"La France est ouverte aux investisseurs chinois" (Manuel Valls en Chine)

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Manuel Valls et une délégation de patrons du CAC 40 entament, ce jeudi, une tournée séduction de trois jours en Chine. À la clé : une quinzaine d'accords et de contrats.
Manuel Valls et une délégation de patrons du CAC 40 entament, ce jeudi, une tournée séduction de trois jours en Chine. À la clé : une quinzaine d'accords et de contrats. (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
Le Premier ministre a entamé une visite officielle de trois jours à forte dimension économique en Chine. Objectif: modifier le regard des dirigeants chinois sur la France et courtiser les investisseurs de la deuxième économie mondiale.

"La France est plus que jamais ouverte à la Chine, à ses investisseurs, à ses étudiants et à ses touristes".

C'est en ces termes que Manuel Valls, interviewé par l'agence Chine Nouvelle, a débuté son opération séduction auprès des acteurs économiques chinois : le Premier ministre a atterri, jeudi 29 janvier, à Tianjin, quatrième ville du pays située à une centaine de kilomètres de la capitale, pour une visite officielle de trois jours. Le but: montrer que la France est ouverte aux investisseurs chinois et rapprocher Pékin de la signature d'un accord mondial sur le climat à Paris en fin d'année.

Ce déplacement, programmé à l'occasion de la clôture des célébrations du cinquantième anniversaire des relations diplomatiques franco-chinoises, va donner l'occasion à Manuel Valls de promouvoir la compétitivité des entreprises françaises. Dès son arrivée, il a par ailleurs appelé à davantage de "réciprocité" dans les échanges commerciaux franco-chinois, qui doivent être "rééquilibrés" en faveur de la France. Une délégation de patrons du CAC 40 l'accompagne également : parmi eux, les nouveaux patrons d'EDF, Thales, Areva, et les dirigeants de la SNCF, GDF Suez ou bien Schneider.

  •  Etape 1 : renforcer le partenariat avec Airbus

Pour cette première journée, le Premier ministre et le chef de la diplomatie française Laurent Fabius se sont immédiatement rendus à l'usine d'Airbus ouverte il y a dix ans, à Tianjin. Cette usine d'assemblage d'A320 "illustre parfaitement le dynamisme de notre relation", a lancé Manuel Valls: un quart des avions vendus par Airbus vont en effet vers le marché chinois. La France, qui "accueille tous les investisseurs, Chinois en tête", est "déterminée à renforcer ce partenariat de long terme", a-t-il ajouté.

  •  Etape 2 : remédier au déséquilibre des échanges commerciaux

Manuel Valls a notamment appelé à "remédier au déséquilibre" des échanges commerciaux France-Chine: les exportations de la Chine vers la France sont ainsi 2,5 fois plus élevées que celles de la France vers la Chine. Et les investissements chinois en France sont eux aussi bien inférieurs. Pour réduire l'écart, le Premier ministre a fait valoir "les réformes ambitieuses" et les "orientations très claires" prises par son gouvernement pour renforcer la compétitivité des entreprises françaises. Manuel Valls a toutefois souligné:

"Mais la question du rééquilibrage des échanges - il faut également le dire - dépendra d'une plus grande réciprocité dans nos échanges commerciaux". Cette réciprocité devra reposer "sur la confiance et la connaissance mutuelle de nos atouts".

  • Etape 3 : convaincre Pékin d'être plus écolo

Sa visite en Chine, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, vise aussi à rapprocher Pékin de la signature d'un accord mondial sur le climat à Paris en décembre 2015. Avec le Premier ministre chinois Li Keqiang, Manuel Valls tiendra une conférence de presse commune, un exercice qui reste exceptionnel pour le pouvoir chinois. A cette occasion, une quinzaine d'accords divers doivent être signés, mais Matignon n'a pas laissé entendre qu'il y aurait un contrat commercial majeur.

GDF Suez annonce deux nouveaux contrats en Chine

Par ailleurs, à l'occasion de la visite du Premier ministre dans le pays, GDF Suez a annoncé deux nouveaux contrats en Chine, dont la création d'une coentreprise pour des projets d'énergie décentralisée au Sichuan.

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Commentaires
a écrit le 31/01/2015 à 9:05 :
pourquoi en Chine c'est un espagnol qui représente la France.
a écrit le 30/01/2015 à 15:25 :
ils investissent déjà largement : voir la saisie de contrefaçons (chaussures) du jour !
a écrit le 30/01/2015 à 12:58 :
Oui mais les chinois n'ont pas envie d'investir dans un pays comuniste il savnt trop bien ce que c'est!!!!
a écrit le 30/01/2015 à 10:42 :
Gambader, déambuler pour aller chercher des investisseurs dans un pays éloigné en prenant le luxueux luxuriant avion Sarkozjet,
c'est de facto un aveu d'impuissant absolut 1er ministre à soutenir financièrement l'industrie du Pays qu'il prétend diriger, tout en se pavanant de signes de richesse ;

nous le voyons bien, c'est un déplacement de polichinelles qui in finé nuit gravement à l'Etat de la France,
nous avons a regretter cette incrustation de polichinelles depuis le début des années 2000 à ce jour.

La France mérite un autre 1er Ministre, et il est possible de le trouver chez les natifs français,
pourquoi aller chercher un brailleur incompétent né à Barcelone en Espagne ?
a écrit le 30/01/2015 à 10:35 :
et dire qu'il a l'ambition d'être président de la république tout mais pas lui, que notre pays soit préservé de ce tsunami.
a écrit le 30/01/2015 à 9:58 :
ne vendez pas notre camembert, pour le rouge vous l'avez déjà fait et les tapas vous les vendez.
a écrit le 30/01/2015 à 8:30 :
Pour les investisseurs, et surtout pour les industriels,
Valls n'est pas en situation de convaincre, ses arguties sont in finé des assemblages désordonnés de poncifs souvent stupides,

son incompétence transpire et ruisselle.
a écrit le 29/01/2015 à 15:23 :
LA CHINE RALENTIRAS SA CROISANCE LE JOUR OU ELLE SERAS EN SURPRODUCTION ? ET A LA VITESSE OU N ILS PRODUISENT ? ILS N Y EN PLUS POUR LONGTENT ? DEJA SONT TAUX DE CROISANCE ET A 7% DONC IL SUFIT D ATENDRE SOUVENT LES GEANTS ONT DES PIEDS D ARGILES???
a écrit le 29/01/2015 à 14:50 :
Les emplois industriels,ou à base de main d'oeuvre sont désormais entre les mains des milliards d'individus asiatiques;
il appartient à l'Européen de maîtriser ses emplois non délocalisables,comme l’énergie,l'eau, oceans compris ,terre.Le ministère de l’écologie est en 1ere ligne avec l'agriculture et les métiers rattachés,comme les abattoirs,conserveries.
A nous de faire en sorte d’être aussi créatif ,techniciens,inventeurs.
vaste programme.
Réponse de le 29/01/2015 à 15:12 :
EXAT???
a écrit le 29/01/2015 à 14:18 :
Inadmissible de proférer des âneries pareilles. Valls n'est pas le premier. La commission européenne pousse ds ce sens.
La Chine est une prédatrice. Elle récupère les brevets et le savoir faire avant de delocaliser chaque Entreprise rachetée. La Chine est très officiellement en guerre économique avec la volonté de prendre sa revanche sur l'histoire en partant de façon organisée à la conquête du monde (renseignez vous! ).
Nos gouvernements européens sont ils idiots ou complices (pour défendre qq comptes en banque ds un paradis fiscal) ???
Réponse de le 30/01/2015 à 14:08 :
Les chinois n'ont pas de revanche à prendre, et ne veulent surtout pas devenir les maîtres du monde, même s'ils souhaitent devenir N°1, ce qui n'est pas la même chose. Ils savent en effet trop bien que toute domination n'est qu'éphémère, et contraire aux intérêts à long terme. Ce que nous occidentaux avons oublié, obnubilés par la possession au lieu d'être obnubilés par la quête du bien vivre.
Car les financiers ont réussi à nous faire croire que la possession c'est le bonheur...
a écrit le 29/01/2015 à 13:54 :
Monsieur Walls en visite en chine en temps que futur Président, on appel ça prendre la température, et ces marques ....
a écrit le 29/01/2015 à 13:31 :
Monsieur pro-taxes pourra bien dire ce qu'il veut pour capter l'attention des médias mais lorsqu'on est pas capable de respecter un contrat (cf. autoroutes), un investisseur averti ne se risquera pas à placer son capital en France...
a écrit le 29/01/2015 à 12:14 :
Malheureusement, Mr Valls (ou d'autres) peut essayer "de vanter les atouts du pays" ça ne changera pas grand chose. La France comparée au Royaume-Uni ou l'Allemagne ne fait pas le poids...Elle est beaucoup moins attractive. Pourquoi vouloir investir en France alors que nombres de pays aux alentours sont plus compétitifs ? Il n'y a pas, pas d'investissements étrangers en France mais pour 10 projets étrangers, 4 vont à l'Allemagne, 4 au UK et 2 en France...
Réponse de le 29/01/2015 à 12:26 :
Dans ce cas, monsieur le beau parleur, je vous en prie, allez donc travailler pour moins de sept euros de l'heure et vous pourrez donner des leçons sur l'atractivité de la France.

Les investissements de la Chine, non, je n'en veut pas, je refuse de voir des gouvernements non démocratiques, qui ne valent pas mieux que des terroristes, s'insinuer dans l’hexagone.
Réponse de le 29/01/2015 à 12:55 :
On s'en fou si tu en veux ou pas
Réponse de le 29/01/2015 à 13:35 :
@fishdrake

Commencez par vous débarrasser de votre matériel électronique (automobile, téléviseur, ordinateur, téléphone, etc) avant de nous faire la leçon monsieur le professeur de vertu...
a écrit le 29/01/2015 à 11:50 :
Ouvert c'est bien, se vendre c'est autre chose VF Manuel Valls !
a écrit le 29/01/2015 à 11:32 :
etait en tete de l'Europe il y a qq années se trouve actuellement la LANTERNE de l'Europe : Allemagne, Espagne, Italie, Royaume Unis ont tous crée de l'emploi sauf NOUS ou est l'erreur ????????????????????
Réponse de le 29/01/2015 à 12:27 :
L'erreur c'est vous. Vous l'ouvrez mais si demain on vous dit "vous serez payé quatre ou cinq euros de l'heure", vous refuserez, et descendrez dans la rue pour manifester...
Réponse de le 29/01/2015 à 15:10 :
de l'emploi ? ? Où ça?
Réponse de le 29/01/2015 à 15:33 :
Même avec 5 ou 6 euros à l'heure vous ne trouverez de boulot!arretez vous dire des choses pareilles!

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