiques actuelles, notamment celle de déflation interne qui tuent la Grèce, le Portugal ou l'Espagne. 30 % de baisse moyenne de salaire (Grèce), ça ferait combien de dévaluation si tel avait été le cas pour établir un comparatif ? Je n'ai pas fait le calcul mais en tenant compte de tous les coûts nationaux qui conduisent à l'établissement du prix final, c'est assurément bien supérieur à 50 %. Largement même. L'euro ne convient pas et ne conviendra jamais à des économies aussi différentes et la camisole qu'est l'Union Européenne, la profession de foi, prive les pays de se relancer par la faute du dogmatisme de leurs élus. Mais si la rue commence à bouger fort...
Réponse de le 16/09/2012 à 14:13 :
La fainéantise est la cause majeure de la faiblesse de la compétitivité des pays du sud. Ils peuvent s'agiter tant qu'il veulent, la réalité est intangible.
Réponse de le 16/09/2012 à 17:28 :
La fainéantise, l'argument ultime. Comment se fait-il qu'ils allaient tous bien (mieux) avant l'euro ? Ils sont devenus fainéants d'un coup, comme ça, de façon spontanée ? Les Grecs ou les Espagnols ne sont pas plus fainéants que les Allemands ou les Finlandais. Les économies de ces pays sont différentes et ne peuvent vivre dans une politique monétaire unique. Ce qui convient à l'un ne convient pas à l'autre. Un euro à 1.50 dollars (il est même monté à 1.61 sauf erreur), c'est bien pour l'Allemagne mais c'est mortel pour la Grèce.
Réponse de le 16/09/2012 à 18:44 :
Les espagnols travaillent plus (en h par semaine) que les français ... et que les Allemands !!! Et pendant la bulle immobilière ils travaillaient beaucoup les espagnols ... il faudrait que certains sortent de leurs dogmes ... Clyde a raison.
Réponse de le 16/09/2012 à 22:37 :
Bah c'est tellement plus facile de tomber dans les clichés à relents xénophobes contre les européens du sud : ça évite par exemple de comprendre comment un pays en excédent budgétaire en 2007, comme l'Espagne, est aujourd'hui en dépression : "bon sang mais c'est bien sûr ! Les espagnols sont devenus des fainéants en 2008 !" Grotesque...
Réponse de le 17/09/2012 à 10:18 :
en effet, l'argument sur la fainéantise est nauséabond! On peut parler librement sur la compétitivité d'un pays sans entrer dans de tels clichés... Il n'est pas certain au demeurant que les allemands travaillent plus que les espagnols.
a écrit le 15/09/2012 à 22:41 :
Manif monstre en Espagne et au Portugal . Les mêmes dans notre pays avant fin 2012 .
L'effet domino ça ne vous rappelle rien ? Dehors tous ces incapables !!
Réponse de le 16/09/2012 à 2:53 :
Euh, ...c'est l'effet papillon plutôt.
a écrit le 15/09/2012 à 17:01 :
Ma position doit être un peu expliquée. Durant les années d'après guerre l'Espagne et le Portugal ont été maintenus sous une dictature "d'opérette" et dans une situation économique basse par les grands pays européens au moyen de mécanismes monétaires défavorables. Cela, uniquement pour qu'ils ne développent pas économiquement le continent sous américain constitué de leurs anciennes colonies. Leur architecture économique étant alors des plus rudimentaires, les acteurs peu nombreux et leurs occupations sur une tendance forcément touristique car seule accessible. Lors de la création de "L'Europe" il a été convenu comme pour tous les pays que des sommes importantes seraient versées aux pays contre leur ouverture totale. Mais l'on ne crée pas une architecture économique et un état d'esprit entrepreneurial en quelques années. La spéculation outracière sur l'immobilier a donc eté le moteur proposé. On se souvient des time-share abusifs des débuts. Pour l'Espagne les 14 milliards fournis (par création monétaire) durant 15 ans ont disparu rapidement ou ont été investis à l'étranger, principalement en Angleterre. Bien entendu le pays a été prétentieux croyant la richesse arrivée mais qui ne l'aurait pas été dans ces conditions. Si un doute survenait les grands pays s'employaient en effet à le lever rapidement sans hésiter à faire des morts. A terme, la manne éteinte le pays s'est écroulé, il a pris les dettes de ses banques pour se ménager une petite chance de rebond. Il reste là béant et impuissant. Nous (les 2 grands pays) avons participé au refinancement de la dette d'état avec des taux abusifs. Nous avons ainsi récupéré la "mise" de fonds qui ne nous appartenait pas plus mais qui s'est retrouvée à notre profit. Il s'agit d'un mécanisme d'escroquerie. Toutefois dans ce schéma ce sont nos grandes entreprises qui profitent ainsi que leurs grands cadres mais les populations qui paient. Cela revient à aller tous les jours au restaurant en demandant que ce soit les habitants de la ville qui règlent l'addition. Les mécanisme d'escroquerie peuvent être petits ou très grands voire d'état, ce sont toujours des escroqueries. A mon sens ils doivent être punis.
a écrit le 15/09/2012 à 16:52 :
Quitter l'euro, est-ce une solution ? Le prix de l'essence et de tout ce qui est importé coutera 30 à 50 % plus cher. Les retraites ne seront pas augmentés. Les salariés se mettront en grève pour obtenir comme en 1969 15 % d'augmentation de salaire. Beaucoup d'entreprises fermeront faute de client. Les seuls gagnants seront ceux qui ont des crédits, bien sûr pas le crédit revolving dit crédit du pauvre... Les gouvernants n'ont pas le choix de la gestion. Cette pré crise est salvateur car elle oblige nos gouvernants à travailler et non pas à prendre dans la caisse en organisant de pseudos commissions et en employant les petits copains à 12 000 ? par mois. N'est-ce pas JOSPIN et ATTALI !
Réponse de le 16/09/2012 à 0:22 :
Je suis curieux de connaître comment vous parvenez à une hausse de 30 à 50 % des produits importés ? Hormis réciter un cours de catéchisme européiste, je ne vois pas. J'attends une démonstration, pas des élucubrations. Attention, je tiens des arguments solides donc soyez le au moins autant.
Réponse de le 16/09/2012 à 7:46 :
Comme Clyde, je suis très étonné. Je dispose également d'une belle panoplie de contre-exemples factuels. j'aimerais que vous développiez au lieu d'ânaner des sourates eurobéates.
Réponse de le 16/09/2012 à 13:06 :
Quitter l'euro est une bonne idée s'il s'agit de revaloriser la monnaie. Autrement dit, c'est possible si le pays concerné est bien géré. Mais on sait bien que ceux qui veulent quitter l'euro souhaitent ne pas avoir à assumer les dettes passées dans l'espoir de poursuivre leur mauvaise gestion. Dans ces conditions, la sortie de l'euro provoquera immanquablement de l'inflation, d'abord par les importations pétrolières. Mais surtout, la sortie de l'euro signifie la rupture unilatérale des contrats de dettes publiques libellés en euros : quitter l'euro pour une monnaie dévaluée, c'est tout simplement faire défaut. Le pays mal géré qui s'y risquerait serait exclu des marchés financiers pour plusieurs décennies. Comment ferez-vous alors pour payer les fonctionnaires et les retraités ? Avec une monnaie de singe qui ne vaudra même pas le prix du papier et de l'encre qui serviront à l'imprimer. Quitter l'euro avec une économie mal gérée comme celle de la France, c'est du suicide économique.
Réponse de le 16/09/2012 à 13:39 :
Préalable à toute analyse: si la France quitte l'Euro, l'Euro n'existe plus car il ne s'en relèverait pas. Donc se dire que nos dettes seraient converties en euro ne tient pas la route car cette monnaie n'existerait plus. Les dettes seraient libellées dans la monnaie du créancier, ce qui rend l'analyse totalement différente. Ensuite, j'attends l'analyse sur l'inflation de 30 à 50 %. L'inflation ne se porterait que sur le prix à l'entrée sur le territoire (pas le prix final) et ne concernerait que la première année.
a écrit le 15/09/2012 à 16:00 :
Le même mot d'ordre très bientot en France ""Ils veulent ruiner le pays, il faut l'empêcher", Les manifestants seront en masse dans la rue avant l'été 2013 .....mais un grand mal aura
été fait !!
a écrit le 15/09/2012 à 15:10 :
Rajoi ce n'est pas la joie
a écrit le 15/09/2012 à 15:00 :
Je soutiens cette manifestation. Nous devons préserver "L'Europe des nations" mais surtout les nations d'une manière générale. Parce qu'elle sont belles et qu'elles ont une histoire, un peuple et doivent avoir une économie viable. Celle-ci correspond aux gens qui vivent et habitent sur place et ont légitimement les droit de s'y maintenir. Le maintient des monnaies aurait été préférable pour un temps long. Les économies ayant par ce moyen l'occasion de s'équilibrer. ce qui a été fait est un pillage honteux. L'Espagne a donc bien raison comme je l'ai déjà dit et souhaiter de voir condamner les escrocs. J'espère pour ma part que des jugements auront lieu.
Réponse de le 15/09/2012 à 15:45 :
Bravo. L'Espagne, l'Italie, la France, le Portugal doivent s'unir pour demander à l'Allemagne de quitter la zone Euro. C'est la seule solution viable.
Réponse de le 15/09/2012 à 16:13 :
La France la première
Réponse de le 15/09/2012 à 16:15 :
Je soutiens cette manifestation. Anarchie vaincra.
Réponse de le 15/09/2012 à 16:23 :
Pourquoi vouloir garder l'euro ??? Soit on en sort soit on en fait une monnaie commune mais plus unique ... La fin du suicide économique c'est maintenant !!!
a écrit le 15/09/2012 à 14:52 :
Le peuple a vécu à crédit pendant des années. La movida comme ils disent. Maintenant il va falloir qu'ils se serrent la ceinture. La cigale va apprendre à faire la fourmi.
Réponse de le 15/09/2012 à 15:36 :
Vous parlez des français?
Réponse de le 16/09/2012 à 18:49 :
Et si on parlait de dette environnementale ?? vous savez le concept qui consiste a exploiter les ressources naturelles au maximum en laissant aux générations futures pollution, ressources taries, climat en vrac .... A quoi bon de laisser aux générations futures des finances propres et un environnement détruit ?

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