EXCLUSIF Les jeunes patrons retrouvent un peu d'optimisme

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Le baromètre CJD-« La Tribune »-BFM Radio montre que les jeunes dirigeants parlent d'une situation "encourageante". Mais ils se montrent plutôt frileux à l'international.

A l'heure où beaucoup s'interrogent sur la reprise, le centre des jeunes dirigeants (CJD) note une « situation encourageante » quant à la situation économique de ses adhérents. Le baromètre CJD-« La Tribune »-BFM Radio du mois de mars montre en effet que si, en période de crise, l'emploi n'a pas été globalement une variable d'ajustement pour les jeunes chefs d'entreprise (27 % d'entre eux ont licencié, 40,5 % ont une situation de l'emploi stable et les autres ont embauché), ceux-ci ont en revanche sensiblement diminué leurs investissements. Ils ont également revu leur stratégie (65,9 %), en modifiant notamment leur mode de gouvernance. « Les dirigeants ont tout intérêt à piloter leur entreprise sous une forme horizontale et non verticale. On sait aussi qu'une entreprise qui a un bon dialogue social sera plus performante », explique Gontran Lejeune, président du CJD.

internationalisation

Les résultats du baromètre confirment par ailleurs que le niveau d'internationalisation des entreprises est faible et que celles-ci ont « une vision restreinte des opportunités internationales, souvent réduites au simple export ». C'est pourquoi, le CJD organise, ce vendredi à Marseille, un colloque sur l'internationalisation des PME, centré pour l'occasion sur les opportunités de la zone euro-méditerrannéene. « Cet axe est une réelle opportunité et présente de nombreux avantages, comme une culture économique semblable à la nôtre, un même fuseau horaire et des interlocuteurs francophones », poursuit Gontran Lejeune, qui juge nécessaire de « renforcer la pédagogie et l'accompagnement des PME dans leur démarche à l'international » et souligne l'intérêt de l'opération « Vis ma vie » organisée au Maroc, en Tunisie et au Bénin.

Enfin, les jeunes dirigeants estiment que l'idée du ministre du Travail de publier la liste des entreprises mauvaises élèves sur la prévention du stress n'est pas bonne (46,7 %), mais plébiscitent son initiative de rouvrir le chantier pour « simplifier » le droit du travail, la jugeant, à 86,9 %, « utile et nécessaire ».

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