Le scandale des bonus continue chez Cheuvreux, filiale du Crédit Agricole

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La filiale de courtage du Crédit Agricole a prévu de distribuer 51 millions d'euros de bonus à ses cadres dirigeants, alors qu'elle a mis en place un plan de restructuration dont l'objectif est d'économiser 32 millions.

Pas un jour sans qu'un nouveau scandale autour des bonus ne défraye la chronique. Après la Société Générale ce week -end, puis Valeo en début de semaine, c'est au tour de Cheuvreux, filiale de courtage de Credit Agricole, de faire parler d'elle. Cheuvreux a en effet décidé de licencier près de 10% de ses salariés tout en garantissant des bonus à ses cadres dirigeants.

Cheuvreux s'apprête à distribuer 51 millions d'euros de bonus à ses dirigeants après avoir lancé un plan de restructuration prévoyant de supprimer 75 emplois, écrit ce mercredi Libération. Et ce d'autant plus que le Crédit Agricole fait partie des établissements bancaires qui ont reçu de l'argent public via le plan de soutien à la filière mis en place par le gouvernement. Dans un communiqué paru ce mercredi, Crédit Agricole tente de désamorcer cette nouvelle bombre en indiquant "que les rémunérations variables dont il est question concernent l?année 2008, exercice au cours duquel Cheuvreux a enregistré des résultats satisfaisants malgré une fin d?année plus difficile".

"Ce qui me choque dans l'affaire de cette filiale du Crédit Agricole, c'est que le PDG du Crédit Agricole a renoncé à sa part variable de rémunération parce qu'il y avait une part de l'Etat. Alors, l'exemplarité ça concerne tout le monde, même les filiales", a déclaré le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand sur Europe 1. "Ils n'ont pas intérêt à les toucher ces bonus ! Rémunérer la réussite fait partie des valeurs qu'il faut avoir mais rémunérer l'échec: il n'en est pas question!", a-t-il prévenu. "L'argent public ne sert pas à financer les bonus privés, l'argent du contribuable permet de sauver des établissements bancaires (...) de la faillite pas à rémunérer les bonus de quelques-uns", a-t-il ajouté.

Selon Libération, la direction de Cheuvreux a mis en place un plan de restructuration dont l'objectif est d'économiser 32 millions d'euros en 2009. "Pour cela, elle a décidé de supprimer 75 emplois via des départs volontaires et contraints (...) Dans le même temps, elle va distribuer une enveloppe de 51 millions de bonus à ses cadres, dont l'essentiel est réservé au top management", souligne le quotidien.

"Dans cette situation où les plans sociaux se multiplient (...), c'est une espèce de défi au bon sens et à la morale. Il faut faire cesser ces comportements qui ne sont pas acceptables", a déclaré Alain Juppé sur Canal+. L'ancien Premier ministre a fait le distinguo entre les entreprises aidées par l'Etat et les autres établissements. Dans le premier cas, "il faut interdire ces comportements", dans le second se pose un problème de concurrence internationale, a-t-il fait valoir. "Il faut regarder avec le patronat si l'auto-discipline fonctionne (...) Si cela ne se met pas en place, je ne suis pas hostile à ce qu'on légifère", a-t-il expliqué.

(retrouvez le communiqué de Cheuvreux du 25 mars)

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
on est en pays communiste, ou je me trompe ? La rémunération variable est là pour récompenser la performance individuelle et nous pour collectiviser les erreurs des autres ...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le credit agricole et chevreux sont tous les deux beneficiaires en 2008. Arretons cette chasse aux sorciere. Le gouvernment n'a rien donner aux banques, il y a investi de l'argent. Arretons de confondre.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
SCANDALE : Quelle revalorisation de salaire pour les employés "de base" du groupe CASA ? Rien ou quasi rien et là encore des hyper-privilégies qui en prennent plein les fouilles, Moi je dis 1 mois de grêve, fermont tous les guichets et nous verrons bien qui sera à genoux la prochaine fois...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Français dans les permanences des PARLEMENTAIRES ENDORMIS et REPUS, ils faut demander a ces parlementaires de s'expliquer devant leurs concitoyens - LES CITOYENS DOIVENT SE DEPLACER DANS LES PERMANENCES des parlementaires, Députés et Sénateurs, POUR LEUR RAPPELER LEURS DEVOIRS DE DEFENDRE LES INTERETS DES ELECTEURS et non des patrons des financiers et des banquiers VOYOUS - que les FRANCAIS AILLENT CHEZ LES PARLEMENTAIRES PAR ACARS ENTIERS, la semaine et LE WEEK END s'il le faut ...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
une fois de plus on ne peut accepter une telle situation, il va falloir au niveau mondial agir , c'est dommage le manque d'ethique d'une minorité. mais il ne faut pas oublier d'autres categories comme les sportifs, les artistes
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Syndicats et partis de gauche se trompent de siècle quand ils dénoncent les gains des actionnaires (qui ne gagnent pas toujours et risquent leur économies). Ce sont les salariés bien installés dans leur fromage qui gagnent !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
32 Millions d'économie contre 51 de bonus... Ce qui est également intéressant c'est de ramener les 32 Millions d'économie aux 75 emplois supprimés. Cela fait quand même plus de 400. 000 ? par emploi. Si c'est la moyenne chez Chevreux... beaucoup souhaiteraient en avoir autant !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
L'article est simpliste car il omet de dire les primes de licenciements touchées par les personnes ayant acceptées de partir. Suivant l'ancienneté on est de 2 à 3 ans de salaire. Y a pire!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le 25 septembre 2008 à Toulon, dans son discours- Nicolas SARKOZY : " Au fond, c'est une certaine idée de la mondialisation qui s achève, avec la FIN DU CAPITALISME FINANCIER qui avait imposé sa logique à toute l'économie." "L'économie de marché, c'est un marché régulé, le MARCHE MIS AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT, AU SERVICE DE LA SOCIETE, AU SERVICE DE TOUS. Ce n'est pas la loi de la jungle" « Je n hésite pas à dire que LES MODES DE REMUNERATION DES DIRIGEANTS ET DES OPERATEURS (DES BANQUES) DOIVENT ETRE DESORMAIS ENCADRES. »
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Nombreux aussi ont été les cadres supérieurs et dirigeants des filliales du Crédit Agricole situées dans des paradis fiscaux (CA Suisse, CA Lux, CFM Monaco, etc...) à recevoir d'énormes bonus pour 2008 (plus des bonus différés des années précédentes) et en plus pour la plupart non soumis à l'impôt...Quel double scandale pour une banque aidée par nous, contribuables, qui payont nos impôts
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Nous n?avons pas besoin en France de patrons immoraux uniquement aiguillés par l?appât du gain personnel, n?ayant aucun souci de leurs employés et compatriotes lorsqu?ils les virent, qui en plus appellent l?Etat à l?aide pour percevoir des fonds (financés par le contribuable) alors qu?ils sont récusaient avant la crise l?intervention de l?Etat par idéologie et s?accordent de généreux bonus en même temps. Ces personnes là peuvent aller exercer leurs talents hors de notre pays : ils n?ont rien à y faire.
Julien

a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
L'augmentation de salaire de notre président s'est organisée en deux jours, la mise au placard du préfet qui a lalissé des indépendantistes corses souiller la pelouse de C Clavier s'est faite en moins d'une semaine, la lutte contre la surrétribution des loosers des entreprises et des banques dure sans aucun effet depuis des mois : à qui veut-on faire croire que le président serait impuissant en ce domaine ? Il apparait évident que l'important est de ne rien changer dans les pratiques, et que les déclarations offusquées des uns et des autres ne sont là que pour gagner du temps jusqu'à la reprise. Enfin, c'est juste mon avis.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il me paraît surréaliste que le politiques parlent de morale venant de leur part on croit réver.
IL ME PARAIT INTERESSANT QUE LA TRIBUNE PUBLIE LE NOM DES PERSONNES SIEGEANTS AUX COMITES DE REMUNERATION DES GRANDES ENTREPRISES.
Pour ma part oui a une rémunération varaible basée sur l'investissement, l'emploi, le dividende et les négociations salariales LES SEULS CRITERES QUANTIFIABLES ET ECONOMIQUES.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
BANQUIERS VRAIS BANDITS DE GRAND CHEMIN ET le MEDEF aRCHAIQUES EST COMPLICE - LES GROSSIERS BANQUIERS VOYOUS sont en train de DISCREDITER LES PETITeS ENTREPRISES HONNETES - LES DEGATS VONT S'avérer ENORMES pour LONGTEMPS - C'est vrai qu'il devient URGENT de PUBLIER les NOMS DES ADMINISTRATEURS pour DEMONTRER la CO SANGUINITE des CONSEILS d'ADMINISTRATIONS BANDITS

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