Rémunération des dirigeants : pression du pouvoir, concession de Laurence Parisot

L'Elysée et le gouvernement brandissent plus que jamais la menace d'un décret (plutôt que d'une loi) sur la rémunération des patrons. Le Medef affiche sa volonté de ne pas céder à leur ultimatum mais fait ce jeudi une concession sur les obligations pour les entreprises aidées par l'Etat . Une réunion de crise a eu lieu mercredi soir autour du Président de la République.

On pensait que la grande organisation patronale française, le Medef, était rentrée dans le rang sur le sujet de la rémunération des patrons et qu'elle allait répondre à la demande de Nicolas Sarkozy de propositions dans les prochains jours. Une demande qualifiée même ce mercredi d'"ultimatum" par le conseiller et la plume du Président de la République, Henri Guaino qui avait fixé la date butoir : le 31 mars.

Et pourtant, la présidente du Medef, Laurence Parisot, qui intervenait devant les députés de la Commission des lois mercredi, a répété ses mots qui avaient provoqué déjà il y a quelques jours la colère du gouvernement  : selon elle, le Medef n'a "ni le pouvoir ni le désir d'imposer" des règles en matière de rémunération des dirigeants à toutes les entreprises de France. "Nous ne sommes pas un ordre professionnel, nos adhérents doivent garder toute la liberté dans leur management".

Réponse quasi immédiate du secrétaire d'Etat à l'industrie et porte-parole du gouvernement, Luc Chatel : "s'il n'y pas d'avancées significatives" et "à défaut de réponses claires et précises des organisations patronales, le gouvernement légifèrera. On ne va pas attendre six mois".

Le gouvernement avait déjà menacé d'une loi sur le sujet, faute de propositions concrètes des partenaires sociaux. Mais mardi soir, dans son discours à Saint-Quentin, le Chef de l'Etat, tout en fustigant les excès dans les rémunérations des dirigeants en ces temps de crise et de plans sociaux, n'avait pas repris cette idée de légiférer. Ce mercredi, devant les parlementaires UMP, il a toutefois haussé le ton : "si le Medef n'y va pas, on ira par la loi".

Mercredi soir, une réunion a eu lieu à l'Elysée sur le sujet. Selon un parlementaire impliqué, la Présidence de la République voudrait trancher d'ici à mardi et envisagerait la voie réglementaire via un décret ou plusieurs décrets afin de pouvoir avancer rapidement - une loi prendrait beaucoup plus de temps car elle nécessiterait de passer devant le Parlement dont le programme est déjà très chargé - si le patronat ne fait pas de propositions concrètes.

Le ministre chargé de la Relance Patrick Devedjian l'a confirmé ce jeudi matin sur RTL, estimant que si les dirigeants d'entreprises ayant reçu une aide de l'Etat refusaient de limiter leur rémunération, il faudrait "prendre des mesures réglementaires ou législatives".

Ce jeudi, Laurence Parisot modifie à nouveau un peu son discours. Dans une lettre du Medef et de l'Afep adressée aux Ministres de l'Economie et du Travail, citée par l'Agence France Presse (AFP) elle écrit avec Jean-Martin Folz, le président de l'Afep (et ex patron de PSA Peugeot Citroën) : "il est tout à fait compréhensible qu'une entreprise recevant une aide publique spécifique ait en contrepartie des obligations définies dans un cadre bilatéral avec les institutions qui la soutiennent".

Reste à savoir ce qu'on entend par une "aide publique spécifique". Dans son discours de Saint Quentin, Nicolas Sarkozy soulignait que recourir à du chômage partiel équivalait aussi à utiliser des fonds publics puisque l'Etat finance une quote part de ces mesures sociales.

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Commentaires 20
à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Milou, le salaire de M. Sarkosy, c'est peanuts par rapport à ceux de Daniel Bouton, Thierry Morin, Christophe De Margerie...

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Le gouvernement ne peut rester insensible aux salaires faramineux des dirigeants. D'ailleurs 430 salariés de GDF vont se mettre en grève dans peu de temps suite aux stock-options faramineux de leurs dirigeants de plusieurs milions d'euros !

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Il faudra être cohérent, et inclure également TOUTE rémunération excessive, sans oublier celle des footballeurs (en gros 200 personnes à l'échelle du pays).

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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DISSOUDRE LE MEDEF et la CGPME - ces 2 organismes sont ARCHAIQUES - LES GROSSIERS PATRONS VOYOUS sont en train de DISCREDITER LES PETITS PATRONS HONNETES -

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Pour les gds patrons il faut bien augmenter leurs avantages salariaux pour leur donner du pouvoir d'achat, ça fera tourner l'éconnomie! Et la crise sera plus qu'un souvenir dans l'histoire du monde.

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Il faudrait aussi diminuer les salaires des haut fonctionnaires qui profitent à fond de la crise pendant laquelle les prix baissent et vivent tranquillement sans aucun souci de perdre leur emploi.

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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lors de la campagne présidentielle Le Président s'était engagé à "pondre" en 2007 une loi concernant les parachutes dorés !!!!! Concernant le PDG de VALEO Mme LAGARDE avait été informée et avait donné comme consigne oui mais pas de "vagues" journalis...

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Lorsque des millions de personnes sont frappées par le chômage, est-il normal que des patrons se paient démesurément sur leur entreprise, que se développent (ou dérapent) chez eux cet appât du gain et cette avidité ?

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Les places financières et entreprises affirment ne pas pouvoir fonctionner sans latitude dans le système de compensation salariale des hauts salaires. Mais les salariés de base doivent accepter de nombreuses concessions qui baissent leurs rémunératio...

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Il faut assurément prendre des lois significatives sur ces stock-options protégés par le Patronat.

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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une fois de plus on va faire une loi pour amuser la galerie mais qui ne reglera pas le fond du probleme.

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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La rémunération des dirigeants doit être proportionnelle à leur résultats, donc fesons de même pour les politiques : baissons par exemple le salaire de Sarkosy !

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Il n'y a rien de nouveau ?!! Les bonus existent depuis toujours et je n'ai pas souvenirs d'avoir lu des tas de commentaires et beaucoup de blabla. Ca rapporte, ça énerve le peuple mais ça résout quoi ? Il faut remettre les choses dans le contexte, ce...

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Tiens, un président qui s'augmente de 150% sur le dos du contribuable, avant même d'avoir fait ses preuves, pourquoi n'en parle-t-on pas ? C'est aussi malhonnête que sa fonction est inutile.

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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rien ne justifie que les patrons soient payés par des millions d'euros et les employés par des milliers d'euros. Un accord plus réaliste, par rapport au coût de la vie et aux études faites doit être trouvé. Heureusement, notre cher président, outré ...

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Pas de salaires au-dessus de 50000 euros par mois.(50000/25=2000 euros, en un jour le patron gagne autant qu'un salarié en un mois)

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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C'est, en ces lieux, un déchaînement d'aigreur mélange de chasse au Sarko et aux patrons! Le lieu de toutes les aigreurs qui se défoulent. Sarko, comme tous les autres chefs d'état s'efforce de faire de son mieux alors que même les économistes sont p...

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Un chef d'entreprise adhérent au MEDEF n'est lié par aucune obligation , il est libre de faire ce qu'il juge bon de faire dans son entreprise et je ne crois pas que l'état va se mettre le patronat contre lui , ce serait une erreur politique .

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Alors que les banques ont touché des aides de l?Etat, le Crédit agricole se moque de tous: contribuable, autorités étatiques, actionnaires et clients de la banque. Sa filiale Cheuvreux, qui vient d'attribuer 51 millions d'euros à ses salariés alors q...

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Une foi de plus on va se précipiter pour, dans l'urgence et sans la moindre réflexion, interdire tout un tas de trucs et on s'apercevra, dans peu de temps, que ce qui a été décidé est contraire aux intérêts de ceux qu'on prétend défendre. Il n'en res...

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