Effet de la crise, les tensions sur le marché du travail baissent

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Effet de la crise, selon le ministère du Travail, l'indicateur de tension sur le marché du travail, qui rapporte les offres d'emploi collectées par Pôle emploi aux entrées des chômeurs à Pôle emploi, est en baisse de 17% sur un an.

Effet de la crise, selon une récente note de la Dares (service des statistiques du ministère du Travail) au 1er trimestre 2013, l'indicateur de tension sur le marché du travail, qui rapporte les offres d'emploi collectées par Pôle emploi aux entrées à Pôle emploi, est en baisse (-6 % ce trimestre) après s'être maintenu au trimestre précédent.

Tous les secteurs concernés par cette baisse

Sur un an, ce ratio baisse de 17 %. Le niveau de l'indicateur de tension sur le marché du travail est désormais 28 % en deçà de sa moyenne de longue période et inférieur de 3 % à celui atteint lors du creux conjoncturel du 1er trimestre 2009. Les flux d'offres d'emploi collectées par Pôle emploi ont diminué ce trimestre (-7 %), de même que les entrées à Pôle emploi (-1 %). Par grand secteur d'activité, la Dares remarque que l'indicateur de tension s'est fortement rétracté (-11%) dans le BTP en raison de la baisse des flux d'offres d'emploi (-12%). Idem dans les domaines industriels, ou l'indicateur de tension a baissé au premier trimestre de 5%, pour le sixième trimestre consécutif. Phénomène surtout observé dans les secteurs « électricité, électronique », « maintenance », industries de process ». A noter tout de même que certains métiers précis échappent à la morosité. Ainsi, les « ouvriers qualifiés de maintenance » et les « ingénieurs et cadres techniques de l'industrie » connaissent davantage de tension (respectivement en hausse de 5 et 4%). Dans le tertiaire, sans surprise, les tensions s'inscrivent aussi à la baisse : -3% au premier trimestre 2013 et -16% sur un an.


Enfin, sur un an, les effectifs de demandeurs d'emploi inscrits en catégories A, B et C continuent à s'accroître (+10 %) et l'écoulement annuel des demandes d'emploi à se réduire pour tous les grands domaines professionnels. A noter que la part des offres d'emploi durable (sur contrat de plus de 6 mois) augmente légèrement et se situe 1 point au-dessus de sa moyenne de longue période
 

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Commentaires
a écrit le 14/07/2013 à 11:30 :
DE nos jours tout les moyens son bon pour faire de l argent.triste
a écrit le 11/06/2013 à 16:43 :
Les statistiques du chômage à méthode de calcul constante ne vont pas sortir. Pourquoi? En avril, il y avait 39000 entrées à pôle emploi et 12,5% de chômage. Par ailleurs, Sapin a déclaré ne plus vouloir que soient entrés les licenciés économiques bénéficiant d'un plan de reclassement, qui est obligatoire dans la plupart des cas. Les changements de méthode doivent être transparents et les calculs selon l'ancienne méthode continuer à être publiés. Ce sont les normes démocratiques.
Réponse de le 11/06/2013 à 16:52 :
Chiffres de la délinquance ou du chomage... même combat : la propagande!
a écrit le 11/06/2013 à 14:42 :
C'est sûr qu'avec la multiplication des contrats précaires ne donnant aucun droit à l'assurance chômage le nombre d'entrées peut rester relativement stable puisque les chômeurs sont en recherche permanente d'un nouveau contrat précaire.
a écrit le 11/06/2013 à 12:15 :
Titre très mal tourné qui donnerait à penser que le marché du travail va mieux. Malheureusement la baisse des offres (continue) est le reflet de la récession dans laquelle on se trouve. Et la "moindre" valeur des entrées à PE est peut-être le signe du toujours grand nombre de sorties, administratives ou de fin de droits des précédents inscrits.
a écrit le 11/06/2013 à 11:45 :
Ce qui est rassurant c est que la crise est finie .... Sinon 12 % de chômeurs en plus sur un an , pour un gouvernement socialiste dont l ennemi est l employeur , ben c est pas si mal ... Et enfin, si une catastrophe mondiale pouvait vite arriver cela donnerai une nouvelle excuse à babybell premier pour expliquer l entrée de la France dans la récession profonde.

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