Retraites : Wauquiez exclut une réforme "à la hussarde"

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Alors que se tient ce lundi le sommet social de l'Elysée, Laurent Wauquiez a ouvert la porte à une association des partis politiques à la réforme des retraites, en évoquant une "concertation la plus large possible", et en demandant "moins de démagogie" à la gauche. Xavier Bertrand, de son côté, a exclu d'augmenter les cotisations patronales.

Alors que se tient ce lundi le sommet social de l'Elysée, consacré notamment à la réforme des retraites, le "but" est une "concertation la plus large possible", a insisté ce lundi matin Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'Emploi, sur la réforme des retraites. "Il faut aussi que les partis politiques fassent un peu de travail".

"Je ne parle même pas du mal-être actuel des socialistes par rapport aux propositions de Besancenot qui fait de la surenchère", a-t-il ajouté en référence à l'appel à l'union des leaders de gauche lancé dimanche par le leader du NPA pour défendre la retraite à 60 ans. "Donc sur ce sujet, un peu de courage politique, moins de démagogie", a demandé le secrétaire d'Etat. Plus généralement, il a assuré que le gouvernement ne passerait "pas à la hussarde" sur cette réforme.

De son côté, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a déclaré que le parti présidentiel serait "au rendez-vous du courage" sur le dossier des retraites, répétant qu'il faudra "travailler plus longtemps". "Nous, nous réformons, élection ou pas (...) Il y a un levier qu'il ne faut pas toucher: le montant des retraites. Par contre je suis persuadé qu'il faudra travailler plus longtemps. C'est une évidence dans tous les pays européens. Pourquoi cela ne serait pas le cas en France? Le Mouvement populaire fera des propositions sur la pénibilité", a-t-il ajouté.

L'ex-ministre du Travail a exclu d'augmenter les cotisations patronales car "vous faites du tort à l'emploi". Taxer les stock-options? "Nous l'avons fait. Mais on ne peut pas utiliser les niches fiscales et sociales à chaque fois". Sur le dossier des retraites, "il faut tout mettre sur la table", a insisté Xavier Bertrand, rappelant que le chef de l'Etat allait établir un "calendrier", une "méthode" avec les syndicats et le patronat.

Par ailleurs, sur un autre sujet qui doit être à l'ordre du jour de ce sommet social de l'Elysée, Xavier Bertrand annonce que son parti est favorable à un prolongement des droits des chômeurs en fin de droits sous certaines conditions. "Ce que je propose pour l'UMP, c'est notamment que, pour ceux-là, on puisse prolonger les droits en contrepartie d'une formation spécifique pour retrouver un emploi, ou alors d'un contrat aidé d'une durée précise pour retrouver un emploi. Ce qui est très important, c'est qu'il y ait des droits et des devoirs à chaque fois". Selon des projections de Pôle emploi, un million de chômeurs pourraient être en fin de droits en 2010, dont 400.000 sans ressources. Ils étaient déjà plus de 800.000 à arriver en fin de droits en 2009.

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a écrit le 15/02/2010 à 19:37 :
Je demande un audit de la Cour des Comptes sur le systeme de gestion des risques de mortalité de reduite et de reductoin de cotisations lié a un crise systemique conduit par la gestion paritaire du systeme de retraite. Ce audit devrait demontrer que la gestoindes risques de l'ensemble du systeme etait inexistant ou rudimentaire alors que des instruments de couverture des risques a faible cout existait. La responsabilité de l' Etat etant engageé ainsi dans cette debacle à la Lehmann Brothers, le vrai débat sera de savoir quelles economies drastiques l'Etat envisage t il sur les 50 prochaines annees pour honorer ses engagements de couverture des assures aprs leur avoir prélevés par loi leur cotisations.
a écrit le 15/02/2010 à 14:25 :
Dans toute discution honnête on commence par faire un tour cmplet du sujet donc:
un bilan des 34 caisses et leur utilité????
une mise sur la table du calcul des retraites, pour les fonctionnaires les primes et autres ne sont pas pris en compte, pas de régime complémentaire et je ne suis pas fonctionnaire mais il faut être honnête dans une négociation.
Combien coûte au régime privé l'incorporation arbitraire de l'état des régimes des mines( plus aucun actifs, de la RATP, de l'EDF et bientôt de la SNCF
Pourquoi l'Etat ne côtise sur une caisse et préfère payer les fonctionnaires sur le budget.
Le pb des retraites trouver autour de la table les plus grands menteurs de la République tout d'abord l'Etat et ses politiciens, puis les partenaires sociaux et derrière la ribambelle d'experts de rien.
Alors pourquoi ne pas en faire un débat national, bien plus intéressant que l'histoire POLITIQUE de l'identité nationale.
a écrit le 15/02/2010 à 11:01 :
Ce dont on ne parle pas ou si peu qu'on ne "l'entend pas", c'est l'ajustement et la mise à plat de TOUS les régimes. Je crois, si je ne me trompe pas qu'il y a 34 régimes différents. C'est l'erreur des négociations de 1945; Essayons de corriger une bonne fois pour toutes.Bien sûr, cela ne fera pas plaisir à tout le monde, mais il n'y a pas de raison que certains régimes fassent le calcul sur les 25 dernières années (ds le privé) et sur 6 mois (dans certains régimes particuliers). Une personne qui travaille X années devrait avoir les mêmes droits que l'autre.D'ailleurs tous ces régimes particuliers plombent les régimes du privé !!!!
a écrit le 15/02/2010 à 9:19 :
la durée de cotisations doit être la même pour tous... Certains salariés ou hauts dirigeants commencent à travailler très tard en ayant une retraite pleine à 65 ans quel que soit leur durée de cotisations. Ils ont un travail plus intéressant, un salaire plus confortable et sont moins fatigués que.ceux qui ont commencé tôt. On ne peut pas demander aux uns de faire plus de 40 ans et aux autres de faire à peine 35 ans.
a écrit le 15/02/2010 à 8:53 :
Dès que la gauche dénonce la politique désastreuse du gouvernement, ils parlent de démagogie. Ils rejettent toute critique, comme si tout ce qu'ils font est ce qu'il y à de mieux. Ils sont pitoyables.
a écrit le 15/02/2010 à 7:39 :
Une position raisonnable.
La raison s'imposera-t-elle à tous ?

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