En France, l'industrie poursuit sa croissance, les services fléchissent

En France, l'indice PMI composite de la société Markit - qui porte sur les deux secteurs de l'industrie et des services - marque un fléchissement global en mars, tempéré par une croissance qui se maintient dans l'industrie.
(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)

La croissance a continué sa croissance dans l'industrie manufacturière française en mars mais elle a ralenti dans les services, selon l'enquête PMI (réalisée auprès des directeurs d'achat) publiée ce mercredi par Markit Economics*.

L'indice composite - qui intègre les deux secteurs - a fléchi à 55,2 en première version , son plus bas niveau depuis six mois, contre 55,6 (définitif) en février. Le niveau de 50 marque la frontière entre contraction et expansion de l'activité.

L'indice des services fléchit nettement et revient à 53,0 contre 54,6. C'est son plus bas niveau depuis septembre et sa quatrième baisse consécutive depuis son pic de 60,9 atteint en novembre.

A l'inverse, l'indice PMI manufacturier remonte à 56,3 en première estimation, contre 54,9 en février, soit son meilleur niveau depuis novembre 2006, reflétant une hausse de la production et des carnets de commandes, comme l'a attesté mardi l'enquête de l'Insee dans l'industrie.  Cette hausse sensible des entrées de commandes est notable pour les exportations - en particulier pour l'Asie - qui connaissent leur rythme de croissance le plus élevé depuis décembre 2006.

L'emploi, éternel point noir

L'emploi n'en a pas moins baissé pour le 22e mois d'affilée dans les deux secteurs, et à un rythme accru, sous l'effet de réductions de coûts. "Les fondations de la reprise resteront fragiles tant que le marché du travail restera déprimé, ce qui pèse sur la consommation des ménages", explique Jack Kennedy, économiste chez Markit.

L'enquête de mars, ajoute-t-il, conforte les anticipations d'un ralentissement de la croissance au premier trimestre après la hausse de 0,6% duPIB (produit intérieur brut) sur les trois derniers mois de 2009, qui constituait la meilleure performance de la zone euro.

Prix payés en hausse, mais prix facturés en baisse

Du côté des prix, l'enquête signale une nouvelle accélération des prix à l'achat dans le secteur privé, attribué au renchérissement de certaines matières premières parfois lié à des difficultés d'approvisionnement. Malgré l'inflation des prix payés, les prix facturés ont continué de baisser pour le 17e mois consécutif, les pressions concurrentielles continuant de réduire le pouvoir de tarification des entreprises.

* L'enquête mensuelle de Markit et de la Compagnie des dirigeants et acheteurs de France (Cdaf) est effectuée auprès de quelque 750 entreprises de l'industrie et des services. Les premières estimations sont calculées à partir de 85% des réponses.

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Commentaire 1
à écrit le 08/04/2010 à 7:00
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latribune, bonjour, pouvez-vous me dire pour quelles raisons ma notice, du 7/04/2010, sur ce sujet n'apparaît pas ? qu'est-ce qui vous déplaît ? que je suis surprise que vous n'utilisiez pas les travaux de l'INSEE ! En quoi peut-on faire plus confian...

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