Hollande : "l’idée de l’Europe, je ne la laisserai pas se diluer"

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François Hollande tient sa troisième conférence de presse à l'Elysée.
François Hollande tient sa troisième conférence de presse à l'Elysée. (Crédits : Reuters)
La troisième conférence de presse de François Hollande débute ce mardi à 16h30. Voici un condensé des principales déclarations du chef de l’Etat et des réactions qu’elles suscitent, mis à jour en direct.

Troisième grand oral pour François Hollande. Le chef de l'Etat doit s'exprimer pendant une vingtaine de minutes depuis l'Elysée puis il répond aux questions des journalistes. En partie éclipsés par les révélations sur sa vie privée, ses annonces en matière économique n'en sont pas moins très attendues. Suivez en direct le résumé de ses principales déclarations ainsi que les réactions à chaud sur la toile. 

18h21 - L'idée de l'Europe, je ne la laisserai pas se diluer

Les deux grandes échéances électorales de l'année - municipales et européennes - sont évoquées.

A propos des premières, le président de la République en profite pour rebondir sur son intention de réformer les collectivités territoriales en amplifiant leur réorganisation."Les dotations des collectivités devront être modulées selon [leur] intégration", pointe-t-il.

Ensuite, concernant les élections européennes, il dit s'inquiéter de la montée des extrémismes. Il évoque des "égoïsmes" qu'il rencontrerait parfois lors des débats avec ses partenaires européens quand, "à la table du conseil européen, chacun vient pour y chercher ce qu'il peut obtenir." Il promet : "L'idée de l'Europe, je ne la laisserai pas se diluer,se disloquer, se défaire."

18h15 - "Je ne veux pas que les impôts des ménages augmentent"

Comment financer les allègements de charges pour les entreprises? Pas en augmentant les impôts des ménages, affirme l'hôte de l'Elysée. "C'est le troc qu'on m'avait proposé", glisse-t-il. "Pour que ça ne se passe pas, il faut faire des économique", en conclue-t-il. 

18h02  -  "Pourquoi les entreprises paieraient la politique familiale?"

Le président est amené à préciser sa vision concernant le chantier des baisses de charges prévues dans le cadre du pacte de responsabilité. "Pourquoi ce seraient les entreprises qui paieraient la politique familiale?", interroge-t-il. 

Il ne précise pas cependant si le Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) sera ou non supprimé. A partir de 2016, le CICE sera inclus dans allègements de cotisations à partir de 2016, rappelle-t-il. 

Plus largement, sur le pacte de responsabilité, François Hollande indique que la priorité sera donnée aux PME: "nous allons soutenir les grandes entreprises, mais c'est vers les PME que nous allons porter nos efforts."

17h55 - "Social je le suis, réformiste, réaliste, mais surtout patriote"

Sur ses idées politiques, François Hollande enfonce le clou:"Social je le suis, réformiste, réaliste, mais surtout patriote".  A une question sur son positionnement il réplique: "ceux qui n'ont pas encore compris que je suis Social-Démocrate peuvent encore me poser une question".

17h50 -  La sécurité du président en danger?

Le président affirme que sa sécurité personnelle n'est pas en danger en réponse à une question sur les propos tenus par le député UMP Christian Jacob dans l'hémicycle du palais Bourbon un peu plus tôt dans la journée. 

17h44 - "Les moyens consacrés au conjoint doivent être connu, publiés"

Réagissant aux propos du député PS François Rebsamen sur la nécessité de réformer le statut de "première dame", François Hollande accepte cette fois de répondre à une question proche de la polémique du moment: 

"Il n'y a pas de statut du conjoint du chef de l'Etat. Il y a une pratique qui varie selon les périodes et les personnalités. (…) Ce qui pour moi est essentiel c'est la transparence. Les moyens consacrés au conjoint doivent être connu, publiés."

17h30 - "Quand on a 25 ans..."

François Hollande emploie une nouvelle anaphore. Quelques années après le "Moi, président" utilisé lors du débat contre Nicolas Sarkozy, il répète "quand on a 25 ans" au début d'une réponse à une question sur les jeunes qui quittent la France: 

"Quand on a 25 ans on veut être capable de s'installer de travailler, Quand on a 25 ans c'est insupportable d'attendre encore un emploi durable (...) Quand on a 25 ans en plus et qu'on est discriminé (...) alors c'est vrai qu'il y a des risques de révolte. "

17h23 - "Je suis social démocrate"

François Hollande défend ses positions politiques: "c'est parce que nous auront une offre plus compétitive que nous aurons plus d'emploi." 

Peu après, il lance: "suis-je un social démocrate? Oui : c'est le sens du contrat de responsabilité (...) je suis social-démocrate mais pas gagné par le libéralisme". 

Le leader du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon réplique sur Twitter:

17h19 -  "Les affaires privées se traitent en privé"

La parole est aux journalistes. La première question, sans surprise, porte sur la vie privée du président. Elle est posée par le correspondant spécialisé dans la Défense au Figaro, Alain Berluet, qui demande si Valérie Trierweiler est toujours "Première dame" en France.

"Chacun dans sa vie personnelle peut traverser des épreuves, c'est notre cas. J'ai un principe : les affaires privées se traitent en privé", balaye-t-il. Il évoque tout de même un moment "douloureux" et précise qu'il clarifierait la situation avant sa visite aux Etats-Unis le 11 février. 

17h10 - Trois projets pour l'Europe

 "Faire l'Europe, ce n'est pas défaire la France. C'est en renforçant l'Europe que l'on renforcera la France", argue François Hollande. Il formule trois propositions pour se rapprocher notamment de l'Allemagne. Il se prononce pour "une convergence France Allemagne en matière sociale" puis pour la création d'une grande "entreprise franco-allemande pour la transition énergétique", sur le modèle d'Airbus, dont il se dit "très fier des résultats".

Enfin, il évoque une défense européenne."Je souhaite qu'il y ait un couple franco-allemand pour une responsabilité commune pour la paix et la sécurité dans le monde", déclare-t-il. 

17h01 : Un plan pour l'éducation "d'une ampleur inédite"

Au Conseil des ministres du 15 janvier, Vincent Peillon doit présenter un projet de loi visant notamment à rendre les zones prioritaires "plus attractives" pour les enseignants notamment avec des incitations salariales. Ce programme doit être d'une "ampleur inédite", affirme le président. 

Il embraye sur une évocation de l'affaire Dieudonné en réaffirmant son "intransigeance" vis-à-vis de "l'antisémistime et la xénophobie", tout en garantissant la liberté de réunion et d'expression. 

16h55 : 50 000 nouveaux emplois d'avenir en 2014

A propos de la jeunesse, particulièrement confrontée au chômage en France, le chef de l'Etat annonce  50 000 nouveaux emplois d'avenir en 2014. 

16h58 : "Les régions se verront confier de nouvelles responsabilités"

 François Hollande "propose des réformes structurelles", notamment pour les collectivités territoriales. "Les régions se verront confier de nouvelles responsabilités", affirme-t-il. Il ajoute prévoir un "conseil stratégique de la dépense publique" qui se réunira chaque mois

16h50 - Précisions sur le calendrier 

François Hollande précise son calendrier. Avant la fin du mois de janvier, "les assises de la fiscalité seront mises en place par Jean-Marc Ayrault", indique le président. Un rapport est attendu avant fin février puis "un deuxième train de mesures de simplification" doit intervenir en avril avant une "conclusion" lors de la conférence sociale du printemps. 

Déjà des opposants réagissent sur Twitter:

16h46 - "C'est sur l'offre qu'il faut agir"

Le président évoque le "pacte de responsabilité" annoncé lors de ses vœux du 31 décembre. Il sera lancé officiellement le 21 janvier et comporte quatre chantiers. Parmi les mesures prévues réduire les cotisations familiales des entreprises à hauteur de "30 milliards d'euros".

Puis il évoque les prélèvement obligatoires avant de revenir sur le "choc de simplification". Enfin quatrième chantier: la contrepartie des entreprises qui doivent s'engager à embaucher. Un "observatoire de la responsabilité sera mis en place" auxquels les parlementaires seront associés. Le gouvernement engagera sa responsabilité devant l'Assemblée, sur ce pacte, précise le chef de l'exécutif. 

"C'est sur l'offre qu'il faut agir. Ce n'est pas contradictoire avec la demande", a justifié le président un peu plus tôt. 

16h40 - "Nous n'avons pas encore gagné la bataille pour l'emploi" 

Le chef de l'Etat prend la parole avec un peu de retard, comme lors des précédentes éditions. "Nous n'avons pas encore gagné la bataille pour l'emploi", constate-t-il. Il pointe:

"La France impérativement retrouver de la force économique, or elle en a perdu ces dix dernières années", ajoute-t-il.   

16h30 - Ayrault: "la seule préoccupation du président..."

Le gouvernement prend place pour écouter le président de la République. Près de 600 journalistes sont déjà présents à l'Elysée. 

Peu avant la conférence, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a pris la parole à l'Assemblée nationale. "La seule préoccupation du président, c'est l'avenir de la France", a lancé Jean-Marc Ayrault après avoir été interpellé sur la relation supposée de François Hollande avec l'actrice Julie Gayet révélée par le magazine Closer. 

Pour aller plus loin:

>> Voeux présidentiels: Hollande annonce des baisses de charges 

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Commentaires
a écrit le 14/01/2014 à 19:55 :
Visiblement l'Europe n'est pas une certitude dans la pensée européiste, il suffit, pour s'en convaincre, de les entendre parler!
a écrit le 14/01/2014 à 19:33 :
Perso, j'ai voté non au referendum...C'est un véritable échec telle qu'elle est aujourd'hui...J'ai bon espoir, ça viendra.
a écrit le 14/01/2014 à 18:45 :
Tout comme son mentor Sarkozy, il fait toujours le contraire de ce qu'il dit.
Cet homme est un menteur et un instable.
L'Europe c'est fini, dans quelques mois les derniers coups de grâce viendront mettre un terme à cette erreur historique.
a écrit le 14/01/2014 à 18:38 :
Du bla bla et ensuite zzzzzzzz..... Que des mensonges, c'est son habitude
a écrit le 14/01/2014 à 18:31 :
Quand je lis tout ça, je suis content d'être parti!
a écrit le 14/01/2014 à 18:31 :
nous dit qu'il va faire tout l'inverse de ce qu'il a fait jusqu'à présent soit. Il nous indique qu'il va exonérer les entreprises et professionnels des cotisations des prestations familiales mais sans nous indiquer qui va les payer. Il nous dit qu'il va réduire les dépenses de l'état de 15 milliards d'euros en 2014 et de 50 milliards d'ici la fin du quinquennat sans nous dire comment. Les Français ne veulent plus de discours mais des actes M. le Président !
a écrit le 14/01/2014 à 18:29 :
À part les évadés fiscaux qui auront bien profite du système avant de partir, je ne connais aucun ménage dont les prélèvements fiscaux n'ont pas augmenté ces derniers mois.
a écrit le 14/01/2014 à 18:29 :
À part les évadés fiscaux qui auront bien profite du système avant de partir, je ne connais aucun ménage dont les prélèvements fiscaux n'ont pas augmenté ces derniers mois.

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