Le grand emprunt fustigé par les organisations écologiques

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Nicolas Sarkozy annoncera ce mardi la date à laquelle il rendra ses arbitrages sur les investissements envisagés dans le cadre du grand emprunt. En ce jour d'ouverture de la Conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique, plusieurs associations écologiques sont montés au créneau contre le texte.

Le rapport de la commission Juppé-Rocard concernant le grand emprunt est "très éloigné des préoccupations climatiques et énergétiques", ont estimé ce lundi plusieurs associations écologistes, dans une lettre ouverte au président Nicolas Sarkozy. Ce dernier doit annoncer mardi, lors d'un déplacement en Alsace, la date à laquelle il rendra ses arbitrages sur cet emprunt, vraisemblablement la semaine prochaine.

Le grand emprunt est également "très loin de son objectif" d'aider à la transition vers un modèle de développement durable, ont estimé ces organisations écologistes, qui ont invité le chef de l'Etat à "rectifier le tir".

La place accordée dans ce rapport au nucléaire et à l'aéronautique est "inacceptable", écrivent-elles. "Ces milliards investis dans l'aéronautique et le nucléaire seraient en réalité bien plus efficaces en équivalent CO2 évités, s'ils étaient placés sur les vraies solutions", telles que l'efficacité énergétique ou les énergies renouvelables.

Les propositions du rapport sont "inapropriées" et "à peine 25% seulement des investissements mobilisés sur les axes et actions proposés apporteraient un minimum de garanties environnementales", affirment ces associations, parmi lesquelles Greenpeace, le WWF, le Réseau action climat, les Amis de la Terre et le Comité de liaison des énergies renouveables (Cler).

Collectif budgétaire

Par ailleurs, on a appris ce lundi auprès du rapporteur général du Budget UMP, Gilles Carrez, que le texte sur le grand emprunt sera présenté en Conseil des ministres le 20 janvier sous la forme d'un collectif budgétaire (projet de loi de finances rectificative).

"On a besoin d'un collectif parce que cela accroît les déficits budgétaires", a expliqué Gilles Carrez.  "Je ne pense pas que l'on s'apesentira sur le type de bonnes ou mauvaises dépenses. On fera la tirade habituelle : pas de dépenses de fonctionnement" concernant l'utilisation des sommes de l'emprunt national, a-t-il ajouté.

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