Eric Woerth réaffirme sa volonté de réduire le déficit à 3% du PIB en 2013

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le ministre du budget, Eric Woerth, a déclaré dimanche que le retour du déficit public sous la barre des 3% du PIB en 2013 est un objectif réaliste qui peut être atteint pour moitié grâce à la reprise et pour moitié par la réduction de la dépense. La France souhaite avant tout rassurer sur sa capacité à réduire ses déficits, afin de ne pas subir le discrédit qu'ont dû essuyer la Grèce, l'Islande et le Portugal.

Mis sous pression par les marchés financiers, par les agences de notation ainsi que par les banques centrales, les Etats européens sont sommés, après avoir dépensés sans compter dans des plans de relance au coeur de la crise, de ramener au plus vite leur déficit public sous la barre des 3% du PIB. Enjeu pour la France : la perte de sa note "AAA" et des taux de remboursement de la dette qui augmentent, entamant encore plus la capacité de l'Etat à honorer ses échéances.

C'est dans cette logique que le ministre du budget, Eric Woerth, a affirmé dimanche que le retour du déficit public sous la barre des 3% du PIB en 2013 est un objectif réaliste. Il a en outre précisé que cet objectif serait atteint pour moitié grâce à la reprise et pour moitié par la réduction de la dépense. "C'est aujourd'hui possible sans taxe nouvelle", a-t-il dit en évoquant les quelque 100 milliards d'euros à trouver. Le retour de la croissance économique (le gouvernement prévoit une hausse du PIB de 1,4% pour 2010) et ses conséquences, comme l'augmentation des recettes fiscales et la suppression du plan de relance, est le premier volet du plan. "Tout ça ça fait à peu près la moitié du chemin, un peu plus que la moitié du chemin, un peu plus de 50 milliards. Il en manque 50. Ces 50 milliards, ils doivent être trouvés sur la dépense", a-t-il expliqué en rappelant que le PIB français s'élevait à "un peu plus de 1.000 milliards d'euros". "Cinquante milliards d'euros de dépenses, c'est à la fois possible (...), mais ça nécessite un effort considérable."

Le ministre a ainsi donné des pistes avant la conférence sur les déficits qui s'ouvre jeudi et qui sera l'occasion de définir les moyens précis qui permettront à la France de passer d'un déficit public prévu à 8,2% en 2010 au seuil maximal prévu par l'Union européenne.

Eric Woerth a ajouté qu'il était favorable à l'inscription dans la législation d'une règle qui oblige le gouvernement à un objectif de déficit, comme l'a fait l'Allemagne, qui l'a inscrit dans sa constitution, à 0,35% du PIB maximum. Il a admis avoir changé d'avis parce qu'il craignait initialement que l'on mette "une énergie dingue pour qu'on fasse voter une loi (...) et qu'on mette aussi une énergie dingue pour ne pas la respecter" alors que les Allemands appliquent selon lui mieux que les Français les règles qu'ils s'imposent. "Je pense que cette règle a un avantage", a-t-il dit en soulignant que cela permettrait de partager les responsabilités entre l'Etat et les collectivités locales.

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Commentaires
a écrit le 12/04/2010 à 7:59 :
EIFFEL :
-Attention Eric ! As-tu pensé que si les taux d'intérêt remontent, les 3% du PIB ne permettront même pas de payer les intérêts de la dette ?
Eric WOERTH
- Non !
EIFFEL
Alors, il faut que tu précises Eric, "si les taux d'intérêt ne remontent pas trop", car sinon, tu fais un mensonge par omission
Eric WOERTH
- Vous avez raison, je vais rectifier
a écrit le 25/01/2010 à 16:45 :
pour en venir a cette utopie d'excedent budgetaire , il faut des rentrées fiscales , hors les entreprises s'en vont en chine , en tunisie et ailleurs ou le cout est toujours plus bas et avec nos euro on a l'air malin , sans reprise industrielle digne de ce nom il y aura toujours ce chomage de masse , quand aux recettes il faudra bien en creer , ah oui c'est vrai depuis 2007 on a vu les taxes et retaxes et taxes , la taxe carbone qui devait etre indolore et que l'etat ne se ferait de l'argent avec ? humm ? , ben 2 milliards en moins dans les caisses si la taxe n'est pas retoquée et en prime les entreprises polluantes commencent a faire leurs bagages vers moins d'ecologies , nous on gardera donc les chomeurs , celà n'est evidement pas vu des politiques et de leurs utopies qui finissent dans nos impots et taxes de ceci et taxes de celà , demain la taxe sur l'air respirée ? , pourquoi pas en france on a pas de petrole mais des taxes
a écrit le 25/01/2010 à 15:51 :
Allons Sarkozy a creusé la dette comme il l'avait expérimenté dans le gouvernement Balladur en 93/94 pour laisser à la gauche de Jospin le soin de rentrer dans le cadre des 3% de Maastricht; en 2013, ce sera à la gauche, de nouveau, de "serrer les boulons" et de prendre les décisions désagréables.
Entretemps, les petits copains auront capitalisés leurs bonus obscènes, leurs retraites chapeau, allégés par le bouclier fiscal!
a écrit le 25/01/2010 à 11:59 :
Pas de déficit du tout, tel devrait etre l'objectif minimum immediat. Un surplus serait meme nécessaire pour boucher le deficit cumulé. Assez de discours eculés... plus personne ne vous croit, un plan d'action et une méthode c'est ce qu'attend le citoyen moyen.
a écrit le 25/01/2010 à 9:49 :
M WOERTH est bien gentil mais que l'on commence donc a faire des economies dans tous les ministeres , plethore de personnel combien de nouveaux fonctionnaires embauches depuis l'arrivee de sarko plethore de vehicules et de chauffeurs et pas des peteites voitures!!! merci la pollution!!!! faites comme je dis pas comme je fais......quand au deficit a 3% il peut raconter ce qu'il veut 2013 il sera plus là! entre temps il y a des elections mais ceci lui a peut etre chappe? alle plus menteur tu meurs ou alors c'est de l'inconscience choisissez a votre convenance
a écrit le 25/01/2010 à 7:53 :
Nos "élites" politiques semblent croire, ou veulent nous faire croire, que l'idéal est un déficit limité à 3% du PIB alors qu'il ne s'agit que du taux maximal autorisé en Europe par le traité de Maasstricht.
Je crois donc utile de leur rappeler que l'idéal est un budget à l'équilibre, voire en excédent. D'autres pays, et pas seulement l'Allemagne, savent le faire et l'ont même inscrit dans leur constitution.
Quant à réduire les dépenses publiques de 50 milliards en 3 ans, c'est de la fumisterie ou de la promesse électorale. Mais, finalement, n'est-ce pas la même chose?

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